đ™č𝚎𝚗𝚗𝚒𝚏𝚎𝚛 đŸ„€

@passagedesplumes

❝ 𝐒𝐱 đ„'đšđźđ­đžđźđ« 𝐚 đ«đžÌđźđŹđŹđą, đ„đž đœđšđžđźđ« 𝐝𝐼 đ„đžđœđ­đžđźđ« 𝐛𝐚𝐭 𝐚𝐼 đŠđžÌ‚đŠđž đ«đČ𝐭𝐡𝐩𝐞 đȘ𝐼𝐞 đ„đž 𝐬𝐱𝐞𝐧. ❞ đ™œđšŠđšđš‘đšŠđš•đš’đšŽ 𝚁𝚑𝚎𝚒𝚖𝚜 đŸ«€đ˜‰đ˜°đ˜°đ˜Źđ˜Žđ˜”đ˜ąđ˜šđ˜łđ˜ąđ˜ź đ˜±đ˜°đ˜¶đ˜ł 𝘭𝘩𝘮 đ˜ąÌ‚đ˜źđ˜Šđ˜Ž đ˜„â€™đ˜¶đ˜Ż đ˜ąđ˜¶đ˜”đ˜łđ˜Š đ˜±đ˜ąđ˜łđ˜”
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❝ Se retrouveront-ils ? Elle y songe comme Ă  un roman qui va continuer de s’écrire sans elle, plus fabuleux que celui qu’elle avait imaginĂ© Ă©crire un jour, les retrouvailles du prĂ©sent passĂ© et du futur, et cette pensĂ©e la berce tandis qu’une derniĂšre fois elle inspire l’air de Dunmanus Bay. ❞ ▫Le 23 dĂ©cembre 1996, Sophie Toscan du Plantier est retrouvĂ©e morte devant son cottage, dans le sud de l’Irlande. Venue Ă  West Cork pour fuir Paris, Ă©crire et vivre face Ă  la mer, elle est assassinĂ©e Ă  la veille de NoĂ«l. Le principal suspect, Ian Bailey, ne sera jamais condamnĂ©. Ce livre ne cherche pas Ă  Ă©lucider l’affaire, mais seulement Ă  redonner vie Ă  celle que le fait divers a figĂ©e. À partir de tĂ©moignages et de textes inĂ©dits, l’autrice tisse un rĂ©cit entre intimitĂ© et enquĂȘte, portĂ© par les paysages sauvages irlandais. Comment cette disparition a-t-elle façonnĂ© un mythe mĂ©diatique, jusqu’à effacer celle qu’elle Ă©tait vraiment ? ▫HantĂ©e par cette histoire, l’autrice part en Irlande sur les lieux du drame et se glisse peu Ă  peu dans les pensĂ©es de Sophie, en laquelle elle reconnaĂźt ses propres peurs et une mĂȘme sensibilitĂ© au monde. Je connaissais dĂ©jĂ  l’affaire du meurtre de Sophie Toscan du Plantier, mais ce qui m’a donnĂ© envie de dĂ©couvrir ce livre est la maniĂšre dont l’autrice compose un rĂ©cit intime, dĂ©licat et mĂ©lancolique, oĂč le fait divers devient point de dĂ©part pour interroger le deuil, la mĂ©moire et le geste d’écriture. Une lecture qui esquisse le portrait d’une femme libre, et redonne Ă  Sophie une voix et une prĂ©sence. #deboutcommeunereine #gallimard #emilybarnett #lecture #bookstagram @emilybarnettgigi @editions_gallimard
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1 day ago
❝ Tu es mort et c’est Ă  mon tour de me reposer en paix. Avec toi, je veux enterrer ma colĂšre et ne pas me retrouver Ă  cracher ou danser sur ta tombe. Je ne veux pas continuer Ă  perpĂ©tuer tes mensonges. Trahir ton secret, ce n’est pas trahir ta mĂ©moire. C’est m’offrir le cadeau de survivre. Sans ça, comment pourrais-je t’honorer et te rendre hommage? ❞ ▫La narratrice est thanatopractrice : cela consiste Ă  prendre soin des morts, Ă  attĂ©nuer la violence de leur disparition, Ă  leur redonner, autant que possible, un visage humain. Mais ce jour-lĂ , sur la table mĂ©tallique du funĂ©rarium repose son pĂšre, mort dans la nuit. Cet homme n’avait rien d’une figure aimante. Alcoolique et violent, il a laissĂ© derriĂšre lui une relation brisĂ©e. Face Ă  ce corps inerte, la narratrice ne se contente pas d’exercer son mĂ©tier : elle affronte un passĂ© enfoui. En prenant soin de ce pĂšre qu’elle n’a jamais vraiment eu, la narratrice accomplit un geste symbolique : elle reprend possession de son histoire et de son propre corps, pour mieux revenir Ă  la vie. ▫Coup de ♄ pour ce texte dĂ©chirant, construit comme un requiem intime. L’écriture, d’une grande beautĂ©, sublime la duretĂ© du propos et lui