Elya Verdal

@elyaverdal

✨️ Création | Curation @chairpoetique @festivalmatrimiel 📚 Autrice "L'amour en creux" (Ed.Bleu d'encre)✍️ En cours: "Cracheuses de feu" 🤓Gestalt psy
Followers
20.9k
Following
4,423
Account Insight
Score
57.5%
Index
Health Rate
%
Users Ratio
5:1
Weeks posts
Il y a une semaine, j’ai présenté « ce que je garde de toi en moi » au festival Matrimiel, une création sonore en miroir à celle d’ @elyaverdal et sa maman intitulée « mon corps sait » où elles partagent tout en douceur et en mouvement autour du pain, des gestes, des sens et de la transmission. C’est important de dire aux nôtres, je ne t’oublie pas. Tu es avec moi dans mon corps, mon cœur et mes mots bien plus que tu ne le penses. Pour moi, c’est ce que dit Elya à sa mère. Et c’est tellement précieux. Créer en miroir, c’est créer en résonance et en poésie. C’est passer des jours à décortiquer chaque phrase puis se remémorer et écrire à son tour. J’ai décidé de créer autour de ce que l’on garde et de toute une série de souvenirs. J’ai fait renaître des aimées, des gestes d’amour, des goûts, des odeurs, des mots aussi. Et je l’ai partagé avec un public qui m’a montré comme nous sommes pleins et pleines de nos aînées. Ensemble, nous avons créé une nouvelle chaîne de transmissions sur post it. Quel cadeau. Quel plaisir de faire écrire sur scène, de voir, à travers les partages, les yeux mouillées, les rires, les sourires, tant d’aïeules prendre ou reprendre vie. C’est aussi ma première création sonore en français, en amazigh, en espagnol, en allemand, et en anglais. Toutes ces langues me font ou m’ont fait grandir et voir le public y réagir de manière fluide, me rend fière de ma ville et rend Bruxelles encore plus belle . Je suis honorée d’être une passeuse, de regarder à la fois derrière et droit devant moi et de voguer avec ce que je garde mais aussi avec ce que j’ai laissé sans oublier. Je suis fière de tisser avec d’autres artistes des mots qui soulagent et qui réparent. Je suis fière de réinventer chaque couche qui font de moi qui je suis et d’avoir l’opportunité de le partager. Reconnaissance infinie à la reine de la ruche Elya Verdal pour la confiance et le génie, à l’auteure de l’auteur, sa mère Fatima ainsi qu’à toute la famille autour de cet événement magique. Longue vie au @festivalmatrimiel , aux belles rencontres et aux retrouvailles et j’espère à bientôt sur les planches 🌸#matrimiel2026 #transmission #bxl #poesie 📷 @hannahjourdain
92 10
1 day ago
Il est temps de faire pause. Temps de respirer lentement après vous avoir longuement dit merci. @festivalmatrimiel a posé un acte. Pas des moindres, c'est ce que vous me répétez en boucle. Filles à bouclettes, femmes à brushing, aux cheveux texturés ou gris, vous étiez bien en présence. Et comme c'était ample, par le geste, ample de sourires larges comme le Grand Large. Vous n'êtes pas sans savoir que l'Amour est disponible. A présent. A vite ✨️
94 33
2 days ago
@festivalmatrimiel , jour 3. Voilà déjà la clôture ce dimanche soir. Avec toute l’élégance et la tendresse que contient sa chair, @elyaverdal arrive sur scène et remercie. “Je crois en nous” disait son fils en début de semaine. Des mots cousus de fil rouge sur chaque instant de cette première édition. De la pièce à côté, la voix cristalline d’@asma_soulista nous arrive sous la lueur d'une bougie. “A ma mère qui m’a vue naître et que j'ai vue mourir.” Effet miroir. Douce comme la brise du soir, la paix est chantée, à travers toutes les voix, toutes les histoires. Puis elle saisit sa shruti box, sa main gauche dessinant le ressac, remuant, réconfortant. “La dernière fois que j'ai vraiment souri, c'est quand ma fille m’a demandé - Maman, c'est quoi les fées papillons ?” Depuis cette boucle de chant collectif, qui sait ce qui, au loin, fleurira et deviendra le pollen d'un autre essaim ? 📷 @hannahjourdain
39 9
3 days ago
@festivalmatrimiel , jour 3. Auguri ! C'est une fille ! Sous ce nom se déploie la performance poétique de @_mel_moya_ avec @chappuis.celine au violoncelle et #gabrielguy à la vidéo. Une heure pour célébrer la maternité choisie, subie, rêvée, refusée. “Ca tourne au ralenti au bord du précipice.” Dans un élan qui va du murmure au hurlement, trois saveurs s'étalent, les images défilent. “Juste le souffle chaud de ma bouche encore un peu en vie.” On change de décor, la nature me remplit le regard. “Elle s’est absentée de sa mémoire. C'est une manière de faire le ménage, non ?” Je frissonne de chaque mouvement, toute l’intensité de la colère dans un placement de main. “Souffle, petite, souffle.” La joie reprend du terrain. “Libres comme des oiseaux migrateurs cachés dans les dunes”, nous résonnons avec cette danse finale. La danse du corps qui sait. 📷 @hannahjourdain
