Eric Pessan

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✨ÉRIC PESSAN✨ @auxforgesdevulcain 💬PAROLES DE LECTEURS dans les slides⬆️ 🎙️PENDANT LA RENCONTRE VLEEL @ericpessan a dit: « Je rencontre au cours de mes visites scolaires beaucoup de jeunes qui ne lisent pas. Et alors qu’on est rentré dans l’Histoire en inventant des histoires, je me suis demandé : que se passera-t-il au moment où on abandonnera la lecture et l’écriture ? Et cette question j’ai voulu la traiter autour d’une fiction. » « La structure, elle, est venue progressivement. Une idée n’est jamais un livre. » « Les citations constituent environ 60% du texte, et à partir d’elles, le plaisir et à la fois les ennuis d’écriture ont commencé. » « Je m’inquiète toujours en cours d’écriture ; mais je savais qu’écrire de cette manière donnerait à ce livre une certaine singularité. » 📖EXTRAIT de ON NE VERRA PAS LES FLEURS LE LONG DE LA ROUTE : « Je ne sais pas comment font les gens pour réfléchir sans lire et écrire, j’ai besoin des livres pour penser, c’est un mouvement de désir toujours relancé ; un mouvement vivace, joyeux-grave, illuminé, joueur et implacable en même temps, constamment animé par une fantastique invention verbale. Je veux écrire. Lire aussi était aussi une façon de vivre. » 📚LE CONSEIL DE LECTURE D’ ÉRIC PESSAN : LA GRANDE ANTHOLOGIE DE LA SCIENCE-FICTION - triple direction : Demètre Ioakimidis, Jacques Goimard et Gérard Klein. 🎧Le replay de la rencontre est disponible sur YouTube et en podcast✨ ➡️Les chroniques complètes citées dans les slides sont à retrouver sur les comptes de @nicolemotspourmots @sbailly @lagarde_seb @latelierlitteraire @pauline_litterature @liboveok 🌟VLEEL OUVRE VOS HORIZONS LITTÉRAIRES🌟 @ericpessan @auxforgesdevulcain #onneverrapaslesfleurslelongdelaroute _______________ @serial_lecteur_nyctalope
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1 day ago
LUI. Je vais sans doute regretter quelque chose. Mais quoi ? On ne sait jamais à l’avance. ELLE. Je regrette l’époque où je supportais les gens et le bruit que font les gens. L’époque où j’allais dans les manifs avec le but avoué d’augmenter la proximité et le taux d’amitié dans le monde. LUI. Je suis celui qui t’a fait passer ce goût ? ELLE. Non. Tu te donnes trop d’importance. Tu es celui qui vit autour de moi. J’ai simplement cessé de croire que les autres détenaient une solution. Une solution que j’aurais ignorée. Une formule. Stéphane Bouquet, Six heures plus tard, @editions_pol
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1 day ago
Pourquoi dites-vous que vous étiez plus jeune ? Qu’est-ce que cela veut dire, être plus jeune ? Qu’est-ce que cela veut dire, être enfant ? Cela signifie-t-il que vous n’étiez pas la même personne ? Cela signifie-t-il que vous n’étiez pas la même personne, puisqu’on vous appelait autrement ? Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que vous étiez la même personne ? Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que vous étiez la même personne, alors qu’on vous appelait autrement ? Qu’est-ce qui a perduré ? Qu’y a-t-il de commun entre la personne que vous avez l’impression d’avoir été et celle que vous êtes ? Ce qu’il y a de commun entre vous et vous suffit-il à affirmer que vous êtes la même personne ? Êtes-vous la même personne ? Pierre de Valévoux, N’est-pas le livre en question ? Éditions do @editionsdo
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2 days ago
Je repense à notre enfance, à cette petite quinzaine d’années où nous étions encore tous ensemble. J’y pense sans cesse, car je ne peux que me tourner vers ce qui a été. Les jours à venir sont si loin de nous. J’affectionne l’idée que nos vies auront quand même compté, même si ce n’est plus que dans ma tête, et peut-être dans celle de Franck, bien que j’en doute, car je ne distingue plus grand-chose de sa présence. On ne peut pas dire que nous avons été heureux, sans doute pas au regard de ce que les gens désignent comme le bonheur. D’abord, nous étions pauvres et c’est une composante qui peut détruire les jours. Notre mère comptait l’argent sur la table de la cuisine et elle savait bien qu’il n’y avait pas de quoi rêver. Mais on s’en sortait tout de même. Nous n’avions pas faim, nous avions des habits, une télé. Mathilde Ribot, Aucun dieu ne l’aura voulu, @editionslateliercontemporain
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3 days ago
Je voudrais dire chaque jour le même mot, et observer l’infime mouvement qui le broie, le déplace, le condamne ou le sacre. Lancer ce mot à travers un récit, pour voir ce qui lui arrive d’inattendu. Comme il se plie, résiste, se modifie. Comme il tombe en désuétude. L’accompagner. Changer avec lui. Je porte un nom. Je le trimballe à travers la vie. Je lui en fais voir. Je voudrais porter un mot de la même façon, avec la même constance, la même indifférence. Un jour un mot sort de sa définition. Une personne échappe à son nom. Une heure s’enfuit de la journée. @antoinebasilemouton , Nom d’un animal, Editions La Contre Allée