confĂšre une intensitĂ© rare. Marion Quantin y explore un territoire singulier : celui oĂč le geste technique devient un langage traversĂ© d’émotions contradictoires. Une question troublante traverse le rĂ©cit : prĂ©parer le corps de son pĂšre, est-ce lui rendre un dernier hommage ou accomplir, avec une prĂ©cision froide, une forme de parricide symbolique ? Cette ambiguĂŻtĂ© en constitue la force. DerriĂšre la rigueur des gestes de thanatopraxie se mĂȘlent rage, amour et instinct de survie. Ce face-Ă -face avec la mort dĂ©passe le cadre du mĂ©tier pour devenir une exploration vertigineuse de la perte, que la narratrice choisit d’habiter plutĂŽt que de fuir. Un texte dur, sans concession, mais profondĂ©ment bouleversant, qui transforme un savoir-faire technique en acte de sens : un geste d’amour, de colĂšre, et surtout de survie. #marionquantin #toncadavreexquis #editionspol #bookstagram #lecture @marion_quantin @editions_pol
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8 days ago
❝ Je n’ai pas d’histoire. De la mĂȘme façon que je n’ai pas de vie. Mon histoire, elle est pulvĂ©risĂ©e chaque jour, Ă  chaque seconde de chaque jour, par le prĂ©sent de la vie, et je n’ai aucune possibilitĂ© d’apercevoir clairement ce qu’on appelle ainsi: sa vie. Seule la pensĂ©e de la mort me rassemble ou l’amour de cet homme et de mon enfant. J’ai toujours vĂ©cu comme si je n’avais aucune possibilitĂ© de m’approcher d’un modĂšle quelconque de l’existence. ❞ ▫ À 70 ans, Duras se retourne sur sa vie et s’y dĂ©ploie sans contrainte. Plus qu’un rĂ©cit ordonnĂ©, c’est, au fil des souvenirs, une traversĂ©e libre : sans chronologie ni logique apparente, une parole qui Ă©pouse ses propres dĂ©tours. Tous les thĂšmes chers Ă  Duras surgissent : l’amour, le dĂ©sir, la sexualitĂ©, la condition des femmes, mais aussi les hommes, le théùtre, les lieux de vie, l’écriture avec, en filigrane, la prĂ©sence constante de l’alcool, Ă  la fois refuge et vertige. Elle parle d’elle, bien sĂ»r, mais Ă  travers ce « elle » se dessine une expĂ©rience plus vaste, presque universelle. Ce n’est pas un livre que l’on suit, mais un texte dans lequel on entre : une parole vive, vibrante, qui saisit quelque chose de profondĂ©ment humain et donne envie de revenir Ă  son Ɠuvre. ▫Coup de ♄ pour ce texte dans lequel Duras dĂ©fait les fils qui la relient au monde : rapports entre les sexes, sexualitĂ©, enfance, Ă©criture. Elle y dĂ©ploie ses obsessions, ses peurs, ses convictions, dans un mouvement libre oĂč se mĂȘlent le trivial et l’essentiel, le quotidien vacillant et les Ă©lans de la crĂ©ation. Elle s’y montre entiĂšre, parfois fragile, aux prises avec elle-mĂȘme autant qu’avec la vie, un pied de nez Ă  toute bien-pensance confortable. On croise ses livres, ses souvenirs, des fragments plus intimes, jusqu’aux failles et aux dĂ©pendances. Peu Ă  peu, l’image se fissure : elle apparaĂźt Ă  la fois puissante et vulnĂ©rable, d’une complexitĂ© plus nue. Et c’est prĂ©cisĂ©ment dans cette sincĂ©ritĂ© brute, presque dĂ©sarmante, que le texte touche parce qu’il nous renvoie, sans dĂ©tour, Ă  nos propres questions. #margueriteduras #laviematerielle #folio #litterature #bookstagram @editionsfolio
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15 days ago
