Coups de dés,
Résidence artistique BIP, Liège, 2024.
@bipliege
Partie 1 de 3
« Conçu pour l’ancienne bibliothèque de Chiroux à Liège, en Belgique, “Coup de dés” présente le travail développé lors de ma dernière résidence avec le BIP (Biennale de l’Image Possible). Ce projet est ancré dans une intervention in situ, utilisant une approche visuelle et multidisciplinaire pour explorer les caractéristiques uniques, l’histoire et l’avenir incertain du bâtiment. Cette étude a ensuite conduit à une réflexion plus large sur le concept d’espace et de paysage, et sur la manière dont ceux-ci sont organisés dans notre société occidentale. Elle met un accent considérable sur les images et les codes qui représentent l’ordre, et qui sont désormais en état de ruine. Les spécificités du bâtiment et du paysage environnant déclenchent une intervention centrée sur l’interaction entre les surfaces et les images. J’ai conçu mon séjour comme une confrontation quotidienne avec l’espace, ses modèles de représentation et ses possibilités de renouvellement. Les chiffres, lettres et processus qui dictaient autrefois l’organisation de cet espace, et de nombreux autres, ont cédé la place à un cadre nouveau. Maintenant, en tant qu’images de l’ordre en déclin, ils se sont échappés de leur propre grille d’origine, s’émancipant et reprenant une vitalité détachée de leur fonction.
Dans l’installation, des photographies, des éléments graphiques et divers supports interagissent à travers de multiples formats. Ces relations construisent un territoire fictif au sein de la pièce, perméable à l’inconscient. Ce territoire agit à la fois comme un espace extérieur et comme la manifestation d’un espace intérieur cherchant à émerger. En évoquant des lieux et des souvenirs lointains et perdus, l’œuvre confère un sentiment de liberté à l’espace et au langage. Le résultat est une installation qui défie les perceptions et invite à une réévaluation des relations entre représentation et signification. “Coup de dés” cherche à désorienter pour réorienter, à performer et à provoquer un dialogue entre art, architecture, typographie et idéologie. »