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Solene Roge

@so.roge

🖋 Outdoor journalist @newmountainmag @montagnesmag @alpine_mag @widermag @terresdaventure @montagne_en_scene Ex editor-in-chief @lesothers 📍 Briançon
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Illustratrice naturaliste installĂ©e dans les Alpes, Lauriane Miara a grandi Ă  la campagne avant de traverser l’Alaska et d’en revenir transformĂ©e. C’est lĂ -bas qu’elle a compris que la nature sauvage n’était pas un dĂ©cor mais un sujet Ă  part entiĂšre. L’artiste travaille aujourd’hui avec le glaciologue Jean-Baptiste Bosson sur les Ă©cosystĂšmes post-glaciaires des Alpes et publie cet Ă©tĂ© une bande dessinĂ©e sur son voyage au Groenland Ă  bord d’un voilier scientifique. « Pendant qu’on s’émerveille de la nature, les entitĂ©s qui la dĂ©truisent sont tranquilles. » DĂ©couvrez notre entretien en cliquant sur le lien en bio.👆 ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ Mots : @so.roge Photo : D.Millet ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ #LaurianeMiara #NatureSauvage #Aquarelle #hummedia
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27 days ago
She didn’t run for freedom. She ran to survive. ‹From rural Guizhou to the world of trail running, @yaomiao1 turned endurance into a livelihood — each finish line a chance to redefine her future. No Life Defined. Read Yao Miao’s empowering story in Issue 03 of New Mountain Magazine. Photographs & original story by @cortneywhite_ & @snackfarmer ‹Written and adapted for print by @so.roge #newmountainmag #trailrunning #print
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1 month ago
“What’s the difference between living and surviving? Most of us never had to wonder. @arthurbourbon hadn’t either. Until a single wave, captured somewhere on the West African coast, cracked open his way of seeing the world. It could have remained just another surf-porn image – warm water, perfect lines, a far-off promise. But something in that wave had a different taste. There was a name attached to it: Liberia.” Living vs Surviving [Issue 03] — read in print now. Words by @so.roge Photos by @arthurbourbon #newmountainmag #surf #print
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1 month ago
En Cornouailles, les anciens ont un mot pour dĂ©signer le bruit de la mer : mordros. Peut-ĂȘtre parce qu’en ce bout d’Angleterre, la cĂŽte n’est jamais Ă  plus de dix kilomĂštres. Les vagues sont une musique de fond. Chaque matin, je descends jusqu’au port ou m’aventure dans une crique, selon la marĂ©e et l’humeur du ciel. La mienne, aussi. Certains jours sont plus sombres que d’autres. Quand j’arrive sur le sable, le soleil est rarement levĂ©. J’écoute la mer me parler dans l’obscuritĂ©. Un lĂ©ger clapotis et j’imagine quelques rides bien ordonnĂ©es. Un grondement irrĂ©gulier me dit que la houle s’est levĂ©e. Notre danse peut commencer. Le rythme ne fait que changer. C’est comme ça que j’ai appris que rien n’est fait pour durer. Ni la tempĂȘte, ni l’accalmie. C’est plutĂŽt apaisant, je dois dire. Mordros. Les joues glacĂ©es, les lĂšvres salĂ©es. Je me laisse bercer. Une vague arrive, je disparais. 🌊 petits bouts d’un texte Ă©crit pour @lesothers volume 13, Audio. đŸ“· Coxos, Ericeira, un hiver passĂ©.
