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Que ce soit avec son amie Rosy Martin (photographe, psychothérapeute et activiste anglaise), au sein du collectif féministe des Hackney Flashers, ou avec son ex-mari, l’éditeur et photographe Terry Dennett (1938–2018), Jo Spence a une pratique résolument collective de la photographie. En solo ou en collaboration, les expérimentations photographiques de Jo Spence oscillent entre archives intimes, travaux pédagogiques et objets d’art. Le principe de la romance et les relations interpersonnelles, qu’elles soient familiales ou amicales, tiennent une place centrale dans son œuvre.
Conçue par Georgia René-Worms, en collaboration avec @gallien.dejean et @emmanuelhguy cette première monographie française de l’artiste réunit plus de 120 œuvres et documents inédits en France, issus du Jo Spence Memorial Archive (Birkbeck, University of London) @jo_spence_memorial_library , de la Richard Saltoun Gallery @richardsaltoungallery (Londres) et de la Bibliothèque Kandinsky – Centre Pompidou (Paris). Du soutien du fonds de dotation agnès b. @la_fab_officiel
🫶🏻Merci éternels Patrizia Di Bello @ptzdibello , Fanny Lautisier @fannypouic , @annie.maurette , @basilesnohg , @lionel_catelan , @rosanna.puyol_boralevi , @multicasquette_ #jospence #georgiareneworms
TONIGHT CHEZ TREIZE 24 Rue Moret
Vernissage le samedi 11 janvier de 18h à 22h.
Ouvert du vendredi au dimanche, 14-18h, et sur rendez-vous.
La série EROS CENTER composée de grandes peintures sur papier et de petits dessins constitue un départ et un déport par rapport à sa pratique. Les imprimés architectoniques disparaissent peu à peu, le rêve moderniste se voit remplacé par son cauchemar : on croit distinguer les tours de béton et d’acier dont on ne sait plus si elle sont là inachevées ou déjà détruites par la catastrophe. Le plexiglas, matière fétiche de l’artiste, a disparu pour laisser place à une peinture gestuelle dont le trouble et liquidité frôlent l’informel, ou flirtent, c’est selon, avec ce que l’artiste Amy Sillman nomme avec tendresse un détournement camp de l’expressionisme abstrait. Ce n’est qu’en s’approchant de chaque œuvre que ces traces fluides se révèlent être un enchevêtrement confus de bras, de jambes, de mains et de sexes enlacés – des corps à n’en plus finir. Extrait du texte @emmanuelhguy Qui a accompagné la réalisation de cette exposition.
Merci à l’equipe de Treize, @jmshrtn , @david_cluzeau , @georgia_r_w , et tant d’autres pour leur soutien
Retour en images sur la journée d'hier et l'atelier dessin et exposition organisée avec la galerie #treize ! Une journée de création et de partage bien chargée ! Merci à @ethanass et @emmanuelhguy pour le super accueil et à tout les jeunes ayant participé, les curieuxses de passage et les artistes ! On vous communiquera au plus vite un prochain rendez vous avec l'équipe de #Treize !
Pour trouver la Galerie Treize qui nous a accueilli hier c'est 24 rue Moret 75011, voisine de la Maison des Métallos !
Le coup du parapluie
Treize, 6-9 avril
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Au début du siècle dernier, l’anarchiste Marius Jacob et sa bande, « les Travailleurs de la nuit », pratiquaient le cambriolage redistributif. Ils avaient mis au point une technique particulièrement ingénieuse connue sous le nom de « coup du parapluie ». Inséré fermé dans un petit trou pratiqué dans le plafond de l’appartement ciblé depuis celui du dessus, le parapluie une fois ouvert servait de réceptacle empêchant les débris de faire grand bruit en tombant au sol, tandis que ledit petit trou était agrandi par les cambrioleurs pour se frayer ensuite un passage vers le lieu du larcin.
Treize se définit volontiers comme un parapluie qui abrite diverses activités de production et de programmation. L’image est un peu tendre, on en convient, pour ces temps de grande brutalité. On a tôt fait de se faire confisquer ce qui nous protège, même s’il pleut.
Du 6 au 9 avril, Treize accueille une programmation pour charrier les ordures et les décombres de ces temps brutaux. Vous y êtes convié·e·s. Les événements sont à prix libre, ce que vous donnez sera reversé aux caisses de grèves.
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PROGRAMME
Jeudi 6 avril, 19h30
Anne-Lise Coste, « Rassemblement national »
Lecture-performance
Vendredi 7 avril, 19h30
Olivier Cheval, Lorraine Druon & Jean de Sagazan, « Noir Minitel »
Exposition, lancement, projection, discussion
Samedi 8 avril, à partir de 13h
Dépense Défensive, Labor and Love
Book Club, session d'enregistrement (sur inscription)
Dimanche 9 avril, 17h-21h30
totalement gratuit, sans argent
Gregory Pickup, Pickup's Tricks, 1971-73
Projections à 17h, 18h30 et 20h
à Treize, 24 rue moret, 75011
Valentin, étudiant en BTS audiovisuel au Lycée Suger de Saint-Denis a été percuté par un policier à moto alors qu'il manifestait le 21 mars (vous avez sans doute vu les images).
Nous, enseignant•e•s mobilisé•e•s du lycée avons écrit ce texte-tract. À faire tourner.