🥙🥘 À paraître le 31 octobre « Passer à table • Ce que l’acte de manger dit de nous » de Émilie Laystary ! 🍤🍝 @laystary
🔎 Quotidien et universel, l’acte de manger est autant un besoin physiologique qu’un geste culturel. « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es » : en 1825, la mythique phrase du gastrosophe Jean Anthelme Brillat-Savarin croque l’importance des habitudes alimentaires dans nos manières d’être. Que reste-t-il de ces liens entre ce que nous ingérons et ce que nous sommes ? Alors que les discours sur l’alimentation sont dominés par une culture légitime, donneuse de leçons et garante du bon goût, ce livre propose un autre menu. Décentrer, décoloniser et dégenrer la nourriture : l’heure est venue de secouer la nappe et faire de l’assiette une loupe idéale pour saisir nos identités plurielles.
🧡 Conférence / Dédicace · Émilie @laystary
🍴 Et si nos assiettes racontaient beaucoup plus de choses que ce que l’on imagine ?
Ce que l’on mange parle de classe sociale, de genre, d’héritage, de culture, de souvenirs, de domination parfois aussi.
Journaliste et autrice de Passer à table, Émilie Laystary viendra secouer un peu nos certitudes autour d’une question simple : qu’est-ce que manger dit de nous ?
Une rencontre passionnante, intime, politique et furieusement actuelle.
Parce qu’à Émulsion, on vient aussi pour penser ce qu’il y a dans nos assiettes.
Merci à @lesorageuses.bi de faire évoluer avec nous cette tente conférences, qui prend encore plus d’ampleur cette année autour de rencontres et d’échanges passionnants ✨
Samedi 23 mai : 14h00 à 15h00
Tente conférences
Entrée libre
Carte postale de Tokyo — la non-critique gastronomique :
Au sous-sol de la mairie de quartier de Shinjuku, dans le bâtiment principal (celui où les résident·es se rendent pour leurs démarches administratives), se trouve une cafétéria. Il s’agit de la cantine du personnel, mais elle a aussi la particularité d’être ouverte au public. On y mange (entre autres) un très bon katsu curry, servi avec générosité et pour la modique somme de 700 yens.
Pour s’y rendre, il faut emprunter un ascenseur jusqu’au -1 et remonter un couloir distribuant quelques bureaux, desquels s’échappent des silhouettes en chemises blanches et des tailleurs. Après s’être acquitté d’un petit ticket à la machine automatique de l’entrée, on prend son plateau et on va faire la queue au comptoir derrière lequel s’activent les fameuses « dames de la cantine ». Si j’en crois les blogs et les commentaires en ligne, c’est un bon plan que certains locaux se refilent, avec le plaisir de déjeuner hors radars et dans un environnement calme, en plein cœur d’un quartier animé.
Moi j’ai trouvé ça drôlement amusant parce que : 1) j’éprouve une sorte d’affection mélancolique pour ces lieux du manger banal (les selfs de restauration collective comme les hypermarchés du périurbain) et 2) j’adore pouvoir m’immiscer dans des environnements qui ne me sont pas ouverts d’ordinaire. Mais tout le monde ne vit pas les choses de cette manière : j’ai emmené avec moi une personne qui n’a pas trop aimé se sentir « comme un cheveu sur la soupe », au milieu d’employé·es sur leur pause dej et leurs téléphones. Pardon, @bessetof .
Vietnam, avril 2026. Les couleurs vibrantes, la lumière tranchante, la vie qui palpite à chaque coin de rue — surtout à Sài Gòn, qui ne dort jamais. Des tablées sous les ventilateurs de ma Bà Nội au ballet des deux-roues fondus dans une circulation qui ne connaît pas le repos, tout y est toujours débordant. J’inspire en arrivant, je n’expire qu’en partant, et au milieu, une longue seconde sans silence qui me remplit le cœur, le ventre et la rétine.