❝ Mais tu me donnes une chance, comme on pioche une carte joker. Parmi les femmes d’aujourd’hui et d’alors, je suis celle que tu acceptes de faire entrer dans ta vie, et je me sens, Ă  cet instant, puissante et invincible comme une reine de cƓur.❞ ▫Louisiane Dor nous entraĂźne au cƓur d’un vertige, celui de Coline, jeune romanciĂšre Ă  l’aube de sa vie d’adulte. À peine son premier livre publiĂ©, une question la hante : que faire de cette existence qui s’ouvre soudain devant elle ? Sa rencontre avec Pierre, Ă©crivain charismatique et plus ĂągĂ©, incarne alors une promesse, celle d’un monde oĂč Ă©crire et vivre ne feraient qu’un. Lorsqu’il l’invite Ă  vivre chez lui, Coline croit entrer dans un espace de crĂ©ation et de libertĂ©. Mais trĂšs vite, le vernis se fissure. Dans cette maison oĂč les silences pĂšsent autant que les mots, une prĂ©sence troublante s’impose : celle de la fille adolescente de Pierre. Entre eux circule un lien indĂ©chiffrable, Ă  la fois fusionnel et dĂ©rangeant, qui Ă©chappe aux contours habituels de l’amour filial. Rien n’est dit, tout se devine, et c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que naĂźt le malaise. Coline observe, doute, puis se dissout peu Ă  peu, comme absorbĂ©e par ce huis clos aux frontiĂšres floues. Ce qui semblait ĂȘtre une rencontre fondatrice devient alors un lent glissement vers l’exclusion et la confusion des sentiments... ▫AprĂšs avoir Ă©tĂ© profondĂ©ment marquĂ©e par Les mĂ©duses ont-elles sommeil, c’est avec ce nouveau coup de ♄ que je retrouve la plume de Louisiane : une Ă©criture poĂ©tique qui caresse autant qu’elle inquiĂšte, limpide en apparence mais traversĂ©e de courants profonds. Elle excelle Ă  faire affleurer l’inconfort dans les dĂ©tails, Ă  rĂ©vĂ©ler la violence tapie sous les gestes les plus ordinaires. Chaque phrase semble Ă©pouser les battements du cƓur de Coline, ses Ă©lans, ses reculs, ses vertiges. Le lecteur n’observe pas : il ressent, au plus prĂšs, jusqu’à cette sensation diffuse d’étouffement. Troublant et magnĂ©tique, ce roman confirme le talent de la romanciĂšre Ă  sonder les zones les plus troubles de l’intime. Merci pour ta confiance @louisianedor 💜 #louisianecdor #laconfusion @harpercollinsfrance #lecture #bookstagram
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22 days ago
▫Le Livre des anges est un recueil de poĂšmes d’une intensitĂ© saisissante, en grande partie Ă©crit dans la jeunesse de Lydie Dattas. Sa langue, Ă  la fois mystique et charnelle, fait de la quĂȘte de beautĂ© une vĂ©ritable expĂ©rience spirituelle, oĂč la souffrance se transforme en lumiĂšre. Dans La Nuit spirituelle, elle propose un texte bref et incandescent, Ă  la croisĂ©e du poĂšme, de la confession et du manifeste. NĂ© d’une blessure intime (sa rencontre avec Jean Genet et son rejet brutal) ce texte interroge la condition fĂ©minine, pensĂ©e comme une « condamnation Ă  la nuit », faite d’ombre et d’invisibilitĂ©. Pourtant, de cette obscuritĂ© surgit une clartĂ© singuliĂšre : celle d’une Ăąme Ă©corchĂ©e qui transforme la douleur en force crĂ©atrice. Avec Carnet d’une allumeuse, enfin, une adolescente dĂ©couvre le pouvoir troublant de sa beautĂ© et du regard des hommes. Mais le corps fĂ©minin y devient un lieu de pensĂ©e et de rĂ©vĂ©lation, loin de toute objectification. Un texte brĂ»lant, qui explore avec une radicalitĂ© poĂ©tique rare, la beautĂ©, le dĂ©sir et l’identitĂ©, et