Makom est exposée avec avec Iqar et Tsyir au
@lavoirnumerique dans le cadre de l’exposition « Banlieue, territoire-fiction » en Off-Site de la
@biennalenemo jusqu’à mi février 2026 !
Merci à toute l’équipe du
@lavoirnumerique pour leur accueil.
Extrait du texte de médiation de l’exposition:
« Aux abords d’une rivière, un paysage deploie un univers onirique qui semble sans limite dans l’espace et dans le temps. Le paysage est généré par l’artiste dans un moteur de jeu vidéo, rendu évolutif grâce à un algorithme interprétant les données enregistrées par la station météorologique Dumont d’Urville située en Antarctique (taux d’humidité, heure, vitesse et sens du vent ...). Sous ces aspects immuables, l’œuvre est profondément éphémère, car toutes les conditions qui la composent ne seront jamais parfaitement reproduites.
Or, c’est cette « mortalité» de l’œuvre qui
permet avant tout de l’ancrer dans la réalité.
Devantures de magasins, façades d’habitations, infrastructures liées aux transports publics et mobilier urbain en tout genre viennent peupler ce paysage. À l’image de l’arrêt de la Valouette
- réseau de bus propre à la communauté d’agglomération du Val de Bièvre -, Raphaël Guez s’intéresse aux objets qui constituent le paysage urbain de la banlieue parisienne. L’artiste les prélève par photogrammétrie, une technique permettant d’obtenir une modélisation 3D à partir d’une série de prises de vues. Par ce procédé, il capte la singularité de chaque objet, où chaque microtrace porte une empreinte de ses habitants.
En les combinant ensemble, l’artiste présente aux spectateurs des éléments informels et quoti-diens, dont le potentiel évocateur se révèle dans la matière fictive.
Dans Makom, dont le titre signifie « espace» en hébreu, Raphaël Guez s’intéresse aux espaces intermédiaires, où se rencontre la réalité et la fiction. L’artiste brouille les pistes afin d’observer la banlieue à travers une lunette onirique qui pourrait bien permettre à la fois de la dévoiler et de la réenchanter. »