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Florian Rosinski

@ins.ski

Chercheur en culture visuelle Artiste
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Ni dump ni bonne année : En octobre 2025 j’ai aidé @rangalanga et @nadia_ratsimandresy a réaliser une installation/exposition autour de leur projet « Après la Mémoire », présenté au festival Musica @festival_musica_strasbourg à Strasbourg. C’était l’occasion de travailler avec eux sur leur histoire, la question des vécus diasporiques, des allers-retours et discussions que ça engendre. En résulte une forme éparpillée et habilement parfumée d’Ylang-Ylang. Le texte qui émaille les photos revient après -coup sur la pensée derrière la forme (bibliographie en DM pour les courageux). Le lieu servait de sous-couche visuelle à leur performance et d’espace de débats avec les publics. Merci à eux, et l’aide précieuse de @prisca_ratovonasy et @a_grandjean_ et @nicofathi et @abigailfowler75 pour l’installation et tout le reste. Merci aussi à @thais_breton pour les photos! Maintenant, go 2026 🏎️
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3 months ago
À Anvers, un samedi matin, j’ai vu une des plus belles images de ma vie : des juifs orthodoxes marcher sous la neige. Le blanc poudrait délicatement les toques en fourrure et les manteaux de satin noir. La toque s’appelle un shtreimel. Je l’ai appris petit : De Funès l’a nommée dans Rabbi Jacob. En allant plus loin, j’ai appris que c’était lié au tefilin, boîte noire contenant des versets de la Bible que les hommes majeurs portent pour la prière sur le front et le bras. La toque est parfois composée de treize fourrures différentes, en lien avec les treize attributs du dieu de l’ancien testament. Let It snow 🌨️
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3 months ago
J'ai publié un article dans la revue française des sciences de l'information et de la communication. J'y déplie comment on peut comprendre les discours d'exposition sur la photographie dans l'art contemporain. C'est à la fois une grille de lecture souple utilisable par des pros et le début d'une certaine conception de l'expérience esthétique. /rfsic/17104 Comme je travaille sur les médiations artistiques, je vous livre un aperçu. Peu de détails, à vous de lire et de me poser des questions au besoin. Parce que là, on est sur la tarte à la crème du genre. L’art interroge, bien sûr. Mais dans le texte, je montre plus précisément « comment » il interroge la photo. Pensée pour les collègues doctorants, docteurs, postdocs. IT GETS REAL/WE PUBLISH, WE PERISH ANYWAY. 🐌
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4 months ago
Retour sur l’exposition « Déplier le Paysage, les archives d’Annie Guyonnet », de Florian Rosinski (@ins.ski ) et Arthur Grandjean (@a_grandjean_ ), visible encore jusque fin novembre 2025 à @lacalle_chatillon L’exposition faisait la rétrospective du travail d’Anne-Marie Guyonnet, qui depuis près de quarante ans enregistre, collecte et documente la vie des gens de Chatillon-sur-Saone, l’histoire de la culture populaire endémique, du travail de la vigne aux pratiques et métiers du village. Fondatrice avec Cécile Huel et d’autres de l’association « Chatillon, d’hier pour demain », elle redonne vie aux carrières de grès qu’elle ouvre pour concerts et événements publics, coordonne la restauration de plusieurs ouvrages dont le Lavoir de la Corelle. Ses archives, volumineuses et singulières, donnent à voir, ici présentées aux habitants pour la première fois depuis plusieurs décennies, une histoire particulière de la vie paysanne et rurale. Avec la participation d’Annie, Claude, Marie, Daniel, Alyssa, Christelle et les gens du village que nous remercions chaleureusement pour leur accueil et leur bienveillance. Crédit photo : @ainat_
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7 months ago
Toujours à la recherche, actuellement. Comme il se doit : pas assez de deux yeux pour toute la beauté. Pas assez de cerveau pour toute la complexité, pas assez de deux bras pour tout ce qu'il reste à faire. Vite, la suite 🐬
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7 months ago
Déplier le paysage – les archives d’Annie Guyonnet Dans le langage commun, le mot paysage renvoie à une « vue d’ensemble qu’offre la nature, d’une étendue de pays, d’une région » (CNRTL). En réalité, le paysage s’étend au-delà du spectacle « d’une » vue, si l’on creuse un peu. Le mot, qui traverse la géographie et la peinture, désigne une idée riche, un complexe de choses. Dès que l’on passe un panorama à la loupe, des détails nous piquent et enrichissent l’ensemble. On observera des parcours, des gens, leurs histoires, leurs relations. S’y ajouteront des objets et des matières, naturelles ou non. Sans oublier que, pour exister, un paysage s’appuie sur des pratiques (agricoles, urbaines, intellectuelles…) qui laissent elles-aussi leurs traces. Le paysage châtillonais, documenté par Annie Guyonnet, ne fait pas exception. Cette exposition souligne ces composantes du paysage, observées par les regards singuliers. Celui d’Annie, le nôtre, celui des anciens habitants, le vôtre se croiseront sur un ensemble d’archives et d’œuvres compilées et consultées à Châtillon.
