Bio:
Alors que la diaspora africaine et afro-descendante « post indépendance » n’a eu guère d’autres priorités que la satisfaction immédiate des besoins fondamentaux, je me reconnais parmi une nouvelle génération émancipée, animée par un profond désir de rupture et de liberté. Ainsi, les préjugés entachant le métier de mannequin fondent comme neige au fur et à mesure que j’y évolue avec mes paires ; nous aspirons à tracer des chemins exemplaires, dignes et respectueux du corps féminin.
Texte:
En attendant les corps, nos esprits voguent dans la mer de la liberté ; mais que l’eau est trouble, son goût amer. La réalité profonde est si violente qu’ils souffrent, s’étouffent. Les vraies histoires déterrées, honteux et traumatisés soulèvent les haines boueuses, aveuglant au passage plusieurs jeunes nénuphars. Dès lors, comment se diriger vers la sainte et sage clairière, où les racines baignent dans une eau limpide et ne s’affairent qu’à communiquer au mieux vivre, en harmonie les unes à côté des autres ?
R.
Aussi, parce qu’il le faut bien, en qualité de mannequin il y a ce profil Instagram qui sert de support de travail, mais aussi de communication ; un suppresseur de distance et d’échelle pour les outsiders forcés qui aimeraient proposer leurs compétences /roogwy/
1. Portrait par Camille Vivier,
@camille_vivier
2. Schiaparelli, Haute Couture Spring 21, par Daniel Roseberry
3. “L’attente”, texte de Rouguy Faye
4. “Le bar”, texte de Rouguy Faye
5. “Ruine du temps filant”, texte de Rouguy Faye
6. “Ossature d’une poésie”, texte de Rouguy Faye
7.-8. “La malle”, Thomas Gerard, screenshot, cropped
@thomagrrd 9.-10. “Oil on film”, Thomas Gerard, screenshot, cropped
@thomagrrd