openspace s’associe avec @madeleine_nancy_ pour proposer une série de goûters artistiques à destination des enfants de 6 ans à 14ans. Le principe est simple : une visite adaptée de l’exposition en cours est suivie d’un atelier de pratique artistique et d’un goûter chez @madeleine_nancy_
Les tarifs :
Plein tarif : 12 euros
Tarif réduit : (adhérents MJC, groupe de 2 enfants et +, bénéficiaires de la CSS) : 10 euros
Les dates : les mercredis 13 mai, 10 juin et 8 juillet et les samedis 30 mai et 20 juin de 15h à 16h30
Réservations : [email protected]
[En vidéo : retour sur l'exposition « Dispersion(s). Documents partagés » de Stéphanie Lagarde et Constantin Jopëck]
Présentée au sein d'Openspace (Nancy) du 21 septembre 2025 au 21 janvier 2026 dans le cadre du programme Suite initié par le Centre national des arts plastiques et l’Académie des beaux-arts, l’exposition « Dispersion(s). Documents partagés » de Stéphanie Lagarde @stephanie__lagarde et Constantin Jopëck @constantin_jopeck explorait les formes de circulation, de fragmentation et de partage des images et des récits.
À partir de documents, d’archives et de matériaux hétérogènes, les artistes interrogeaient les modes de transmission et de recomposition des histoires, entre mémoire individuelle et construction collective. Issu du projet « Les égards ajustés », qui a bénéficié du soutien à un projet artistique du Cnap en 2022, ce travail mettait en relation leurs pratiques respectives, où se croisaient recherche documentaire, narration et montage d’images.
👉 Pour visionner la vidéo en intégralité, cliquez sur le lien en bio.
🎥 Réalisation : Jean-Nicolas Schoeser @jnschoeser@academiedesbeauxarts@opnspace #ProgrammeSuite #ArtContemporain
#RechercheArtistique #PratiquesArtistiques #Cnap
Anna Moreno @aa_oeo
Manières de mesurer les marées
1er mars - 1er août
Vernissage samedi 28 février de 18h à 21h
Rencontre avec Anna Moreno dimanche 1er mars à 15h
Anna Moreno s’inspire du concept de solastalgie, défini par le philosophe croate Srećko Horvat comme une nostalgie du futur, voire d’un présent en voie de disparition. Au cœur de son projet d’exposition se trouve le delta de l’Èbre, un territoire situé au sud de la Catalogne, un territoire marqué par sa fragilité environnementale, les tensions socio-économiques, sa mémoire historique et les incertitudes qui émergent d’un avenir marqué par l’impact du changement climatique sur cet écosystème spécifique et notamment la montée des eaux de la Méditerranée.
Anna Moreno (1984) vit et travaille entre Barcelone et la Haye. Sa démarche, fondée sur la recherche, s’intéresse au caractère inachevé des événements et explore comment fiction, montage cinématographique et pensée spéculative peuvent les réactiver. À travers des films, des installations et des processus collaboratifs, elle interroge la manière dont nos sociétés construisent et projettent leurs futurs. Elle a bénéficié de plusieurs résidences dans de nombreuses institutions internationales dont notamment l’Académie Jan Van Eyck à Maastricht, SASG à Séoul, HIAP à Helsinki, Salzamt à Linz ou Cittadellarte - Fondazione Pistoletto à Biella. Son travail a été exposé au MOCBA (Belgrade), à SAS Geumcheon (Séoul), à 1646 (La Haye) et est actuellement présenté au MACBA, musée d’art contemporain de Barcelone.
Stéphanie Lagarde & Constantin Jopeck
Dispersions (documents partagés)
Jusqu’au 25 janvier
Dispersions est l’une des nombreuses étapes d’un projet de recherche en art au long cours, les égards ajustés, mené depuis 2021 par Stéphanie Lagarde et Constantin Jopeck, recherche née d’une rencontre ou plutôt de rencontres croisées, d’intérêts communs et de questionnements partagés.
Au départ, il y a donc une rencontre entre Stéphanie Lagarde et Constantin Jopeck en 2020 lors d’une résidence à la Coopérative de recherche de l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont-Métropole. Puis un intérêt commun pour les expérimentations visuelles et sonores, les questions sociales et sociétales. Enfin, il y a des questionnements partagés liés à une écologie du vivant qui conjugue humains et non-humains dans une interdépendance où « chaque forme de vie, pensée dans son tissage historique avec un milieu, est une force […] qui rend le monde habitable 1» notamment parce que « les vivants non-humains, par leur familiarité avec les habitats abiotiques2, ont construit des manières d’être vivant qui leur permettent de traduire du non vivant […] en milieu vivant3 ».