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9 months ago
Déplier le paysage – les archives d’Annie Guyonnet Dans le langage commun, le mot paysage renvoie à une « vue d’ensemble qu’offre la nature, d’une étendue de pays, d’une région » (CNRTL). En réalité, le paysage s’étend au-delà du spectacle « d’une » vue, si l’on creuse un peu. Le mot, qui traverse la géographie et la peinture, désigne une idée riche, un complexe de choses. Dès que l’on passe un panorama à la loupe, des détails nous piquent et enrichissent l’ensemble. On observera des parcours, des gens, leurs histoires, leurs relations. S’y ajouteront des objets et des matières, naturelles ou non. Sans oublier que, pour exister, un paysage s’appuie sur des pratiques (agricoles, urbaines, intellectuelles…) qui laissent elles-aussi leur traces. Le paysage châtillonais, documenté par Annie Guyonnet, ne fait pas exception. Cette exposition souligne ces composantes du paysage, observées par les regards singuliers. Celui d’Annie, le nôtre, celui des anciens habitants, le vôtre se croiseront sur un ensemble d’archives et d’œuvres compilées et consultées à Châtillon.
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9 months ago
Il y a quelques semaines, j'ai exposé une œuvre : "refaire sa vie" à la galerie neuf. Après avoir choisi des photos d'anonymes aux @archivesnancy et @laconserverieunlieudarchives j'ai mené des entretiens avec des archivistes pour inventer une vie à ces inconnus. Ensuite, partant de ce qui a été dit, j'ai recherché (un peu partout) des images que cette vie aurait pu croiser. Les choix sont plausibles : chaque boîte raconte la culture visuelle d'une époque et d'un lieu donné. En croisant mes méthodes de recherche et la licence artistique, on peut rendre compte de la chair des images. Mais très vite, les lacunes, les coupes et les approximations s'invitent. L'envers de l'archive, c'est l'oubli. Dans les boîtes, j'ai compilé autant l'un que l'autre. Merci à @bilobazar de m'avoir permis d'exposer avec tous ces talents ! Photos : @damegathe et @marguerite_kalt (Merci !) A la prochaine
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11 months ago
Valoriser ses déchets. Que fait-on de ce dont il faut se détacher ? Le plastique, les emballages ont colonisés nos paysages et nos corps. Pas franchement pour le meilleur, le plastique a changé le monde. Qu'en faire, quand cette matière est pourtant celle qui donne chair à tellement de souvenirs ? Comment changer mes habitudes quand ma mémoire est pleine de plastique ? À @lantre_atelier , j'ai produit 10 sérigraphies format A3 (42x29,7 cm) de ce dessin pour illustrer, en partie, cette grande question des souvenirs (pas toujours dingues, malgré nous). En clin d'oeil a la matière, le vernis fait bouger les couleurs. Ils sont à vendre, numérotés et signés. Écrivez moi 🖋️
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1 year ago
A Genève, l'eau est un sujet ⛲
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1 year ago
Pendant longtemps, à mes yeux, Ben n'était pas une personne mais une marque de trousses. L'incise pleine d'esprit signée "Ben" était le blason des filles cool dans la marche du goût adolescent. Domaine implacable, le nec plus ultra en cinquième devenait franchement plouc en troisième. Le passage au lycée relèguera définitivement ces trousses aux oubliettes du bon goût. Je n'y ai pas plus pensé. Plus tard, je découvrirais que Ben Vautier était une personne et même un artiste. Lancé dans la recherche, j'apprendrais l'existence de Fluxus. Nouvelle oscillation, le goût pendulait désormais à l'opposé. Ben devenait "un artiste qui compte". C'est lié à une histoire : Fluxus, l'après seconde guerre mondiale et l'avant 1968. Le programme flou, "rapprocher l'art et la vie" et acter (consciemment ou non) une rupture formelle. Le temps est aux cassures politiques et idéologiques de tout poil. Le monde peine à se décoloniser, tremblote devant sa propre horreur. Chauffées par la bombe, la solution finale et le baby-boom, les contre-cultures frémissent à petit bouillon dans la grande marmite de la Guerre froide. Le pop et la consommation soufflent sur la soupe pour la rendre plus digeste. Dans les hommage que je lis, on décrit l'œuvre comme poétique, iconoclaste ou potache. Un article est sorti du lot, la décrivant comme scandée par le suicide. Les petites phrases, les bons mots et performances régulièrement ponctuées par l'ultime blague anar. Qu'il réalisera à 88 ans, après la mort de sa femme, comme un choix. Le décalage avec les trousses me donne le vertige. Je ne sais pas si c'est important ou de bon goût. Je ne sais pas si c'est fort, dans l'absolu. Je vois juste qu'un nom contracte des pans entiers d'une histoire collective et individuelle. L'importance du nom, la circulation des oeuvres et des biens, la fin du médium unique, le changement pendulaire du goût, l'héritage de l'histoire, la persistance de la mémoire et la possibilité de choisir sa vie se télescopent sous une même démarche. Aujourd'hui, j'ai surtout peur qu'on mette les trousses sous le tapis. Tout comme les souvenirs qu'elles m'évoquent, les contradictions qu'elles symbolisent me paraissent cruciales.
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1 year ago
L'air du temps n'en finit pas de s'étirer. À ce compte là, autant continuer ses recherches ! Au programme : des images, encore. Toujours plus de regards, ce que l'on peut montrer, ce qui se cache, le poids de l'histoire et celui de nos usages. Et au milieu, nos corps. C'est reparti.
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2 years ago