[26 avril : Journée nationale des véhicules d’époque]
🏆 Retour sur le premier Grand rallye automobile de Lorraine 🏆
Se déroulant pour la première fois du 16 au 19 juin 1949, cette manifestation est organisée par l’Automobile Club-Lorrain, une association créée en 1898 dans le développer l’automobilisme en Lorraine. 🚗
📍 L’itinéraire choisi relie Verdun à Nancy, en passant par Saint-Mihiel, Commercy, Void et Toul. Il s’agit alors pour les participants d’effectuer le trajet à une moyenne horaire très précise, fixée par chaque concurrent avant la course et comprise entre 45 et 75 km/h. ⏱️
🏅Le concours se déroule en trois manches : un rassemblement des automobilistes à Verdun, puis une étape de régularité avec un contrôle secret entre Verdun et Nancy, et enfin une épreuve de maniabilité, démarrage et freinage sur la place de la Carrière à Nancy.
Indépendamment, les concurrents ont aussi l’opportunité de participer à un concours de confort et de bonne présentation des véhicules se déroulant place de la Carrière. 🚘✨
Aussi, un prix spécial « la Coupe des Dames » est attribué à la concurrente qui obtient le meilleur classement sans passager masculin à bord !
Brochure : Premier grand rallye automobile de Lorraine, 1949 – AMN – 3 R 60
Document : Statuts de l’Automobile Club-Lorrain, 1898 – AMN – 3 R 61
[15 avril 1808 : Naissance de Lisinka Poirel]
Le saviez-vous ?
🎭🎶 La Salle Victor Poirel est en réalité née d'une initiative de sa femme Lisinka Poirel !
Peintre, musicienne et amatrice d’art éclairée, elle constitue tout au long de sa vie une collection impressionnante d’œuvres et d’objets d’art. 🖼️
À la mort de Victor Poirel, Élisabeth Guibal, devenue veuve Poirel, réalise une première donation en son honneur à la Ville de Nancy, de 300 tableaux destinés à être exposés dans une galerie, et pour la réalisation d’une salle de concerts et de conférences.
De plus, à sa mort, elle fait de la Ville sa légataire universelle et encourage la fondation d’un asile à Rosières-aux-Salines dans un testament consigné par maître Dagand le 27 octobre 1883 à Nancy.
👉 Découvrez quelques extraits relatifs à ses donations
Documents :
Préfecture de Meurthe-et-Moselle, Arrêté concernant la donation à la Ville de Nancy par Mme veuve Poirel, née Guibal (Élisabeth), 5 juin 1882 – AMN – 2 L 13
Alexis Thomas Dagand et Georges Baudot, Acte notarial concernant la donation de Mme veuve Poirel à la Ville de Nancy, 6 février 1882 – AMN – 2 L 13
[7 avril : Journée mondiale de la santé]
🦠 Cette ordonnance du XVIIe siècle témoigne des mesures mises en place à cette époque pour préserver la santé des habitants de la ville. Par exemple, l’isolement des malades était déjà pratiqué lors des épidémies comme la peste, le choléra ou la tuberculose.
Seule petite différence :
Les barrages physiques de cette zone de quarantaine étaient gardés par des personnes armées de mousquets et arquebuses !
Une mesure qui n’était pas uniquement dissuasive, puisque l’ordre était donné de tirer sur les personnes s’approchant trop... 😱
Ordonnance : P. Rheingraff, Ordonnance portant défense aux malades de sortir de chez eux, 1630 – AMN – 14 Fi 307
[1er avril : Journée internationale de la blague]
Les Archives municipales de Nancy ne pouvaient pas laisser passer cette occasion en or de vous partager cette vanne !
Estampe : Jean Cayon, La vanne des grands moulins, 1853 – AMN – 3 Fi 100
[25 mars 1698 : Naissance de Jean Lamour]
Né le 25 mars 1698 à Nancy, Jean Lamour est baptisé en la paroisse Saint-Sébastien.
Après son apprentissage à Metz, il s’installe dans un atelier proche de l’église Saint-Sébastien. En 1726, il succède à son père en tant que serrurier de la Ville, ce qui lui vaut de nouvelles commandes.
