Souvenirs des coulisses de l’infini ..
Le jour s’est levé comme un rideau.
La maison, vaste et attentive, attendait déjà.
Les grandes portes vibraient doucement, ouvertes sur le jardin, comme si elles savaient qu’elles allaient servir de décor à une autre histoire.
Dans la cour, les voix résonnaient.
On déplaçait des tissus, on ajustait des lumières, on riait parfois.
Tout semblait organisé, mais derrière chaque geste se cachait une tension fragile : celle de vouloir être beau, d’incarner quelque chose devant l’objectif officiel.
Moi, je regardais autrement.
J’ai pris mes photos en silence, loin des éclats, à la recherche de ce qui échappait. Un bras laissé en suspens.
Un visage fatigué qui se relâche entre deux poses.
Un regard fuyant, presque timide, qui ne cherchait personne.
La pellicule argentique gardait tout.
Les ombres, la poussière, les plis des vêtements, les silences entre deux instructions. Ici, rien de lisse.
Seulement la vérité nue du moment.
Et peut-être qu’au fond, ce sont ces coulisses qui racontent le plus vrai. L’histoire de ce qui se vit avant d’être montré.
L’histoire de ce qui reste quand les projecteurs s’éteignent.
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