Des livres et du cinéma

@marion_quantin

Ton cadavre exquis 💀❤️ aux @editions_pol
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❝ Tu es mort et c’est à mon tour de me reposer en paix. Avec toi, je veux enterrer ma colère et ne pas me retrouver à cracher ou danser sur ta tombe. Je ne veux pas continuer à perpétuer tes mensonges. Trahir ton secret, ce n’est pas trahir ta mémoire. C’est m’offrir le cadeau de survivre. Sans ça, comment pourrais-je t’honorer et te rendre hommage? ❞ ▫️La narratrice est thanatopractrice : cela consiste à prendre soin des morts, à atténuer la violence de leur disparition, à leur redonner, autant que possible, un visage humain. Mais ce jour-là, sur la table métallique du funérarium repose son père, mort dans la nuit. Cet homme n’avait rien d’une figure aimante. Alcoolique et violent, il a laissé derrière lui une relation brisée. Face à ce corps inerte, la narratrice ne se contente pas d’exercer son métier : elle affronte un passé enfoui. En prenant soin de ce père qu’elle n’a jamais vraiment eu, la narratrice accomplit un geste symbolique : elle reprend possession de son histoire et de son propre corps, pour mieux revenir à la vie. ▫️Coup de ♥️ pour ce texte déchirant, construit comme un requiem intime. L’écriture, d’une grande beauté, sublime la dureté du propos et lui confère une intensité rare. Marion Quantin y explore un territoire singulier : celui où le geste technique devient un langage traversé d’émotions contradictoires. Une question troublante traverse le récit : préparer le corps de son père, est-ce lui rendre un dernier hommage ou accomplir, avec une précision froide, une forme de parricide symbolique ? Cette ambiguïté en constitue la force. Derrière la rigueur des gestes de thanatopraxie se mêlent rage, amour et instinct de survie. Ce face-à-face avec la mort dépasse le cadre du métier pour devenir une exploration vertigineuse de la perte, que la narratrice choisit d’habiter plutôt que de fuir. Un texte dur, sans concession, mais profondément bouleversant, qui transforme un savoir-faire technique en acte de sens : un geste d’amour, de colère, et surtout de survie. #marionquantin #toncadavreexquis #editionspol #bookstagram #lecture @marion_quantin @editions_pol
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8 days ago
Youhou 🥳 Tellement heureuse pour ce scénario co-écrit avec Santiago ❤️ @1_jour_1_dessin_luc_desportes @marcantoine247 @jesuisbiencontent
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10 days ago
J’ai découvert ce livre grâce à @hela.thanatopraxie et je dois dire qu’il ne laisse pas indifférente.. Ton cadavre exquis est un livre dur. Dur par son histoire, mais surtout par ses mots. Des mots parfois bruts, dérangeants, presque violents mais d’une justesse troublante. Une lecture qui remue, qui questionne, qui bouscule et qui laisse une trace.. Il y a un passage qui m’a particulièrement marquée et que j’ai eu envie de partager ici, parce qu’il résonne énormément avec ce que je ressens dans mon métier : « Travailler avec les morts me calme et ne me fait jamais peur. Seuls les vivants ont le pouvoir de me terroriser. Pour de vrai. Les cadavres ne me courseront jamais, ils ne me détruiront pas d’un regard, leur bouche ne m’insultera pas, ils ne m’étrangleront pas pour supporter leur impuissance. Seuls les vivants peuvent être des monstres. Les sorcières, les ogres, les vampires sont des pères, des mères, des oncles. Ils ne sont pas imaginaires. » Ce passage, c’est exactement ça : les morts apaisent et les vivants, eux, peuvent parfois blesser bien davantage. Félicitations à l’autrice @marion_quantin pour cette histoire bouleversante.. dure, oui, mais vraiment marquante 🤍 #NolwennLeliveldThanatopraxie #thanatopraxie #soindeconservation #toncadavreexquis #secteurfunéraire
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15 days ago
Quand tu aimes lire mais que le paysage prend le dessus 🪼🐟🪼
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19 days ago
@festivaldulivredeparis ☀️ au stand @editions_pol Comprendre enfin à quoi sert ta photo.
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29 days ago
A treat for myself ou 🍺🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿 Brighton à trois Des idées de lecture pour prolonger le voyage ???