Puis, au service de Stanislas, il est nommé serrurier du Roi en 1738. Il participe alors aux chantiers marquants de la Ville et ses alentours. Ainsi, il réalise les balcons du château de Commercy en 1745 et les grilles de la Primatiale en 1751.
Mais vous connaissez sûrement Jean Lamour pour son travail sur les actuelles places Stanislas et Carrière !
Estampes :
Jean Lamour, Balcons, Extrait du recueil des ouvrages en serrurerie que Stanislas (...) a fait poser sur la place royale de Nancy, 1768 – AMN - 15 Fi 4/10
Jean Lamour, Grilles de la Primatiale, Extrait du recueil des ouvrages en serrurerie que Stanislas (...) a fait poser sur la place royale de Nancy, 1768 – AMN - 15 Fi 4/11
Stanislas le Bienfaisant visite l'atelier et les ouvrages du sieur Lamour (frontispice du recueil), milieu XIXe siècle – AMN - 102 Fi 21
Jean Lamour, Grilles des angles d’entrée de la place royale, 1758 – AMN - 2 Fi 2
Carte postale :
Place de la Carrière, Grilles de Jean Lamour, vers 1920-1940, Daniel Delboy : Mirecourt – AMN - 106 Fi 434
[15 mars : Digital Cleanup Day]
Un bureau numérique en désordre, des fichiers introuvables, des doublons qui s’accumulent…
🧹💻 Et si vous profitiez du Digital Cleanup Day pour remettre de l’ordre dans vos documents ? Un espace numérique organisé, c’est du temps gagné et de l’énergie économisée !
En cette occasion, les Archives municipales de Nancy vous proposent quelques astuces pour faciliter la gestion de vos fichiers numériques au quotidien. 📂
👉 Retrouvez également des fiches détaillées et astuces pour gérer vos documents sur le site internet des Archives municipales, onglet « Conservez vos archives »
🕵️📜 La trouvaille de l’archiviste
À la fin du XIXe siècle, la France traverse une crise sociétale majeure, trouvant un point de cristallisation dans l’affaire Dreyfus, largement relayée et souvent traitée avec virulence par la presse, alors en plein essor. On y voit deux camps s’affronter, les Dreyfusards qui soutiennent l’innocence de l’officier relayée par la voix de l’auteur Émile Zola et les Antidreyfusards partisans de l’armée tenant alors des propos nationalistes et antisémites.
À Nancy, ces deux camps s’illustrent en début 1898. À la suite d’un article paru dans Le Progrès de l’Est le 17 janvier 1898 mettant en lumière la conviction de Zola, des étudiants manifestent dans les rues comme en témoignent ces rapports de police où on relève des formules comme « Vive l’armée », « Conspuez Zola ! À bas Dreyfus ! À bas les Juifs ».
Les répercussions de l’affaire sur la communauté juive ne s’arrêtent pas là et se manifestent aussi dans la vie quotidienne. En 1898, certains membres du Syndicat des commerçants de la place du Marché, aussi nommée place Mengin, envisagent de dissoudre l’organisation « parce qu’il y avait dans ce syndicat trop de Juifs cosmopolites étrangers qui voulaient nous dominer », dans l’optique de former un nouveau Syndicat de commerçants français de la place du Marché.
Documents :
Rapport du Commissariat central de police, 17 janvier 1898 – AMN - 2 I 82
Syndicat des commerçants de la place du Marché, Lettre au maire – AMN - sous-série 7 F – Travail (en cours de classement)
🕵️♀️ 📜 La trouvaille de l’archiviste
Aujourd'hui, découvrez la sous-série 2 K – Personnel : une mine d’or en généalogie qui permet de retracer des parcours de vie tels que celui d'Auguste Taron !
Né le 7 octobre 1847 à Nancy, Auguste Taron était domicilié 13, rue d’Alliance. Engagé volontaire le 6 juillet 1866 pour 7 ans, il est incorporé au 73e Régiment de ligne. Lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871, et plus particulièrement durant la bataille de Gravelotte, il est gravement blessé par balle au bassin et à l’abdomen le 16 août 1870.
Cette bataille donne d’ailleurs naissance à une nouvelle expression « ça tombe comme à Gravelotte », entrée dans le langage commun pour désigner une situation où l’on déplore de nombreuses pertes, ou bien pour évoquer une pluie battante.