41 2
3 days ago
@festivalmatrimiel , jour 3. L’après-midi, Hanah et @harika_sante nous accueillent dans la ruche pour un atelier sensoriel et participatif autour des plantes qui apaisent. Passiflore, aubépine, verveine… Elles tournent de main en main, certaines sont humées à même le pot, d'autres se frottent entre les doigts. “Une plante demande toujours au corps avant d’agir.” La camomille noble me bouleverse, ma voisine de gauche aussi. Comme dans d’autres ateliers, l’alchimie est particulière. “Essayez de fermer les yeux et écouter ce que l'essence révèle.” Quelques gouttes d’hydrolat de fleur d’oranger se posent dans nos verres puis dans nos gorges. L’ylang ylang envoûte une sirène, la menthe poivrée confirme sa puissance et c’est bientôt toute notre respiration qui se laisse transformer. Deux petits sachets se remplissent de nos intentions botaniques, un flacon aussi, consacrant le savoir et la douceur de ce moment.  📷 @juls.eyess @hannahjourdain
43 6
4 days ago
@festivalmatrimiel , jour 3. Ce dimanche matin, @najwa.b.naim s’installe dans la salle des entrelacs pour un cercle de parole sur “ce que l’on tait”. Silences de lignée, non-dits intergénérationnels. Assise sur l'appui de fenêtre, je plonge avec ces onze femmes dans une méditation guidée. “La gorge est parfois le lieu des colères étouffées. Quel silence me protège encore ? Quel silence me coûte ?” Un premier exercice d’écriture lance le mouvement du cercle. “Dans la famille, on ne parlait pas de… Si ma gorge pouvait parler, elle dirait…” La musique gnawa ouvre la porte qui mène à la mémoire collective et tout ce que le corps reconnaît parfois bien avant les mots. Puis plusieurs recherches sont explorées. Transmission transgénérationnelle, concept de “fantôme familial”, héritages invisibles… Et autant de stratégies de survie qui se visitent, sans forcer, jusqu'au geste symbolique. Jeter ! Jeter ce que je choisis de ne plus porter. Jeter pour enfin se répandre, dans la lumière extérieure, un peu plus légitimes et apaisées.  📷 @juls.eyess @hannahjourdain
100 18
4 days ago
@festivalmatrimiel , jour 2. @laura_dans_lair ouvre cette @chairpoetique avec des souvenirs glanés sur la toile et toute la délicatesse d’@olivier_terwagne_ en trame musicale. “Ca marque comme ça manque, cette vie faite de presque rien.” @elyaverdal les rejoint, convoque le sourire ainsi qu’@audreydemarre et @la__filature . Ca parle de l’anthologie de l’une. “Pour montrer tous les gens qui m’inspirent.” De l’enfance de l’autre. “Je pense que j’ai appris à broder avant d’apprendre à écrire.” Point par point, des cartes géographiques apparaissent et dedans, l’observation de ce qui fait vibrer quand on rassemble des gens autour d’une pratique. “Montrer à chacun-e qu’on peut faire quelque chose de réussi et dont on peut être fier.” “Laisser dehors toutes les injonctions de performance, de beauté, de perfection.” “Ne faire confiance qu’à une chose : ce qui arrive.” Miniaturiste et gigantesque, le geste qui permet de traverser les épreuves, de se raccrocher ensemble à une vie que l’on souhaite. Une vie qui s’incarne parfois dans des jupes aux mille visages, des bustiers de petits papiers, des ciels de mer où tout se transforme. Entre ces échanges, huit femmes viennent dérouler leur texte écrit l’après-midi. Je croise ma grand-mère maternelle Irma dans le quatrième prénom d’Audrey, les hasards continuent de s’inviter. “Je pense à toutes celles dont je ne sais pas si c’était le rêve de faire ça, alors que c’est le mien.” Ca se transmet, des bras tendus. 🎤 @debmiar @najwa.b.naim @penelopesevepoetesse @theresegigot @jaimequandvoussouriez @willeaume.marie 🎛️ #malikaelbarkani 🤝 @scam_be @mediathequenouvelle 📷 @juls.eyess @hannahjourdain
204 13
5 days ago