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1 month ago
Mes cheveux tentent de m’annoncer quelque chose. J’aimerais croire que je suis une sainte mais j’ai bien peur de n’être juste qu’une barbapapa…
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1 month ago
Il y a une photos de ses parents. La mère est belle, le père ressemble à Yves Montand et tout semble heureux. Puis il y a la fille qui raconte si bien la violence qui consume les familles bourgeoises de province de cette époque : la rigueur et les non-dits, le malheur et les défenses de ses parents, le repli ou le vin à 11 degrés. Sylvie Altenburger est musicienne ce qui explique sûrement le rythme totalement hallucinant et maîtrisé de ce premier roman !! @editions_pol #unebellemaison
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1 month ago
Le coup de ⚡️de No #litteraturefrancaise 🇫🇷 📚 𝘛𝘰𝘯 𝘤𝘢𝘥𝘢𝘷𝘳𝘦 𝘦𝘹𝘲𝘶𝘪𝘴, @marion_quantin , @editions_pol 💬 La narratrice a des comptes à régler avec son père, qui n’a pas toujours été à la hauteur. Quelle meilleure occasion de le faire qu’en lui prodiguant les derniers soins après sa mort ? Chaque geste est l’occasion d’évoquer un souvenir, de décortiquer la relation si puissante au père défaillant. 𝑪𝒆 𝒕𝒆𝒙𝒕𝒆 𝒑𝒍𝒆𝒊𝒏 𝒅’𝒂𝒎𝒐𝒖𝒓 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒉𝒐𝒎𝒎𝒂𝒈𝒆 𝒗𝒊𝒃𝒓𝒂𝒏𝒕 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆, 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒅𝒐𝒖𝒍𝒐𝒖𝒓𝒆𝒖𝒔𝒆 𝒔𝒐𝒊𝒕 𝒆𝒍𝒍𝒆, 𝒆𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒏𝒐𝒏 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒃𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆́𝒗𝒐𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒅𝒆𝒖𝒊𝒍, 𝒒𝒖𝒊 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒍𝒖𝒊 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆. #anepasmanquer #librairieindependante #lesorageuses
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1 month ago
Trifouiller les cadavres. Les rafistoler. Boucher les orifices, masquer les odeurs de putréfaction. Voilà le travail de la narratrice, thanatopractrice. Sauf qu’aujourd’hui ce n’est pas un cadavre ordinaire. La dépouille, c’est celle de son père, qu’elle a vénéré autant que détesté. Charismatique, autodestructeur, fascinant et fatigant, le patriarche aura pesé sur la vie de sa fille, et son cadavre est aussi encombrant que son existence. S’occuper de lui une dernière fois, le préparer pour le dernier voyage, c’est l’occasion de se retourner sur la petite fille qu’elle a été et de faire une oraison funèbre littéraire, à la fois percutante et sensible. Pour son premier roman Marion Quantin frappe fort et fait preuve d’une maitrise formelle remarquable. L’écriture vous happe dès les premiers mots et impressionne par sa maturité. Ce livre charrie des thèmes universel : la vie, la mort, la filiation, l’héritage, mais c’est la précision des gestes – pourtant clinique et froide, professionnelle – qui lui confère une dimension supplémentaire. Par ce dispositif ingénieux -quelle bonne idée ! - l’écrivaine nous emmène au plus près des entrailles de son père et cette autopsie se révèle pleine d’humanité. Marion Quantin pourrait paraphraser Victor Hugo : elle pleure un mort, mais salue un immortel. Car si ce roman est celui de l’envol – celui d’une fille qui apprend enfin à vivre sans l’ ombre paternelle – il rappelle aussi que les morts ne nous quittent jamais tout à fait. Pour le meilleur et pour le pire. En acceptant cette présence, l’autrice nous donne de l’espoir tout en esquissant une forme d’apaisement. Et semble nous chuchoter quelque chose de précieux : ne nous débarrassons pas de nos morts sans les affronter. Ritualisons ce passage important. Un véritable cadavre exquis : troublant, dérangeant, profondément vivant. A lire pour affronter l’implacable. Et vous l’avez lu ? Vous le lirez ? Dites moi ☀️ #chroniquelitteraire #marionquantin ##roman #littérature @marion_quantin @editions_pol
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1 month ago
Marion Quantin, Ton cadavre exquis (P.O.L) @marion_quantin @editions_pol ✍️✨ 🔹LE LIVRE À la mort de son père, « parce que notre vie fut une guerre morbide entre deux ennemis amoureux », la narratrice reprend l’écriture mais inverse le processus : elle fait appel à la fiction pour évoquer et affronter le réel. Elle imagine qu’elle est thanatopractrice et qu’elle décide de s’occuper elle-même de l’embaumement du corps de son père. « Pour prendre soin du corps de ce père mort trop abîmé par la vie, pour prendre soin de mon esprit vivant trop abîmé par sa mort. » Elle va déshabiller, nettoyer, désinfecter le corps, avant d’injecter dans les artères un produit à base de formol, drainer les gaz, les orifices naturels. Pour finir, rhabiller, maquiller, « rendre présentable » la dépouille. Toutes ces étapes rythment le récit de Marion Quantin qui s’adresse directement à son père. Chaque étape, tactile, physique, est l’occasion d’affronter les souvenirs d’une vie marquée à la fois par l’amour, la folie, la violence et la déchéance. « Le soulagement de ne plus devoir supporter cette laideur n’a pourtant pas suffi. Il fallait remettre de la beauté là où tout avait été sali. » Une beauté que la narratrice va chercher jusque dans la morbidité, sans complaisance aucune. La rigueur et la précision clinique du protocole des soins ultimes offrent à ce roman la forme d’un chant funèbre dans lequel faire entendre tout ce qui n’a pu être dit : aveux d’amour, blessures, tendresse comme répulsion, souvenirs heureux, extatiques, et souvenirs traumatiques. Entre conjuration et réparation, Marion Quantin livre un formidable et inquiétant roman d’amour. 🔹L’AUTEUR Marion Quantin est née à Dijon en 1984. Ton cadavre exquis est son premier roman. Elle écrit également pour le cinéma entre deux gestions de projets en entreprise. #prixleoscheer #premiereselection #deuxiemeedition #romanvrai
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1 month ago
C’est le prix @nouvelobs et c’est tellement mérité ! Cette fille est une “traqueuse de tendresse” et son livre d’une modernité folle. Je suis profondément heureuse pour elle et GO votre librairie ! Bravo @agathechar
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1 month ago