PROCESS / BENOÎT PELLETIER

@process_magazine

magazine indépendant • art, photographie, édition maison d'édition & studio @process.editions fondateur & direction créative @benoit_pelletier
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Dans le genre « Master » nous avons en effet Michael Ackermann. Ce photographe né à Tel-Aviv en 1967, a grandi à New York après l’exil familial. Autodidacte, il appartient à cette génération de photographes qui ont déplacé le documentaire vers quelque chose de beaucoup plus intérieur, de presque « fiévreux ». Michael Ackermann est un artiste qui fait un peu partie de ma mythologie personnelle. Je me souviens avoir découvert ses images en consultant le livre « End time City » (réédité récemment chez @atelier_exb )et j’avais été sidéré par la puissance brute de son récit, par la force avec laquelle il est capable d’embrasser sans concessions son sujet. Le moindre centimètre carré de ses images vous embarque : c’est une aspiration. Avec lui on est immédiatement au cœur du propos : son grain énorme, sont flou « sincère » (il me semble être beaucoup moins une posture esthétique que d’autres travaux), et la noirceur dont il s’empare à bras-le-corps sans aucun mouvement de recul. Il y a des points de correspondance avec @antoinedagata . C’est un photographe qui s’intéresse beaucoup à l’humain, Il semble capable de lire le cœur des êtres dans leurs yeux en faisant tomber tous les filtres. Pourtant même si j’adore ces portraits, je crois préférer ses paysages ou ses photos de lieux, qui sont tout aussi capables de raconter le fond des âmes, mais en montrant un simple bout de leur table. Un ami très cher m’a offert quelques semaines plus tard son livre « fictions ». Ce sera sans doute un de mes premiers livre photo. Je le garde précieusement aujourd’hui, en souvenir de cette amitié et comme le marqueur de ce qui fut sans doute parmi mes premières émotions photographiques.
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6 days ago
La série « Tout en ce lieu me survivra » issue de la résidence INSTANTS de Chateau Palmer et Leica est à découvrir jusqu’au 20 juin à la Galerie Leica Paris, 26 rue Boissy d’Anglas à Paris. . Le livre de la résidence est édité chez la belle maison @themthemthemthem . LA PERSISTANCE RETINIENNE DES IMAGES D’ALEXANDRA CATIERE, C’EST LE GOUT QUE LE TRAVAIL DE CETTE ARTISTE VA VOUS LAISSER APRÈS AVOIR VU CES 26 IMAGES ET QUI VA VOUS ACCOMPAGNER DANS LES HEURES QUI VIENNENT.
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18 days ago
J’ai, il y a peu, échangé, comme on le fait souvent, avec @annecharlottemoulard en utilisant WhatsApp (la messagerie) . Il se trouve qu’elle était dans le train, tout comme moi, mais dans un autre train allant dans une direction différente. Cette fois ci la conversation porte sur sa série « Leon a rasé C ésar à Noel », une série réalisée dans le cadre de sa résidence au @festivalplanchescontact   en 2022. Une série au titre astucieux (un des plus beaux palindromes de la langue française), qui raconte bien ses images à double sens au style cinématographique qui laissent toujours planer un doute, souvent présentées en diptyque. Au fil des paysages nos messages parcourent la campagne d’un train à l’autre et je vous livre ici sans aucun détours - tout à l’image d’Anne-Charlotte, un personnage très attachant - notre conversation qui, peu à peu s’est muée en quelque chose qui ressemble à une interview.
