G.A.V est sorti en poche !
Pour tous mes galériens et galeriennes, ça ne coute plus 21 balles mais 9 euro.
Merci @mariedesmeures pour le boulot original. Merci @mademoisellele6 pour la patience et la reprise de flambeau.
Merci aux membres du jury du @prixalainspiess d’avoir su si bien le lire.
Allez lire ça fort, je crois que c’est pas mal.
#litterature #poche #coupdepoingdanslenez
Mon texte Dans les cordes a rejoint l’anthologie « Poèmes à l’usage d’un monde en flamme ».
C’est mon premier texte publié dans un livre de poésie. Un texte écrit en 2015, quand je montais encore sur scène pour hurler sur le public en Docs et crâne à blanc. Il y a eu du chemin. Je l’ai retravaillé pour l’occasion.
A l’époque, je rêvais de voir mes poèmes publiés. Personne n’en voulait. «C’est pas mal ton truc, mais on ne comprend rien avec tes mimiques de rappeur». Je ne savais pas alors que des mimiques pouvaient cacher quelque chose.
On lisait dans des bars, dans des squats, dans une salle essentielle @instants_chavires que j’aimerais remercier. C’était beau, c’était à l’arrache, c’était la bricole. On travaillait surtout la forme et comment la faire exploser. Le seul problème, c’était qu’on était toujours les mêmes. Pas mal de vieux, beaucoup de blancs, des poètes essentiellement. On performait devant celui de la veille. On se mangeait dans la bouche.
Quand 77, mon premier roman, est sorti, plusieurs maisons de poésie m’ont approché. La d’un seul coup je n’avais plus de mimiques, je n’étais plus un rappeur et ma poésie était soudain magnifique. « C’est clair, c’est précis, c’est juste, à l’os, tellement contemporain et percutant ». Avec mon ego de rappeur, j’ai bien sûr tout refusé.
Depuis, la poésie elle a changé. Des personnes marginalisées, précarisées, racisées se sont emparés de la scène pour dire des textes qui retournent bien au fond. Des textes de l’intime, un intime révolutionnaire, en renouant même avec un certain lyrisme. On revit. Ça fait du bien.
Bien sûr, les charognard ont aussitôt suivit. C’est comme ca qu’on peut voir des bourges dans des bars de bourges « déclamer » leur poésie bourgeoise, belle comme une citation Instagram sur un coucher de soleil, en montant sur des tables comme on grimperait une barricade. Mais je me perds.
Alors merci @lecastorastral d’avoir attendu, d’avoir été constant dans le désir. Merci @selim.a.a.x@mme_de_v et @rimbattal pour cette très belle invitation. Le livre est dehors. Et figurer parmis ces personnes qui charbonnent vraiment les mots dans un monde en flamme, ça m’honore carrément.
Hardcore + Poésie = Hard Poetry
Dans ce reportage, nous partons à la rencontre de Moher et de Marin, dont la rencontre a donné naissance à un projet “Jusqu’à l’aube Bétonnée”.
À la croisée des univers, leur collaboration mêle poésie, ambiance sonore, performance live et énergie hardcore punk, pour créer une expérience artistique brute et immersive.
De leurs échanges naît une ambition celle de poser les bases d’un nouveau genre, la “Hard Poetry” !
#moher #marin #hardcore #poésie #musique #art #anonymal
Avec Marin Fouqué, nous vous lirons "Pente Raide" demain à la Villa Médicis, venez si vous êtes à Rome ! Pensez à réserver sur le site https://villamedici.it/programme/pente-raide/
Amici di Roma, benvenuti sul nostro ripido pendio ! @marinfouque@villa_medici
Dying safely - نموت بأمان
X @husam_maarouf & @adrianotrm@villa_medici - 27.11.25
Lecture performée pour sac de frappe, voix et corps. Avec le meilleur arbitre @robbridger
Pour la Nuit Blanche, les deux auteurs Marin Fouqué et Husam Maarouf présentent ensemble et malgré la distance Dying safely – نموت بأمان, une performance inédite à deux voix.
Dans l’espace figuré d’un ring et accompagné du boxeur romain Adriano Tramontozzi, ils nous proposent à vivre et à entendre une réflexion en cours sur les notions de virilité et de violence, sur les différences profondes qui existent entre la boxe et la guerre, et sur ce que peuvent produire la violence et l’horreur une fois logées de force dans nos corps. Des impressions de combats se mêlent alors à des poèmes sur le génocide et la colonisation perpétrée par l’État d’Israël en Palestine.