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1 year ago
Summer 1965, California. Robin Lee Graham is gone.  The kid has set sail in his 24-foot sloop, Dove. Ahead of him, the ocean. In his back, a life he was already bored of. Five years and 30,000 miles later, he became at age 16 the youngest person to ever circumnavigate the world solo. He never really knew why he did so. He just wanted to explore, not much more. Away. Elsewhere. You know this gut feeling asking us what is there? Behind this door, across the fence, the border. The sea, maybe. Some will stay and wonder, others will dare to go and see.  “You can never cross the ocean until you have the courage to lose sight of the shore”, Robin Lee Graham said, one day.  There is comfort in home and habits. It’s about familiarity. Quitting can be kind of scary. That’s probably why the rest of the world claims Robin and all those wanderers are kind of crazy. Just tramps, really. By stepping sideways they become voluntary castaways, sentenced out of society. Or safely escaped from the sinking boat that it is? It’s funny. The truth is, humans have lived as nomads for most of history. We are travellers. Think back to your oldest memories. Chances are it’s about itineraries. The way to school, the road of holidays. Our nature lies in movement. Just like the sun, the wind, the clouds. The birds and the tides. In impermanence life resides. Our most ancient stories are about great journeys. Remember The Odyssey. That thick book we still get to read at school. A decade to wander all around the Mediterranean Sea and encounter so many different places and ways of being. Ulysses found his own way, from one island to the other, through tempests and sunshine, wonders and monsters.  “Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage” (Happy he who, like Ulysses, has made a great journey). Maybe Robin had read this poem. Maybe he knew the secret is there. Somewhere between the waves and the sky, the blue and the light, with salty lips and open heart. ~ A little text I wrote for @red_tour_ aka @guifurt published in Red Tour « Castaway » 💙
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1 year ago
L’amour. Pour notre 18Ăšme volume papier, je me suis plongĂ©e dans cet Ă©trange sujet. Ce thĂšme, je l’ai longtemps refusĂ©. J’y connais quoi, Ă  l’amour, moi ? Pas grand chose je crois. Si tout le monde parle d’amour, il reste un immense mystĂšre. Impossible Ă  dĂ©finir, pĂ©nible Ă  trouver. Alors j’ai cherchĂ©. Comme d’habitude, j’ai posĂ© mille questions. J’ai Ă©coutĂ© tous les podcasts. J’ai relu bell hooks et Mona Chollet. J’ai mĂȘme Ă©tĂ© jouer avec mon coeur sur Tinder (conscience professionnelle oblige). Petit Ă  petit, les contours d’une hypothĂšse se sont dessinĂ©s : et si nos expĂ©riences dans la nature pouvaient nous aider Ă  mieux nous aimer ? Les ingrĂ©dients nĂ©cessaires Ă  l’un semblent en effet ĂȘtre les qualitĂ©s requises pour l’autre. Faire un bout de chemin avec un inconnu, bĂątir un bateau Ă  deux, lier ses destins encordĂ©s vers un sommet, affronter ensemble les pires galĂšres Ă  vĂ©lo, partager un bivouac et son intimité  Composer avec les dĂ©sirs de chacun, le caractĂšre, la forme et les difficultĂ©s de l’autre. Se rĂ©vĂ©ler tel que l’on est, dans toute sa vulnĂ©rabilitĂ©. Accepter le risque et l’absence. Se crĂ©er des souvenirs communs et monter des projets
 Il est peut-ĂȘtre lĂ , le secret. D’autant que l’amour peut dĂ©placer des montagnes, il paraĂźt. Un volume prĂ©parĂ© avec amour, toujours, au cĂŽtĂ© de @bastienbouvier @thomasfirh et @nicolaslgrs . Une jolie façon de fĂȘter 8 ans de collaboration et de passion commune. Merci Ă  toutes celles et ceux qui ont participĂ© Ă  cette aventure : @simo2.parcot @rsfarchive @virginietroussier @pierremahieu , @harryrosestudio Éric Carpentier Yves Ballu @maud_vp Jean Corneloup @oyowwo @mia_perou @cedricsapindefour @nikoblandin @prunevellot , @nate_stephensonn @andrewmupchurch @studio_folder @justinedupont33 @jerometanon @aliciacenci @gibusdesoultrait @fieldmag et tous @lesothers Et puis allez. Merci Ă  tous les amours de ma vie, ma famille, mes amis, mes colocs, mes partenaires de cordĂ©e et d’ailleurs, qui ont encore supportĂ© mes blabla infinis, mes idĂ©es, mes doutes, ma fatigue et mes peurs. Ma joie et ma fiertĂ© aussi. Me soutenir en plein bouclage de magazine ? C’est peut-ĂȘtre ça l’amour, le vrai đŸ«¶
