New York, 2026
Le fracas dans mon corps, les couleurs vives dans mes yeux. Je parcours la rue, avide de capturer les lumières tant attendues.
Le monde s’affaire, je nage à contre courant. En somnolant dans les sous terrain ou fumant dans les parcs, je regarde ces personnes voltiger toujours plus rapidement d’un endroit à l’autre sans jamais se toucher.
Les formes peu à peu se dessinent : colorées, sombres et lumineuses ; qui dépeignent l’enchevêtrement de couches, la surenchère que représente cette ville.
Vernissage aux Ateliers Lautard, 2026
Ce samedi a lieu l’exposition collective Dualités à l’occasion des deux ans des @lesatelierslautard
L’idée est simple : chaque couple d’artiste partage un espace à investir librement afin de créer ensemble, échanger, se laisser influencer par l’autre ! Les œuvres se construisent dans le dialogue, parfois en harmonie, parfois en contraste, mais toujours dans l’écoute et la curiosité. Le mur devient un terrain de jeu, de rencontre et d’expérimentation, une conversation visuelle ou chaque collaboration fait naître une nouvelle énergie.
A cette occasion je partage un pan de mur avec la peintre @emilie_marchandin_art et le reste de l’espace avec beaucoup d’autres artistes que vous devriez venir découvrir ce samedi à partir de 17:00 au 23 rue Lautard, 13003 Marseille.
Merci à @_gol3m , @anmoraess et @manou_ou_manu
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Les eaux vives, 2026
Il y a deux ans je rencontrais pour la première fois l’équipe de natation synchronisée de marseille. Aujourd’hui je me replonge dans le grand bain avec elles pour continuer cette série. Mettre en valeur le sport féminin m’apparaît comme une évidence : la cohésion d’équipe et l’effort physique au profit de la création artistique m’inspire pour créer ces images.
Petit à petit je fais ma place au milieu de ce groupe de jeunes femmes, nageant le plus vite possible pour ne pas me retrouver au milieu de leur danse aquatique. Sous l’eau j’oublie tout, même de respirer, observant leurs mouvements synchronisés à travers l’œilleton de mon appareil.
@marseilledolfin
Studio Tribu, 2026
Cette semaine, j’ai choisi de consacrer mon temps à nourrir mon portfolio. En attendant d’être contacter pour du travail rémunéré, je continue à explorer. C’est aussi l’occasion de pousser la recherche autour du corps, une thématique qui a toujours éveillé ma créativité.
Merci à la douceur de @margaux_yoga pour son accueil chez @studiotribumarseille , et à l’énergie des superbes @flore.jng , @annoush.d , @selmaya.yoga , @manondrech , @justine_maya_milesi et @feesetpirates
Archaos, 2025
Le Pôle National Cirque Archaos, basé dans les quartiers nord de Marseille, est un lieu majeur du cirque contemporain, dédié à la création, à l’accueil d’artistes et à la diffusion de spectacles. Il porte une attention particulière au travail avec des publics très variés, en développant actions culturelles, ateliers et projets de médiation qui favorisent l’accès au cirque pour tous, sur le territoire marseillais.
Au cours de ces derniers mois j’ai eu le plaisir de documenter une grande majorité de ces ateliers et de rencontrer de drôle de circassiens.
En tant que photographe j’aime documenter dans des conditions qui s’ancrent dans le temps et dans l’espace me permettant de me faire ma place et m’amuser à retranscrire l’ambiance du spectacle vivant que l’on retrouve nul par ailleurs.
Il y a un an, je rendais visite à Mariline et Sophie sur leur exploitation. C’était la periode de la tonte : à cette occasion, trois femmes et trois hommes étaient au rendez-vous pour deux jours de travail intense.
Enfermées dans la bergerie, portes closes, les bêtes sont volontairement resserrées les unes contre les autres afin d’augmenter la chaleur de leur corps et faciliter la tonte.
À ce moment-là, la laine se détache sans effort sous le passage du rasoir, donnant l’étrange sensation de trancher dans du beurre fondu.
Cruel Summer, 2025
À mi-chemin entre témoignage et fiction, cette série retranscrit le parcours tortueux d’un été sans fin éprouvé dans nos chairs et dans nos cœur. L’histoire d’une enfant sauvage flottant loin, évitant le danger et celle d’un amour quittant le lit sur la pointe des pieds. Dans cet état de basculement se mêlent absence et résilience, nous invitant à reconsidérer l’affection offerte à nos ami·es les plus chers et nos amours les plus tendres. L’appareil photographique devient alors catalyseur, médiateur, véritable plume capable d’extraire le chagrin et de fixer la douceur, lorsque nos cœurs sont trop lourds pour se souvenir.
Aperçu en cuisine, Sainte Marthe, 2025
Petite passage dans la cuisine de mon amie Constance accompagnée de son acolyte Virginie. Ensemble elles nous régalent les papilles sur la terrasse de l’épopée. On s’abreuve en face au bar du Cercle de Sainte Marthe (1888) lieu historique de rencontres et de pétanques.
@_demiportion@lasource_epopee@epopeevillage
Octobre, 2025
A l’occasion de ce mois si spécial à mes yeux je vous partage mes dernières avancées sur la série Une personne prodigieuse (2021-2025)
Cette série explore le lien affectif entre deux sœurs jumelles. Un lien intime, tissé dans les espaces du quotidien : un salon, une chambre, un appartement. Par le portrait, je capte des fragments de leurs gestes, de leurs regards, de leurs proximités.
De Naomi à Calypso, un langage commun se déploie. Un référentiel partagé, fondement d’un monde qu’elles éprouvent à deux. Le dialogue que j’ouvre ici, est à la croisé du genre, de la sororité et de la sensibilité artistique. De leur côté, elles racontent ce que signifie être jumelles dans une société qui projette sur elles ses fantasmes et ses clichés.
À travers cette exploration de l’adelphité, c’est aussi ma propre histoire que j’interroge. Ayant grandi dans une fratrie, avec un frère cadet né le même jour que moi, ce lien particulier, je le connais.