LES AVANT-CHOSES, PRÉ-HISTOIRE D’UN LIEU
archives lieux-passerelles, entours
Jusqu’au 17/05
Programme sur ensapc.fr
Images
@objets_pointus
Avec Lorena Almario Rojas, Dylan Altamiranda, Emma Bougaeff, Paul Caillard, Lou Dalifard, Emma Fleury-Cancouet, Kwama Frigaux, Elias Galindo Lopez, Louise Guegan, Myriam Houri, Lou-Pepita Iribarne-Carpentier, Soli Jeon, Yeongseo Jee, Shumeng Li, Gaëtane Martinot, Luciano Ortiz, Eléa Roussel, Camille Simon Baudry, Greta Tessitore, Yu-Wen Wang
Sur une proposition d’Alejandra Riera, Laurence Vidil, Samuel Garland, Nicolas Charbonnier
De 2020 à 2024, nous avons rencontré un lieu que nous avons nommé assez vite la parcelle. Se concentrer sur ce qui était peu observé, une parcelle de terre délaissée peuplée en arbres et végétaux, a permis de créer un temps autre, presque suspendu, rêvé.
Cette parcelle a été le lieu d’une expérience de rencontres et d’imaginaires. À l’écoute de Walter Benjamin pour qui « la construction historique » est celle « d’honorer la mémoire des sans-noms », nous avons tenté d’éclairer les présences sur cette parcelle. Nous avons tracé une passerelle entre la parcelle et la cour de l’actuelle école d’arts, dans laquelle nous avons créé des îlots végétaux. Puis, en cherchant un lieu qui serait aussi une parcelle de terre et de mémoire, nous sommes parti.es à Portbou (Espagne), dernier lieu d’exil de Walter Benjamin où il amena ses écrits jamais retrouvés sur le concept d’histoire. Ainsi face aux gestes de prédation ou de destruction humaines, nous avons préféré insuffler des gestes de vie partagée et de reconnaissance des liens humains-non-humains autour de ces trois lieux choisis.
L’archive que nous déplions avec ses formes diverses et ses temporalités lentes et successives en écho aux éclats de nos tâtonnements, trouvailles et réflexions, se veut vivante et multiple comme autant d’apparitions de la mémoire. Cette exposition est une tentative pour (re)trouver la mémoire, interrogeant la manière d’habiter, de se construire, de cheminer sur chacun de ces trois lieux, pour ne pas oublier et ne pas effacer les imaginaires qu’ils entendent.
Alejandra Riera & Laurence Vidil, curatrices de l’exposition