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1 year ago
Selon une vison commune, la montagne, et les activitĂ©s outdoor en gĂ©nĂ©ral, ne s’apprennent pas dans les livres. La pratique, encore la pratique, et avant tout. Un peu de thĂ©orie peut pourtant s’avĂ©rer utile. Dans un milieu sauvage oĂč une mauvaise dĂ©cision peut avoir de terribles rĂ©percussions, Ă©tudier son environnement, Ă©couter les conseils d’un guide et s’équiper de matĂ©riel adaptĂ© sont autant de moyens de diminuer les risques inhĂ©rents Ă  nos pratiques. Mais rĂ©duire les connaissances outdoor Ă  leur aspect sĂ©curitaire serait bien peu inspirĂ©. Car la nature a bien davantage Ă  offrir Ă  qui sait la dĂ©chiffrer. Savoir nommer les sommets qui nous entourent, connaĂźtre l’histoire qui les anime ou expli­quer les phĂ©nomĂšnes naturels Ă©largit grandement notre champ de vision. C’est le supplĂ©ment d’ñme de nos aventures. À travers ce 17Ăšme volume, nous avons souhaitĂ© rĂ©habiliter la profonde culture du dehors. Celle qui s’enrichit au fil de folles ascensions ou d’expĂ©ditions scientifiques audacieuses, se partage Ă  la chaleur des refuges et se prĂ©serve sur les bibliothĂšques. C’est lĂ  que nous avons dĂ©couvert d’incroyables topos, auxquels nous avons dĂ©diĂ© le dossier principal. Créés et imaginĂ©s pour guider les grimpeurs et alpinistes dans leurs courses, ils sont devenus avec le temps de vĂ©ritables Ɠuvres visuelles. Preuve, s’il en est, que la montagne est tout un art. ‹Si tout n’est pas Ă©crit dans les livres, nous pourrions bien trouver entre leurs pages des histoires pour embellir les nĂŽtres. Merci Ă  tous nos contributeurs qui ont rendu cette exploration possible : @mattiabalsamini  @seanvillanuevaodriscoll @virginietroussier @nikoblandin Thomas Vennin @lautremaximebrousse @lucas_burtin @catherine.lemble @margotakesphotos @arthurvaillant @lucievadot @gregoireloy @tomducarouge Un merci tout particulier Ă  Michel Piola, Bernard Amy, @expocroquis @adrienrecurt @karine489 @steep_learning_group @gary_ozeray @passion_alpes_guide @duhamel_philippe @thomaskguide @djo_remon Et encore et toujours Ă  la meilleure des Ă©quipes @bastienbouvier  @thomasfirh @nicolaslgrs  et tous @lesothers
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2 years ago
Il y a un an ce soir, je me garais devant le Champ de Mars oĂč travaillait mon frĂšre, Ă  Briançon. Il avait bien neigĂ©, il faisait trĂšs froid. Mon chauffage ne marchait pas. Je le regardais derriĂšre son bar, par la fenĂȘtre. Qu’est-ce que je faisais lĂ , dĂ©jĂ  ? J’étais venue apprendre Ă  grimper. Ce que j’avais toujours refusĂ© de faire malgrĂ© une famille de passionnĂ©s. Par esprit de contradiction, peut-ĂȘtre. Par peur de ne pas ĂȘtre Ă  la hauteur, plutĂŽt. Dans mon camion ? Une paire de chaussons tout neufs et deux planches de surf. Je ne savais pas combien de temps j’allais rester. J’avais quittĂ© mon Portugal, mais savoir que la mer Ă©tait Ă  2h30 d’ici me rassurait. Il parait qu’il y a parfois des vagues, en Italie. Un an plus tard, je n’ai toujours pas vu de vagues en Italie. En revanche, j’ai retrouvĂ© ma famille et rencontrĂ© de prĂ©cieux amis. J’ai dĂ©couvert un mode de vie dictĂ© par les Ă©lĂ©ments – comme le surf, finalement. Une culture forte, dure. FiĂšre, Ă©galement. J’ai eu de la chance. Sur ma voie, des grimpeurs gĂ©nĂ©reux, et peut-ĂȘtre un peu fous qui ont acceptĂ© de me partager tout ce qu’ils savaient et de m’emmener sur des parois que je n’aurais jamais osĂ© envisager — la Dibona ? Pourquoi pas. Les Tenailles ? On y va. Qui m’ont poussĂ©e, soutenue, forcĂ©e Ă  prendre la tĂȘte de cordĂ©e et Ă  me dĂ©passer. Qui m’ont rĂ©pĂ©tĂ©, chaque jour, comment faire tel noeud, poser un coinceur, trianguler un relai, et “bordel, tu vas les monter, ces pieds !?” Petit Ă  petit, j’ai compris qu’avec les bonnes personnes, de la bienveillance et du respect, on peut tout tenter. Que ça peut sembler naĂŻf, dit comme ça. Et mĂȘme clichĂ©. Mais pour moi ça a tout changĂ©. Pendue dans mon baudrier, je rĂ©alisais que je pouvais compter sur les autres. Je devais baisser ma garde. Laisser passer un peu de lumiĂšre Ă  travers ce mur bien solide que j’avais bĂąti depuis des annĂ©es. Je n’avais pas le choix si je voulais arriver au sommet. Un Ă©crivain que j’aime beaucoup a Ă©crit “dans corde, il y a cƓur”. Ça m’a souvent fait rire. Mais il y a du beau, lĂ -dedans. Du vrai. Il y a tout juste un an ce soir, j’ai poussĂ© la porte du bar. Mon frĂšre m’a prise dans ses bras. Et je suis toujours lĂ . Merci đŸ€