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4 days ago
Comme une distance Entends-tu le bruissement des prairies là où tu es ? Existe-t-il une clameur ou le simple chuintement du vent ? Je vérifie les sons, ne perçois rien d’autre Que ma peur, ou quelque chose de ma peur, en dessous. Les vivants restent debout attachés à tout ce qui circule éclats de terre bouffées de neige pure mais c’est toujours une vision de derrière leur fenêtre, quand ils sont au chaud, dans l’attente d’une sonnerie leur laissant croire que l’ami va bientôt rentrer à la maison. Seule ta voix gravée au cœur d’un cercle maintenant vibrant matériel comme Restes de toi Dans l’autre monde / Restes de moi dans ce nouveau monde encore si peu crédible. Une cassure sans bruit dans le trou noir. Certains jours on se sait condamnés à n’aimer que les vivants. @laurencewernerdavid7 , Dans l’abri anglais, @editions_lanskine
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5 days ago
J’ai quitté mon travail pour me consacrer à la poésie mais ça fait presque un an que je ne fais rien. RIEN À part regarder par la fenêtre de ma chambre en mangeant des crêpes farcies de chez Mhajbi. J’ai beau regarder toute la journée mon téléphone, personne ne m’invite jamais à faire une lecture. Personne ne m’invite à faire une résidence à l’étranger ou à contribuer au prochain numéro d’une revue de poésie d’avant-garde. Personne ne m’invite à participer à la table ronde « La poésie peut-elle encore changer le monde ? Si oui, comment doit-elle s’y prendre ? » Personne ne m’invite jamais. TOUT LE MONDE M’A OUBLIÉ Yoann Thommerel, Mon cœur crépite à mort, @vroum_vehicule
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6 days ago
Dans Midi libre aujourd'hui.
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14 days ago
Des bras nous happent, des doigts tordent nos joues. On nous palpe, on nous tâte. Le couloir est plein de voix, saturé de corps, les enfants zigzaguent entre les jambes, les femmes s’essuient les yeux en même temps qu’elles nous grondent, les hommes parlent trop fort, se coupent la parole, s’échauffent. Derrière nous, le cercueil de mon père avance par à-coups, ballotté comme une barque sur la houle. La maison est une mer agitée. La foule des cousines, des cousins, des oncles et des tantes se transforme en vagues serrées qui nous repoussent et nous ramènent, nous secouent d’avant en arrière. À chaque poussée, le cercueil tangue, heurte le chambranle. Les porteurs se ressaisissent comme des marins chahutés par la tempête. L’air lui-même roule et déferle, gonflé de prières scandées. Le cercueil est à la fois embarcation et naufrage. Des mains s’accrochent aux poignées pour l’aider à passer, d’autres nous retiennent par le bras. Enfin, le salon se déploie. La foule s’y engouffre. Le cercueil, lui, cogne contre l’angle du mur. Les porteurs reculent, reprennent, essaient de biais, à gauche, à droite. Rien n’y fait. On se bouscule, on s’agace : «Poussez ! », « attendez ! », « de l’autre côté ! ». Les voix montent, chacun sa stratégie. La caisse ne passe pas. Quelqu’un murmure qu’il faut la lever. On hésite. On tente encore une fois, en oblique. Rien. Alors les porteurs glissent leurs mains sous les poignées, redressent la boîte, la dressent à la verticale. Les planches gémissent, la caisse se hisse, grince contre le mur, racle l’enduit. Et tous, d’une même élan, détournons les yeux : personne ne veut imaginer le corps tassé dedans, affaissé comme une poupée de chiffon. Un silence brutal s’abat. On n’entend plus que le souffle des porteurs, court, haché. Une tante surgit, rouge, haletante, ses bras jetés autour de mon cou. Elle m’écrase contre elle jusqu’à me couper le souffle. Et dans la chaleur suffocante de sa poitrine où je voudrais creuser des tunnels de chair pour trouver un abri, la maison recrache tout. Morts et vivants, souvenirs et présents, rancunes et pardons. @louisayousfi62 La grande méthode, La Fabrique
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19 days ago
Coucou ! (Boîte à livres)
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19 days ago
J’ai toujours aimé Laval, peut-être parce Alfred Jarry est né ici (merdre !), peut-être parce que cette ville est à la fois belle et mélancolique, peut-être parce que -depuis plus de 20 ans- à chaque fois que j'y suis venu, c’est en écrivain invité. Pour l'heure, c'est parti pour une semaine de rencontres scolaires avec la bibliothèque de l’agglo et la librairie M’lire.
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20 days ago
Aujourd'hui mercredi, à 18h30, à la Machine à lire (Bordeaux).
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25 days ago