Faire le bon choix. â IM Cascais 2025.
Lâambiance est dĂ©tendue Ă quelques minutes du dĂ©part de mon 2e Ironman.
Les pieds dans le sable, le regard vers ma famille, le sourire de mon frÚre venu par surprise⊠la journée ne pouvait pas mieux commencer.
Confiant, lucide, prĂȘt.
La natation se dĂ©roule parfaitement : sans forcer, je sors de lâeau en 1h05, serein.
Le plan à vélo est clair : 240 watts, rester patient, accepter de me faire doubler.
Tout est sous contrÎle, je prends un vrai plaisir. Le corps répond bien comme prévu.
KM 120.
Dans une descente Ă plus de 45 km/h, sans le voir venir, je me mets Ă vomir.
Je me rassure comme je peux, jâessaie de remanger, de garder le plan⊠mais petit Ă petit, lâenfer sâinstalle.
Les watts sâeffondrent, le cĆur ne monte plus. Impossible dâavaler quoi que ce soit.
Je le sais, Ă ce moment-lĂ , câest dĂ©jĂ trop tard.
KM 150.
Ma vision devient floue et je titube jusquâĂ un camion de pompiers pour demander du sucre, du sel, nâimporte quoi. En vain.
Je mâaccroche jusquâĂ T2, vidĂ©, tremblant, les larmes aux yeux. Gin, Papa, Maman et Eliot sont lĂ et câest difficile de les regarder Ă ce moment-lĂ . Mais câest aussi grĂące Ă eux que je repars quand mĂȘme pour ce marathon, en me disant que ce nâest quâun orage.
KM 5.
MĂȘme chanson. Lâabandon nâa jamais Ă©tĂ© une option. Mais cette fois-ci, câest mon corps â ou peut-ĂȘtre ma tĂȘte â qui dit stop.
Assis sur un trottoir, une orange Ă la main, un coca dans lâautre, les larmes coulent. Triste, Ă©videmment. Mais aussi soulagĂ©.
Quelques kilomĂštres plus loin, je retrouve tout le monde. La dĂ©cision est dĂ©jĂ prise : aujourdâhui, câest ma santĂ© que je mettrai en avant.
Des mois de prĂ©paration, un rĂȘve en tĂȘte, mais non. Aujourdâhui, la victoire Ă©tait ailleurs : savoir sâĂ©couter. Ma santĂ© passera toujours avant tout.
Merci Ă Gin dâavoir Ă©tĂ© lĂ de A Ă Z, Ă ma famille, Ă Martin mon coach, Ă mes amis et mes partenaires fidĂšles.
Et merci Ă vous : vos messages mâont profondĂ©ment touchĂ©. đ«¶
Jâai beaucoup appris ce jour-lĂ et câest toujours difficile Ă accepter aujourdâhui pour moi, mais je suis sĂ»r dâune chose : je retournerai sur Ironman en 2026.
Je tombe, je me relĂšve et lâhistoire sera belle.
6 months ago