Territoire #7
Mathis Esnault
L’ombre et la fougère
Samedi 30 août à 20h
Parc Sainte Marie
Le travail de Mathis Esnault déploie un récit au long cours dans lequel il conte ses arpentages qui le mènent à la rencontre de territoires et des êtres vivants qui les habitent. Les sentiers qu’il chemine ainsi se métamorphosent ensuite en souvenirs qu’il tisse d’anecdotes et de fables, troublant le jeu de la réalité, de sa conscience et de sa perception. Il flirte alors avec les illusions tel un alchimiste des mots, des gestes et des matières. Se faisant, il révèle les singularités de ces territoires, des vivants qui les habitent et la puissance d’agir de leur cosmogonie.
La performance qu’il a imaginée pour Territoire s’est construite depuis le pays de la forêt vosgienne qu’il transpose dans celle du Parc Sainte Marie. Elle prend appui sur les altérités qui la constituent. Elle prend appui sur le rapport qu’il a patiemment développer avec ces altérités, habitants non humains de cette forêt. Elle prend appui sur le glanage de leurs récits et légendes qui parcourent cette forêt si proche et si lointaine et qu’il transmue de ses propres mots et de ses propres gestes, composant ainsi une fantasmagorie permettant de réapprendre à s’allier à la mémoire vivante de la terre pour en réveiller les esprits au dedans de nous et entre nous.
Ainsi, à travers le récit incantatoire qu’il met en place, Mathis Esnault met en œuvre le récit d’une alliance, celle entre humains, animaux, végétaux et les esprits des lieux qu’ils habitent, celle de la circulation attentionnée d’une écologie multi-espèces dont nous ne ressortons pas moins humains, mais autrement.
Territoire #7
En raison d’un problème de santé, la performance d’Alexandra Sheherazade Salem prévue ce dimanche est annulée. Prochaine et dernière performance de cette édition samedi 30 août prochain.
Territoire #7
Tickson Mbuyi
Le 7e continent
Porte de la Craffe
Samedi 23 août à 18h
De ses débuts à Kinshasa en République démocratique du Congo, Tickson Mbuyi a gardé un certain goût pour les rebuts qu’il agrège et amalgame dans des sculptures qui existent par elles-mêmes mais sont aussi souvent le prétexte à des performances dans lesquelles il commente le goût de nos sociétés pour la surconsommation et les conséquences qu’elle engendre sur notre environnement.
Depuis quelques années, il travaille sur un corpus d’oeuvres évoquant le 7e continent, vortex de déchets dérivant dans le Pacifique Nord, découvert par l’océanographe et skipper américain Charles J. Moore. Jusqu'à une époque récente, ces débris de nature organique subissaient une biodégradation mais les activités humaines y amènent désormais des débris en matières non biodégradables. Les matières plastiques y sont photodégradées en pièces et particules de plus en plus petites, mais celles-ci ne sont que très lentement métabolisées par les êtres vivants. Ce processus de dégradation des plastiques conduit donc à la production de déchets polluants, nocifs au milieu marin et au reste de la Terre. L’océan étant la source première de vie sur Terre, sa contamination par la désagrégation du plastique rejeté en mer se répercute sur l’ensemble de notre écosystème sans que nous soyons en mesure d’y apporter une réponse, l’échec des dernières négociations sur le traité mondial contre la pollution plastique en témoignant.
La performance qu’il donne dans le cadre de Territoire s’inscrit dans la suite de ce travail autour de la pollution plastique des mers et de ses conséquences sur l’ensemble de nos conditions de vie.
Photographie : Tehys Picard
Territoire #7
Ouissem Moalla
Tempérance
Passerelle de la Meurthe
Dimanche à 18h
@ouissemmoalla s’intéresse dans son travail à la question de la représentation symbolique, qu’elle soit langagière, gestuelle, architecturale ou imagée. Il imagine alors des situations qu’il hybride de références historiques et anthropologiques qui lui permettent de questionner notre rapport à l’histoire, autant intime qu’universelle.
Pour Territoire, il a choisi de construire une situation autour d’une architecture particulière, le barrage de la Meurthe édifié entre 1996 et 1998 à cent mètres en aval de l’ancien, aujourd’hui démoli. Ce barrage, qui fait partie d’une ensemble d’aménagement construit pour réguler le cours d’eau, est un symbole de la volonté humaine de contrôle de la nature.
À ce premier symbole, Ouissem Moalla a choisi d’y associer un deuxième, celui porté par le sens d’une image. Cette image est celle de la carte de tarot de la Tempérance illustrée par une femme ailée versant dans un mouvement cyclique le contenu d’une urne bleue vers une urne rouge, représentation de la circulation continu des flux et des énergies.