affirme une fĂ©minitĂ© libre et indomptable. ▫L’ensemble forme une expĂ©rience intĂ©rieure traversĂ©e par une Ă©criture incandescente, Ă  la fois mystique, charnelle et profondĂ©ment libre. J’ai eu un vĂ©ritable coup de ♄ pour La Nuit spirituelle, un texte nĂ© d’une blessure intime transformĂ©e en matiĂšre poĂ©tique, oĂč chaque phrase semble chercher Ă  arracher l’ñme Ă  l’ombre. Une lecture qui brĂ»le, Ă©lĂšve, et ne cherche pas Ă  plaire, mais Ă  atteindre. #LydieDattas #Lelivredesanges #poesie #poetry #lanuitspirituelle
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29 days ago
❝ Rien n’est plus comme avant, rien ne le sera plus jamais. Ils ont perdu la lĂ©gĂšretĂ© des amours innocentes. Elle sait dorĂ©navant qu’à chaque instant, il peut sombrer dans un monde obscur dont elle n’a pas les clĂ©s, le monde de ceux qui ne sont pas tout Ă  fait comme les autres, le monde des Ăąmes folles. ❞ ▫Tout commence comme un conte de fĂ©es. Une rencontre d’étĂ©, en Sardaigne. Un homme sĂ©duisant, intelligent, riche. L’amour fou, immĂ©diat, presque irrĂ©el. On croit reconnaĂźtre les codes d’une passion idĂ©ale, celle des dĂ©buts qui emportent tout sur leur passage.TrĂšs vite pourtant, une fissure apparaĂźt. À peine perceptible, jusqu’à ce que l’évidence s’impose : cet homme n’est pas celui qu’elle croyait. Tout vacille. Reste alors une question lancinante : peut-on aimer Ă  tout prix, sans se perdre soi-mĂȘme ? ▫Avec ce troisiĂšme roman, GĂ©raldine Dalban-Moreynas livre un texte Ă  la fois envoĂ»tant et dĂ©rangeant, qui s’infiltre lentement dans l’esprit du lecteur. Ayant lu ses deux premiers romans, je retrouve ici ce qui fait la force de son Ă©criture, cette maniĂšre de sonder l’amour et l’intime avec prĂ©cision. Elle y explore, avec une acuitĂ© troublante, la dĂ©rive progressive d’une relation qui bascule insensiblement vers le dĂ©sĂ©quilibre. À travers cette histoire, elle dissĂšque les mĂ©canismes de la domination affective, non comme le fruit d’une faiblesse, mais comme celui d’un enchevĂȘtrement complexe de dĂ©sir, de peur et de culpabilitĂ© face Ă  l’échec amoureux. Parce que la frontiĂšre entre l’amour et l’emprise est infiniment plus fragile qu’on ne le croit
 #geraldinedalbanmoreynas #lesamesfolles #flammarion #bookstagram #chroniquelitteraire
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1 month ago
❝ Moi, moi, qu’est-ce que je vais faire dans la vie ? Moi, moi, pourquoi j’existe dans le monde ? [
] Il me semblait voir la vie bouger Ă  cĂŽtĂ©, frotter et moudre les ĂȘtres humains, mais sans me prendre, quoi que je fisse pour m’imposer. ❞ ▫Tout commence par quelques pages retrouvĂ©es dans un carnet Moleskine, aprĂšs la mort de Sonetchka. Ce cahier intime dĂ©voile le destin d’une jeune femme russe nĂ©e hors mariage, marquĂ©e dĂšs l’enfance par la honte et la prĂ©caritĂ©, malgrĂ© une mĂšre professeure de piano.Sonetchka y raconte son parcours : ses Ă©tudes au Conservatoire, puis, en 1919, son entrĂ©e au service d’une cantatrice cĂ©lĂšbre, Maria Nikolaevna Travina. DĂšs lors, elle devient l’accompagnatrice, celle qui reste en retrait, dans l’ombre d’une voix Ă©clatante. Mais observer, admirer, vivre si prĂšs de la lumiĂšre c’est aussi apprendre Ă  se comparer. Ce qui n’était qu’admiration glisse peu Ă  peu vers une Ă©motion trouble et plus dĂ©rangeante