Le temps d’une performance et comme sur un ring de boxe, les mots se regardent, se répondent – se percutant parfois.
C’est une année étrange où la chance se rappelle à nous chaque matin de bonne heure. On se lève. Il fait beau. Faut écrire. C’est pas différent d’ailleurs en fait, puisque partout il faut écrire, qu’on soit dans son dix-sept mètre carré à Aubervilliers ou allongé sur une plage de Caen, sauf qu’ici c’est à Rome. Et Rome c’est pas partout, c’est pas Aubervilliers, c’est pas Caen, c’est pas pareil. Attention, j’aime Aubervilliers. J’aime Aubervilliers comme un grand frère ou une grande sœur qui te dirait pendant une réunion de famille où chacun paraît content : viens te poser là gamin, t’as pas l’air très très bien, on a des choses à se dire. Mais Rome, c’est différent. C’est des musée, c’est des sculptures, c’est des ruines, des églises aussi, avec assez de choses au plafond pour se faire mal aux cervicales, et surtout, c’est des milliers d’années d’histoire. Ils disaient ça sur la brochure. Tellement de choses à voir qu’au début, je voulais un parking. Un parking ou un centre commercial, je m’en foutais, je n’étais pas difficile, en tout cas quelque chose que je connaîtrais par cœur pour me reposer les yeux. Parce qu’on peut parler de Paris, mais Paris c’est pas encore pareil. Parce que dans Paris, depuis que j’y suis monté pour les études, il y a un petit bout de mon histoire, et avoir un petit bout de son histoire dans une ville, ça efface souvent l’autre. On passe alors dans une rue, elle nous rappelle des souvenirs, et on en oublierait presque que le truc qui pointe tout là-haut s’appelle le Sacré-Coeur (et dans le 77 c’est encore pire, il y a tellement de vide que les seules choses qui tiennent sont les souvenirs) alors parfois je me demande, en me perdant dans Rome, comment ils font les gens d’ici pour écrire leur histoire au milieu de tout ce marbre. Mais je n’y penses pas trop, il faut bientôt rentrer, encore des trucs à écrire, parce que la chance ne dure qu’un temps. En fait, elle ne dure qu’une année.
Bon. Celle qui vient, je vous la souhaite belle. Belle et brûlante. Parce qu’il y a toujours des choses à faire, même au milieu des ruines.
✨ Retour en images sur un festival, tout en émotions, en créativité et en partage ! ✨
Du 16 au 19 octobre, Les Promesses de l’aube ont fait vibrer les mots et les émotions. Quatre jours dédiés à la découverte d’auteurs et autrices émergent·e·s, avec des ateliers créatifs, des performances musicales et des lectures percutantes.
📚 Rencontres passionnantes, 🎼 soirées mémorables, 🖋 ateliers d’écriture et d’illustration… Chaque moment a été l’occasion de partager le désir d’écrire et de célébrer la force des mots.
Un grand merci à Sylvain Prudhomme, parrain de cette édition, et à toutes et tous les artistes qui ont rendu ces journées inoubliables ❤️🔥
@rimbattal@marinfouque@moher.liv@blandinerinkel@piero.3000@syql0ne@louisechenneviere@selim.a.a.x@frau.roxana@stelios.exe@lauralisavazquez@maudevv@sebmartelmusic@simonjohannin@louisechenneviere@richardgaitet@laure.gauthier5@sergeteyssotgay
#FestivalLittéraire #LesPromessesDeLAube #Écriture #Lecture #Arts #Rencontres #Créativité
Photos : Pierre Gondard
@marinfouque • **Pente raide**, avec @samira.negrouche
Avec **Pente raide**, Marin Fouqué et Samira Negrouche osent un dialogue escarpé, dans lequel se percutent les préjugés et les possibles, les espoirs et les malentendus, les non-dits et la colère. Ils composent ensemble une partition à deux voix urgente, franche, courageuse, nécessaire. Un trait d’union entre nos deux pays.
🧷 Lien en bio pour en savoir plus !
#actessud #rentreelitteraire #bookstagram @debellefeuille