France, région de Marseille, 10.2024-02.2025.
À la fin du XIXe siècle, la famille Scotto di Vettimo, pêcheurs de sardines de la baie de Naples, fuit la pauvreté et immigre à Stora, en Algérie française. En 1962, mon grand-père Robert doit abandonner sa maison et l’usine familiale lors de l’indépendance. La famille embarque pour Marseille, où des milliers de pieds-noirs sont exilés. Ma mère, 10 ans, ignore alors qu’elle ne reverra jamais l’Algérie.
Grâce au soutien du
@cnap , j’ai pu retourner en Algérie, en Italie, et dans le le sud de la France, pour confronter les archives à la réalité actuelle de ces trois territoires méditerranéens, et raconter l’histoire des pieds noirs italiens d’Algérie.
“La vie sauvage affleurait d’elle-même au bout de chaque rue. On ne comptait plus les ravins des singes et les ravins des lions. La sensation d’être là , là et pas ailleurs, tenait aussi à cette présence invisible du monde sauvage, non encore détruit, comme à celle de la nature sauvage, non encore domestiquée. C’était là l’une des nombreuses raisons pour lesquelles l’Algérie n’était pas la France.”
— Jean-Louis Comolli, Une terrasse en Algérie.