« Dans un contexte de bataille culturelle, les questions alimentaires, autrefois surtout investies à gauche, sont désormais un territoire revendiqué par la droite et l’extrême droite. Dans la lignée d’un certain localisme xénophobe, le Rassemblement national n’hésite plus à défendre “les circuits courts” et verdir son image en reprenant à son compte un argumentaire écolo à des fins souverainistes. “Le consommateur est devenu un hamster qui court dans la roue des multinationales, un manège qui ne s’arrête jamais plus […] La planète est devenue un grand hypermarché où tout est à vendre et tout à acheter”, affirmait également Marine Le Pen, lors d’un meeting à Mormant (Seine-et-Marne) en 2019.
Parce qu’il symbolise le bon sens paysan et l’enracinement, le locavorisme est une thématique a priori inoffensive, facile à détourner dans un agenda xénophobe. »
✍️ Une #Analyse d'Émilie Laystary (@laystary ) au sommaire de l'édition du lundi 27 avril du quotidien d'idées AOC.
Pour lire l’article dans son intégralité, vous pouvez cliquer sur le lien en bio.
ACTE 9 : RENCONTRE AUTOUR DU LIVRE « PASSER À TABLE » - MER. 20 MAI
avec l’autrice Émilie Laystary et l’association Au Maquis // festival confit !
Avec « Passer à table », Émilie Laystary propose une réflexion sensible et engagée sur nos habitudes alimentaires, nos identités, nos cultures et nos communautés. Venez participer à une discussion ouverte et engagée, animée par l’association Au Maquis, en écho à leurs actions citoyennes autour de l’alimentation.
📅 mer. 20 mai 17h > 18h
📍 La Garance – Scène Nationale de Cavaillon
gratuit sur inscription :
📞04 90 78 64 64
🎟️ lagarance.com
@laystary@au.maquis
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Fleuriste et co-fondatrice de Ziggy à Marseille, Capucine Lebeau défend avec son associée Harmony Touguet une vision locale et de saison des fleurs, loin des serres néerlandaises et des roses kenyanes. « Pourquoi faire venir de loin des fleurs alors qu’on en a de si belles autour de nous ? » Dans le premier bassin de production de France, elle milite pour qu’on apprenne à attendre une fleur, en profiter, puis lui dire au revoir. Un entretien à lire 👉 hum-media.com
Photos : @francoisollivier & portrait de @lucas.cerri
Mots : @laystary
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#ziggyfleurs #fleurlocale #saisonnalite #fleuriste @ziggyfleurs
ACTE 6 : ARPENTAGE DU LIVRE « PASSER À TABLE » - MER. 20 MAI 📖
de Émilie Laystary avec Elodie Mollé // festival confit !
Et si lire devenait une expérience collective ?
Découvrez l’arpentage, une méthode de lecture partagée issue de l’éducation populaire : en trois heures, nous nous répartissons un livre, le lisons, puis échangeons pour en saisir ensemble toute la richesse.
📅 mer. 20 mai 14h > 17h
📍 La Garance – Scène Nationale de Cavaillon
🎟️gratuit sur inscription : lagarance.com
@laystary@elodie_molle
#festivalconfit2026 #lagarance #scenenationale #spectaclevivant #saison2526 #cavaillon #cuisine #festivalconfit #lecture #arpentage
Après avoir été sold out ces derniers temps, « Passer à table » vient d’être réimprimé en 10 000 exemplaires ! Quelle émotion.
Merci à vous d’avoir réservé un si bel accueil à cet essai depuis 5 mois. Aller à votre rencontre aux quatre coins de la France, écouter vos témoignages, recevoir vos mots doux et petits cadeaux, tout ça m’a emplie de joie et de force pour la suite. Je repars avec cette certitude plus que jamais ancrée : manger est un acte sensible et politique qui jalonne intensément nos vies de récits.
Merci à Johan Badour et toute l’équipe de Divergences pour l’accompagnement dans cette folle (et plus que jamais nécessaire) aventure d’aboutir à un livre, merci aux librairies indépendantes pour leur soutien.
📸 la dernière est une belle surprise en cette période de bolloréisation galopante du monde des médias et de l’édition.