Enfin vient s’associer à ces deux premières images symboliques celle du mythe de Sysiphe, qui, pour avoir osé défier les dieux et la mort, fut condamné à faire rouler éternellement jusqu’en haut d’une colline un rocher qui en redescendait chaque fois avant de parvenir au sommet, image ultime de l’absurdité de la condition humaine selon Albert Camus.
De ces trois références, il tire alors un geste qui évoque cette absurdité de la condition humaine tout en questionnant l’esprit du monde contemporain et le sens de ses actions ; les humains, malgré toutes les alertes sociales, sociétales et environnementales, s’obstinant dans un comportement abscons et un individualisme forcené.
Co-performeur.se : Serafyma Zhytnia @serafeuima & Ouissem Moala @ouissemmoalla
Assistant : Mariia Vashchenko-Horska @ksjmvg_
Territoire #7
Loup Uberto
Ël testament ëd l’anvelenà
Arc Héré
Samedi 16 août à 20h
@loup_uberto est un artiste musicien dont la pratique doit beaucoup aux chants et gestes populaires du bassin méditerranéen. Il agit comme une sorte d’ « archéomusicologue », documentant le crépuscule des langues et les trésors musicaux délaissés. Sa musique s’inspire ainsi de fictions fragiles, d’aspérités dans le langage, décalant le regard du contemporain vers le lointain de l’histoire pour questionner le présent .
Pour Territoire, il s’empare d’une vieille chanson piémontaise : Le testament de l’empoisonnée. Une longue complainte qui narre les mésaventures d’un homme de pouvoir sur son lit de mort, empoisonné par sa femme, et qui présente son testament à sa mère et liste les bénéficiaires de ses richesses. Loup Uberto en actualise le texte à la lumière de symboles qui interrogent plus frontalement notre présent, notamment la question de l’hospitalité, du don, du contact à l’autre. Ainsi notre protagoniste devient une femme, les bourreaux ses frères, le poison du pain. Les richesses léguées à son père, à sa mère, à ses sœurs et à son enfant sont des prairies, un langage fertile, le courage de lutter, et la faim de savoir. Quant à ses frères, il ne leur restera que l’orgueil, l’angoisse et la honte.
En choisissant de rejouer ce chant à travers la figure de l’enfariné, Loup Uberto crée un monstre piémontais, « ël mat ëd’la stra », entre Pan de carnaval et contadin anachronique, il fait surgir un fou dans la ville, un Diogène ou un petit Bacchus ( le « mat » en piémontais étant à la fois le fou et l’enfant) qui, par sa seule présence, vient moquer toute idée de beau, de vrai et de pouvoir.
——- Nous remercions chaleureusement @the_citron_nancy et @patisseriesucresale pour leur contribution à cette performance de Loup Uberto.
Territoire #7
Saskia Edens
L’esprit du Bras Vert
Bras vert de la Meurthe / Site des Grands Moulins de Paris
Dimanche 10 aout à 18h
La modernité a transformé notre rapport à la T/terre en métamorphosant la Nature en une ressource à dominer et à exploiter. Se faisant, les être humains l’ont prise pour acquise, la modifiant selon leur volonté, abusant de ses ressources jusqu’à épuisement, la simplifiant pour mieux la soumettre. Mais les modernes ont oublié que les conditions de la vie (atmosphère, climat, eau, sol, etc.) ne sont pas qu’un cadre pour les humains mais une construction de tous les vivants et que notre environnement est ce qui relie et constitue les humains comme expressions multiples d’un ensemble qui les dépasse.
La pratique de Saskia Edens s’attache à retisser nos liens au vivant en revisitant la cosmogonie de la Terre-Mère. Elle cherche dès lors à changer notre rapport à la Nature en établissant une diplomatie du soin qui rejoint le point de vue de Baptiste Morizot pour qui, « guérir une puissance non humaine qui nous échappe nécessite d’adopter le point de vue d’une autre puissance non humaine qui nous échappe », car prendre soin suppose une attention à toutes les vies et tous les êtres qui peuplent le monde.
Se faisant, Saskia Edens cherche ainsi à déployer les conditions d’une alliance avec le vivant qui, à Nancy, prend la forme de l’évocation de l’esprit du Bras Vert de la Meurthe à travers la réalisation de rituels de soins afin « d’appeler à une activité d’accompagnement en vue du développement, du maintien ou de la restauration d’une puissance d’être, de dire ou d’agir » (1).
(1) Fabienne Brugère, L’éthique du « care », Que sais-je?, 4e édition, 2023, p 81