 â–«ïžĂ€ la croisĂ©e du roman social et du roman psychologique, l’autrice explore avec une grande subtilitĂ© les zones d’ombre du cƓur de celles qui vivent en retrait, condamnĂ©es Ă  regarder le bonheur des autres sans jamais le partager. À travers son hĂ©roĂŻne, Nina Berberova fait ressentir la douleur sourde d’une existence privĂ©e d’amour et de tendresse. Sa plume, Ă  la fois fluide et incisive, saisit toute l’ambiguĂŻtĂ© des liens entre les deux femmes : entre admiration, dĂ©pendance et amertume. Il arrive parfois que la vie vous ĂŽte jusqu’au droit de vous rĂ©volter, vous relĂ©guant, presque malgrĂ© vous, dans l’ombre
 #NinaBerberova #bookstagram #lecture #litterature @actessud
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1 month ago
❝ Ma prĂ©sence dans cette maison me fait un drĂŽle d’effet. J’ai l’impression de la dĂ©couvrir, tout en ayant le sentiment d’y avoir toujours vĂ©cu. La vĂ©ritĂ©, bien sĂ»r, est quelque part entre les deux. ❞ ▫EnvoyĂ©e chez sa grand-mĂšre qu’elle n’a pas vue depuis six ans, Nelly dĂ©couvre une maison hors du temps, presque irrĂ©elle. Si tout semble paisible le jour, les nuits, elles, se peuplent d’ombres : un fantĂŽme qui lui ressemble vient troubler son sommeil. Hallucination ou mĂ©moire enfouie ? Peu Ă  peu se dĂ©voile le poids des secrets et les non-dits familiaux. Dans une atmosphĂšre envoĂ»tante, le rĂ©cit tisse un mystĂšre intime qui touche autant qu’il intrigue.   ▫ Je publie rarement de la littĂ©rature jeunesse, mais ce manoir normand chargĂ© de lourds silences, oĂč une enfant se retrouve confrontĂ©e Ă  ce qu’on ne lui dit pas m’a profondĂ©ment touchĂ©e. Une histoire Ă  la fois sensible et douloureuse, qui explore avec finesse la mĂ©moire et les doutes. PortĂ© par une sublime couverture signĂ©e Marion Sonet, ce livre intriguant donne envie d’ouvrir les portes closes
 et de ne plus les refermer. #DelphineBertholon #Pastoutafaitmoi #bookstagram #litteraturejeunesse @rageotediteur @delphinebertholon @marion.sonet
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1 month ago
❝ Tenir bon grĂące Ă  des livres qui vous portent et des convoyeurs d’idĂ©es qui vous transportent. Cela paraĂźt peu mais cela change tout, et parfois une phrase chue d’une page suffit Ă  se sentir moins seul, une phrase maintenue Ă  bout de bras dans le tintamarre des mots. ❞ ▫Il existe des livres qui divertissent, d’autres qui instruisent
 et puis il y a ceux qui nous tiennent debout. C’est Ă  ces derniers que Pierre Assouline rend hommage : un vĂ©ritable plaidoyer pour les livres qui insufflent de l’espoir. À travers ses moments de vie et son expĂ©rience de lecteur, il explore le pouvoir des mots lorsque tout vacille. Les phrases, les voix d’auteurs aimĂ©s, deviennent alors bien plus que de simples compagnons de lecture : elles se font appuis, refuges, parfois mĂȘmes armes silencieuses pour affronter les pĂ©riodes les plus sombres. Lire devient alors une maniĂšre de rĂ©sister. Il pose une question essentielle : comment les livres parviennent-ils Ă  nous donner de l’espoir ? Peut-ĂȘtre simplement en nous rappelant que nous ne sommes jamais seuls Ă  traverser les Ă©preuves. ▫Coup de ♄ pour ce livre de transmission, profondĂ©ment humain, qui rappelle combien la littĂ©rature peut ĂȘtre vitale. Dans les instants de bascule, les voix des Ă©crivains aimĂ©s dĂ©filent