Suite à cet épisode, Taron quitte le régiment pour exercer le métier de plâtrier. En 1884, apprenant la vacance de l’emploi de concierge aux marché aux bestiaux, il écrit au maire de Nancy : « que cette blessure et quoi qu’ayant recouvré une bonne santé ne manque pas de l’inquiéter au point de vue de la continuation de son métier de plâtrier, à cause de la position fréquente dans laquelle il est obligé de donner toutes ses forces debout et les bras levés autant que le corps le permet ». Il est nommé concierge de l’abattoir public de Nancy par arrêté municipal du 22 juillet 1884.
Documents : Dossier individuel d’Auguste Taron – AMN - 2 K
[26 février 1867 : Naissance d’Eugène Corbin]
Jean-Baptiste Eugène Corbin naît le 26 février 1867 à Nancy.
🖼️ Passionné d’art, il entretient des relations avec les artistes de l’École de Nancy, auxquels il fait souvent appel pour la décoration et la promotion commerciale des Magasins Réunis.
En 1934, Corbin a pour projet de faire don à la Ville d’une collection d’œuvres d’Art Nouveau nancéien. Cet acte témoigne de sa volonté d’inscrire l’École de Nancy dans l’histoire de l’art, dans une période où l’intérêt pour ce mouvement s’est quelque peu essoufflé.
Ses œuvres sont alors exposées dans la galerie nord de la salle Poirel, aménagée spécialement par le service municipal d’architecture. Des vitrines accueillent les objets décoratifs, les murs sont ornés de peintures, dessins et meubles. Au fond de la galerie, quatre ensembles mobiliers sont reconstitués sur des estrades : un salon, une chambre à coucher, une salle à manger et un bureau.
Actée officiellement en Conseil municipal le 28 mai 1935, cette donation Corbin marque la naissance du Musée de l’École de Nancy.
Acte : Extrait de registre des naissances de l’état civil, 1er janvier-12 août 1867 – AMN - 2 E 189
Plan : Salle Poirel, Galerie nord, Musée de l’École de Nancy, Donation J.-B. Corbin, emplacement des vitrines – AMN - 2 R 91
Procès-verbal : Extrait de la séance du 28 mai 1935, procès-verbaux des séances du 16 janvier 1935 au 16 décembre 1935 – AMN - 1 D 505
[14 février : Saint-Valentin]
En 1954, Nancy fête la Saint-Valentin ! 💞
Une célébration municipale est organisée autour de cet événement : cortège, feu de joie, réception des valentins et valentines à l’hôtel de ville et même un bal aux Magasins Réunis ! 💃
Ce programme réalisé par l’artiste Jean Varcollier nous donne un aperçu des réjouissances prévues lors de la « Nuit de Saint-Valentin » ! 💘
Programme : Nuit de la Saint-Valentin 1954, exemplaire définitif, 1954 – AMN - 431 Z 721
Note : Fête de la Saint-Valentin, Lettre à l’adjoint au maire M. De Lambilly, 1954 – AMN - 1 I 406
[13 février : Journée mondiale de la radio]
📻 Un petit plongeon dans les années 1930 ?
Découvrez les outils et les pratiques radiophoniques à Nancy et en Meurthe-et-Moselle à travers ces quelques publicités et un article de journal ! 📰
Publicités : Bulletin trimestriel de la fédération des radio-clubs de l’est, 2e année, n° 7, juillet-août 1937 – AMN – 2 R 161
Coupure de presse : Revue radio-Strasbourg, 7e année, n° 14, 1936, p. 1 – AMN – 2 R 161
[5 février 1700 : Armoiries de la Ville]
⚜️ L’Armorial général de France est un recueil d’armoiries dont la création est ordonnée par un édit du roi Louis XIV en 1696.
En échange du paiement de droits, ce registre public constate la propriété et garantit l’exclusivité des armoiries, dont l’usage était jusqu’alors libre et gratuit...
Ce document témoigne de l’enregistrement officiel des armoiries de la Ville par le cabinet de Charles Hozier, nommé garde de l’Armorial général de France.
Pour les plus curieux, les volumes de cet Armorial sont conservés à la Bibliothèque nationale de France, numérisés et consultables en ligne sur le site internet Gallica !
Ordonnance : Armoiries concédées à la ville de Nancy le 5 février 1700, fac-similé, XIXe siècle – AMN - AA 21