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2 years ago
« Il faut ĂȘtre paresseux rĂ©solument, sans pudeur ni regret, ĂȘtre paresseux comme d’autres sont opiomanes ou Ă©nergiques. » Joseph Kessel Notre dernier volume est sorti. Pour cette seiziĂšme Ă©dition, nous avons fait le choix d’explorer le repos. Ce monde en trĂȘve. Instant suspendu dans l’effervescence. Reposer son corps et son esprit, bien sĂ»r. Prendre le temps de goĂ»ter l’instant prĂ©sent, aussi. Marcher sans but. Lever le nez vers les nuages. Retrouver le rythme de la nature. Mais aussi faire confiance Ă  son compagnon de cordĂ©e, atteindre un refuge aprĂšs une longue randonnĂ©e, tenter de dormir en plein transatlantique, profiter d’une pause forcĂ©e par la blessure, se retrouver autour d’un feu de camp pour partager ses plus belles histoires et en inventer de nouvelles. Le repos ne se mĂ©rite pas, il se pratique. Merci Ă  tous nos contributeurs qui ont rendu cette exploration possible : @arni_coraldo @mattiabalsamini @jamesbarkman @ade_devalence @lesgenouxdanslegif @simon_dupety @womenandthewind @marielarrive @lleumass @aurorarealini @laurajkin @virginiechl @lauraleg__al Thomas Vennin et le regrettĂ© Glen Denny. Un merci tout particulier Ă  Jean-François Lyon-Caen, Paul Allain, Robby Silk, @lisacrce , @ekklastories , la famille Robbe, et Peggy Denny. Et surtout Ă  la meilleure des Ă©quipes @bastienbouvier @nicolaslgrs @thomasfirh et tous @lesothers 😮
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2 years ago
En dĂ©cembre 2022 est sorti “Marcher Devant”, le tout premier film @lesothers rĂ©alisĂ© par une Ă©quipe entiĂšrement fĂ©minine. C’est un projet que nous avons portĂ©, avec @lrnsc , @liserigaux et @al.air depuis l’étĂ© dernier, rejointes par @cecilechabert et @lindetcharlotte . C’est un projet dont je suis immensĂ©ment fiĂšre. Les retours que nous en avons eu ont Ă©tĂ© en grande majoritĂ© positifs. Mais bien sĂ»r, ce sont les 1 % de retours nĂ©gatifs qui me restent dans l’esprit. Ils m’ont permis d’avoir des dĂ©bats passionnants avec des membres de ma famille, des amis comme des inconnus. Je m’attendais Ă  recevoir des critiques, car nous ne voulions pas faire une simple aventure entre femmes : nous avons choisi de porter haut et fort la problĂ©matique de la place des femmes dans l’outdoor Ă  travers le thĂšme de la non-mixitĂ©. J’ai publiĂ© un article qui prĂ©sente notre dĂ©marche. Plusieurs personnes m’ont dit qu’il apportait de la nuance au film qu’ils n’avaient pas vraiment apprĂ©ciĂ© ou compris. Ce texte est en homepage du site lesothers.com, et je mets le lien dans ma bio. /aventure-non-mixite-egalite-film-marcher-devant En attendant, je voulais revenir sur quelques remarques reçues ici, Ă  retrouver dans les commentaires juste en dessous. Parlons, discutons, dĂ©battons. Aucun.e de nous n’a toutes les bonnes rĂ©ponses, mais ce n’est que comme ça que nous avancerons.
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3 years ago
2022 cheesy narcissistic post you said? I’m in. Surfed my best waves, climbed my hardest routes, reached my highest summit, tried paragliding, went to Asia and on my last flight, got featured in a surf magazine, lived in a tiny house in the woods (and in my brother’s attic), said Ate Já to my beloved Portugal and my favorite people, got adult and a loan, bought a van and fully converted it, moved to the Alps, got harassed by a pigeon for months, worked on my first movie, got paid to write poetry, made two new magazines, got to collaborate with amazing artists and people I shared values with, celebrated @lesothers 10 years anniversary, reconnected with old friends and family, finally mastered handstands and own my own driller, turned 30 and survived. Happy new year everyone 🌞
303 27
3 years ago
A family day of fun. Climbing mountains is special. Doing so with your loved ones is something else.
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3 years ago