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18 days ago
Clara Chichin (née en 1985 et diplômée des Beaux-Arts de Paris) développe depuis le début des années 2010 une recherche photographique avec une approche qui articule marche, perception, et donc, écriture visuelle. La déambulation, et peut-être l’errance, sont les leviers principaux de son travail : c’est en parcourant les territoires, en les laissant l’envahir, qu’elle construit ses images. Elle s’intéresse moins au paysage comme motif qu’à ce qu’il engage comme relation entre le corps et l’espace, entre le visible et le ressenti. La série que je vous montre ici « Des précipités » exposée en ce moment au centre photo de Mougins illustre particulièrement bien cette approche. Je suis très client de cette démarche « d’expérience sensible du paysage » et j’ai toujours une grande empathie pour le travail de ces artistes qui savent faire du réel une matière de « ressenti » une source d’attention et de sensations, qui savent traduire en images les perceptions poétiques et le flou des sentiments en demi-teintes qui peuvent nous étreindre à l’occasion d’une rencontre avec un lieu ou une ambiance. J’aime quand on peut se dire en voyant une image : « oui, voilà : c’est ca que j’ai ressenti », et quand, en plus de simplement goûter sa beauté, on a envie de dire à l’auteur « vous avez su montrer ce que je n’ai pas su me dire ». Je crois que quand on éprouve ce sentiment de reconnaissance, on a sans doute à faire à un artiste. Ce genre de constat me rappelle pourquoi tout ça me passionne .. @clarachichin « Des précipités » dans le cadre de l’expo « Le spectaculaire à l’épreuve de la matière » au @mougins_centrephoto (avec @elsaleydier et #andrévillers). Jusqu’au 7 Juin.
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20 days ago
“CATALOGUE RAISONNÉ DE L’INACHEVÉ” / Sophie Calle chez Actes Sud. 17x21,8 cm / 240 pages / 49€ . #processmagazine #editionsprocess #actessud #benoitpelletier #sophiecalle
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23 days ago
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29 days ago
Ola Rindal est un photographe franco-norvégien, qui, a côté d’une activité pour la mode bien identifiée (il a produit des images pour les plus belles marques ou magazines), développe depuis plusieurs années un travail personnel assez délicat qu’on pourrait un peu inscrire dans le même genre de veine que celui d’une Rinko Kawauchi par exemple. Dans sa dernière série, « Stains & Ashes » que je voulais vous montrer ici, il pousse son propos, et la forme qu’il prend, un peu plus loin de façon assez remarquable. Dans ce corpus d’images il s’empare de façon assez classique d’objets et d’éléments du quotidien pour un donner une lecture personnelle : Traces, fissures, cicatrices discrètes… On a vu fleurir beaucoup de projets dans cet esprit pendant le Covid. Je trouve que le pari est ici vraiment réussi : au-delà de la forme, très belle et dans un style assez personnel, il parvient à générer une forme de déconnexion du réel tout en s’appuyant sur lui pour y parvenir. Ce n’est pas tant que des détails prennent la forme de sculptures ou de peintures qui me frappe, qu’un mood global qui nous emmène un peu en apesanteur avec presque rien pour levier. Je trouve très rare la capacité avec laquelle il sait faire du plus trivial une oeuvre capable de déployer un univers poétique si fort que vous acceptez les yeux fermés de vous laisser embarquer dans l’idée que le banal et le quotidien sont peut-être moins clairs que vous ne le pensiez … Cette série a aussi fait l’objet d’un très beau livre que j’ai eu l’occasion de parcourir, édité chez la belle maison d’édition Poursuite (bien connue pour les fameux volumes « ARN ») et que je vous conseille vivement.
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1 month ago
Il y a 2 ans, j’avais posté cette vidéo montrant l’artiste Aurore de la Morinerie en train de peindre. En la faisant figurer dans ma sélection @artparisartfair 2026 (postée hier), j’ai repensé à cette vidéo et je me suis dit que ce serait intéressant, pour situer le personnage, de vous montrer un pur geste de création emmené par un talent énorme. Le genre de petits moments de grâce qui font que l’art me passionne.
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1 month ago
Interview minute : Hélène Bellenger au salon UnRepresented, 40 rue de Richelieu - Paris. >> jusqu’au 12 avril.
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1 month ago
Interview minute : Julien Mignot au salon UnRepresented, 40 rue de Richelieu - Paris. >> jusqu’au 12 avril.
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1 month ago
Interview minute : Elie Monferier au salon UnRepresented, 40 rue de Richelieu - Paris. >> jusqu’au 12 avril. _ @approcheparis @emiliagenuardi @agencedezarts @anne.solene.delfolie @process.editions
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1 month ago