comme autant de prĂ©sences familiĂšres et salvatrices. Car parfois, il suffit d’un mot, d’une phrase, pour retenir quelqu’un au bord du vide. C’est cette idĂ©e, Ă  la fois simple et bouleversante, que ce livre explore avec justesse. Une conviction d’autant plus forte qu’elle rĂ©sonne intimement : par un heureux hasard, c’est cet P.Assouline qui a dĂ©couvert celle dont les mots, un jour, m’ont tenue quand tout vacillait. Une lecture qui rappelle, avec force, pourquoi la littĂ©rature demeure une source inĂ©puisable de consolation. Elle n’est pas seulement un refuge : elle peut aussi nous sauver. #Pierreassouline #robertlaffont #tenezbon #lecture #bookstagram
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1 month ago
❝ La grĂące se paie toujours au prix fort. Une joie infinie ne va pas sans un courage Ă©galement infini. Dans tes rires c’est ton courage que j’entendais - un amour de la vie si puissant que mĂȘme la vie ne pouvait plus l’assombrir. ❞ ▫ À la suite de la disparition prĂ©maturĂ©e de Ghislaine, son premier amour devenu son amie tant aimĂ©e, Christian Bobin entreprend de lui parler encore, de la cĂ©lĂ©brer, de lui rendre hommage. Le livre se compose de fragments de souvenirs, de bribes de vie oĂč leur amour affleure dans la chair et dans l’ñme. Par le deuil, ce texte bouleversant devient une dĂ©claration d’amour Ă  la vie elle-mĂȘme. Écrire devient une tentative de rĂ©parer l’irrĂ©parable. Bobin y affirme, avec une douceur infinie, que l’amour ne disparaĂźt pas avec la mort : il se transforme, devient une prĂ©sence plus lĂ©gĂšre, presque invisible, mais toujours vivante. Un texte d’une dĂ©licatesse rare, oĂč l’amour, plus puissant que la mort, demeure bien au-delĂ  de la derniĂšre page. ▫ Coup de ♄ pour ce texte d’une grande sensibilitĂ©. Bobin y explore l’absence laissĂ©e par la femme aimĂ©e, mais surtout la puissance de sa prĂ©sence, qui demeure. Avec une Ă©criture douce, mĂ©lancolique et presque poĂ©tique, il interroge ce qu’est l’amour dans son absolu : un lien du cƓur qui ne disparaĂźt pas avec la mort. Une ode bouleversante aux ĂȘtres aimĂ©s et Ă  ces liens invisibles qui continuent de vivre en nous. @editionsfolio #christianbobin #laplusquevive
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2 months ago
❝ Du corps Ă©rotisĂ©, aux bruits familiers d’une maison, aux lettres pour la premiĂšre fois tracĂ©es sur soi et le monde, l’intime s’approche au plus prĂšs de la singularitĂ©, de la diffĂ©rence la plus propre et la plus riche de chacun, qu’elle soit du cĂŽtĂ© du lien ou de la destruction. Celui ou celle qui a accĂšs Ă  cette rĂ©gion est celui ou celle qui, ayant dĂ©jĂ  donnĂ© des marques d’une loyautĂ© forte, pourra progressivement s’approcher de ces lieux de vĂ©ritĂ©. ❞ ▫Laurence Joseph, psychanalyste et psychologue clinicienne, s’interroge sur ce qui se construit lorsque les frontiĂšres de l’intime sont prĂ©servĂ©es, et sur ce qui se dĂ©fait lorsqu’elles sont fragilisĂ©es. Pour penser cette question, elle convoque la figure mĂ©diĂ©vale de la fĂ©e MĂ©lusine, vĂ©ritable allĂ©gorie de l’intime, qui incarne ce lieu Ă  soi, indispensable pour qu’une transformation puisse avoir lieu : cet espace de parole oĂč, selon l’autrice, le sujet de la psychanalyse peut advenir. À partir de lĂ , elle analyse les effets des confinements, qui ont profondĂ©ment mis Ă  