Deux corps avancent dans le courant,
guidés par une mémoire ancienne,
celle des racines invisibles
qui grandissent au fond des eaux profondes.
L’eau connaît chaque chemin.
Elle traverse le sable,
épouse les rochers,
s’infiltre dans les fissures du monde
sans jamais perdre sa direction.
Elle écoute avant de toucher,
elle contourne avant de transformer,
et dans son mouvement naît l’équilibre.
Ainsi vont les deux corps.
Ils puisent leur énergie dans leurs propres racines,
dans cette profondeur intérieure
où le silence devient force.
Chacun garde son chemin,
sa pierre, son courant, sa lumière,
mais les ondulations se répondent,
comme deux vagues proches
qui avancent côte à côte sans se perdre.
Parfois les corps se frôlent
comme l’eau caresse la roche polie par le temps.
Parfois ils se rapprochent davantage,
jusqu’à former une seule marée mouvante,
une présence nouvelle née de l’écoute
et du mouvement partagé.
Dans les profondeurs,
le sable enseigne la souplesse,
les rochers rappellent la stabilité,
et l’eau révèle la puissance discrète
de ce qui continue d’avancer.
Les racines grandissent alors en silence,
portées par les courants invisibles,
cherchant non pas à posséder l’autre,
mais à apprendre à évoluer ensemble,
dans une même respiration,
entre liberté et union.
Et dans cette danse lente des profondeurs,
les deux corps deviennent
des chemins qui se reconnaissent,
des forces qui s’écoutent,
des racines de vie
portées par l’eau.
RACINES DE VIES |le 30 avril 2026 à
@biennaledanseafrique
Musique :
@zidrums
Costumes:
@ama_alinamariadesigns
Vidéo: Julie Marquis
Co-Chorégraphes et co interprètes:
@shefroyan @babacar_manee