mal ces territoires intĂ©rieurs. Elle observe chez certains patients une « chute de l’intime », marquĂ©e par une tonalitĂ© mĂ©lancolique rappelant l’appauvrissement du moi dĂ©crit par Freud. Elle rappelle que l’intime ne se rĂ©duit pas au privĂ© : il naĂźt de la rencontre, du langage et de l’altĂ©ritĂ©. Une rĂ©flexion sensible qui invite Ă  considĂ©rer la fragilitĂ©, et la nĂ©cessitĂ©, de cet espace intĂ©rieur oĂč peuvent encore se transformer nos vies. ▫ Laurence Joseph analyse avec finesse les consĂ©quences Ă©thiques, sociales et politiques. Elle montre comment les discours s’appauvrissent, les subjectivitĂ©s se vident et l’altĂ©ritĂ© s’érode, jusqu’à fragiliser le lien qui nous relie au monde. Elle rappelle que la mĂ©lancolie, souvent nourrie par un sentiment d’abandon, peut aussi ĂȘtre un signal d’alerte politique. Elle souligne que l’intime n’est jamais un simple repli sur soi : il suppose au contraire une ouverture, la possibilitĂ© de rencontrer cette part inconnue de nous-mĂȘmes. Un essai stimulant que j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ©, notamment parce qu’il explore ces territoires fragiles et prĂ©cieux de l’intime auxquels je suis particuliĂšrement sensible.
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2 months ago
❝ Les failles ne sont-elles pas au contraire un lieu fĂ©cond oĂč il nous est donnĂ© d’exister, de penser, de s’affirmer, de se rencontrer ?❞ ▫Charlotte Casiraghi explore cette brisure intime que nous portons tous : une faille qui fragilise, mais ouvre aussi un chemin vers plus de luciditĂ©. Son livre naĂźt d’une quĂȘte personnelle, celle de trouver, dans les mots des autres, la preuve qu’une blessure peut devenir force et promesse de relĂšvement. GuidĂ©e par F. Scott Fitzgerald, Marguerite Duras, George Sand, Anna Akhmatova, Colette, HonorĂ© de Balzac, Sigmund Freud, Anne Dufourmantelle et Gilles Deleuze, elle montre que la littĂ©rature, « science du cƓur humain », Ă©claire nos zones d’ombre mieux que tout autre discours. Entre fragments personnels et destins d’écrivains, elle rĂ©vĂšle comment, l’écriture devient nĂ©cessaire, car elle impose une exigence de vĂ©ritĂ©. À rebours d’une Ă©poque pressĂ©e, elle dĂ©fend la lenteur et la crĂ©ation comme chemins de rĂ©silience : avoir toutes les raisons de dĂ©sespĂ©rer, et pourtant continuer d’espĂ©rer
 ▫Coup de ♄ pour cet essai littĂ©raire et philosophique, Ă  la fois dĂ©licat et profond. La plume de Charlotte ne cĂšde ni au pathos ni Ă  la complaisance et semble ne craindre qu’une chose : s’appesantir sur elle-mĂȘme. Alors elle se tourne vers les fĂȘlures des autres, vers ces Ă©crivains qui lui ont servi de supports de projection pour approcher l’abĂźme sans s’y perdre. Car on choisit souvent de lire en Ă©cho Ă  ce qui nous habite : les livres nous tendent un miroir grossissant de nos fragilitĂ©s et nous aident Ă  mieux les comprendre. Le fil conducteur du livre m’a profondĂ©ment touchĂ©e : la vie nous fragilise, mais nos fĂȘlures peuvent aussi devenir une force crĂ©atrice, Ă  condition de ne pas les Ă©riger en identitĂ©. Chacun peut se retrouver, Ă  sa façon, dans ces pages. Une mĂ©ditation sensible et vibrante sur la vulnĂ©rabilitĂ© comme force, et sur le pouvoir des mots capables de transformer la chute en Ă©lan.
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2 months ago