@festivalmatrimiel , jour 2. Un chant monte dans la cage d’escalier. La performance “Devenues filles de sirène” d’@injonge_k nous guide jusqu'à la naissance du fleuve Amazone. “C’est une paix souveraine mais c'est aussi une tempête. Elle rassemble celles que l’Histoire a dispersées.” Errance. Cicatrices. Bousculades. Dans le récit qui se déroule sous nos yeux, les époques se confondent, les frontières disparaissent. “Je me souviens de dangers flous. D’impossibilités d'appartenir.” C'est alors que Mère Sirène ouvre des portails avec sa voix. En cet instant, moi aussi, j’apprends à déposer ma colère, ou une partie du moins. “J'ai le droit de chanter les chants qui nous ont échappé. Et avec cet objet, je les rappelle.” L’Afrique est là, l’Afrique est partout, dans le bleu du Mékong, les flammes de l'Etna. La voix d’Edouard Glissant nous souffle que l’archipel est l’image d’où surgit cet imaginaire. Vivant et en expansion.  📷 @hannahjourdain
55 7
6 days ago
@festivalmatrimiel , jour 2. En fin d’après-midi, l'eau bouillonne presque et @theresegigot nous emmène dans un rituel autour d'une tasse de thé. Autour de tout ce qui infuse en nous. Elle lance une musique au goût de Corée et dépose sur la table l’orge, le sarrasin et le sceau de Salomon. “Même si on ne les a pas connues, ça vient réveiller des choses enfouies.” Les couleurs sont subtiles, il me semble reconnaître un parfum de henné. “Et vous, avez-vous une chanson qui vous fait vous sentir à la maison ?” Du fleuve à la fontaine, toutes les eaux semblent retrouvées dans ces petits bouts de vie. “Je me sens câlinée, couvée d'amour quand j'écoute ça.” Encore quelques gorgées et bientôt, nous filerons vers les spectacles du soir. “Écouter chaque cellule murmurer - Tu es revenue. Bienvenue chez toi.” 📷 @juls.eyess @hannahjourdain
64 1
6 days ago
@festivalmatrimiel , jour 2. Samedi après-midi, @laura_dans_lair propose à douze femmes un atelier d’écriture autour des gestes de nos mères et grands-mères. “Embarquez toute la personne que vous êtes.” Ca commence par un haïku, cette fulgurance à cinq, sept et cinq pieds qui permet de se connecter à un moment et toutes les sensations qui le traversent. Puis la consigne est plus longue et il s’agit aussi de se murmurer ce qui s’écrit. Pour aboutir à quelque chose qui paraît juste. Alors la musicalité de la langue se déploie, dans des répétitions, dans des silences aussi. “Faites vous le cadeau de ce voyage. Rendez vous cette mémoire-là.” Dans un grand patchwork, l’odeur du beurre réconforte, les aiguilles tricotent, comme si la peur avait une matière. “Elle ne connaissait rien à l’obstination de tes mains.” Les voix se font familières, certains écrits semblent se répondre, se compléter. “Sur la page nue de notre réalité…” “Apprendre l’indulgence sans perdre la politesse.” Il reste quelques minutes, les derniers ajustements se font pour la restitution du soir à la @chairpoetique . “Ça se transmet, se saisir des interstices.” 📷 @hannahjourdain
104 8
7 days ago
@festivalmatrimiel , jour 2. Samedi matin, c’est @mela_cao qui nous rassemble autour de la table pour parler du “goût de chez soi”.  Tout de suite, la dimension affective de la nourriture prend de la place dans les réflexions. Comment une odeur peut faire remonter des souvenirs. Comment certains aliments qu’on n’aime pas vraiment permettent de garder le lien avec des ancêtres, parce qu’eux, ils les adoraient. “J’ai tellement eu l’habitude de cette présence de quelqu’un avec moi pour manger.” “C’est pas tant la nourriture qui est importante, c’est le moment de papote autour de la table.” On évoque le difficile aussi. Est-ce que j’ai déjà éprouvé un sentiment de honte, quelle qu’elle soit, par rapport à la nourriture ? Est-ce que je mesure ce paradoxe de la fascination pour certaines cuisines, sans forcément accepter que les personnes qui les préparent aient les mêmes droits ? L’existence d’une hiérarchie des goûts, l’appropriation culturelle, l’historique colonial d’extraction et d’exploitation… Cet atelier sur le racisme alimentaire soulève un nombre impressionnant de questions. Autant d’ingrédients qui s'ajoutent à notre désir de conscientiser notre manière de consommer. De pétrir encore et toujours les biais. De déplacer notre regard au quotidien.  📷 @hannahjourdain
87 1
7 days ago
La fête des mères c'est aussi la fête de la transmission intergénérationnelle. Nous sommes heureux d'avoir pu mettre en lumière nos aieules en toute diversité au cœur du Festival Matrimiel créé par @elyaverdal avec le soutien de Monsieur Édouard Vermeulen de la Maison Natan. Bonne fête à toutes les mères de tous horizons ! Moederdag is ook het feest van de intergenerationele overdracht. We zijn verheugd onze oudere vrouwen in al hun diversiteit in de schijnwerpers te hebben gezet, in het hart van het Festival Matrimiel, met de steun van de heer Édouard Vermeulen van Maison Natan. Fijne moederdag aan alle moeders van alle horizonten ! 📷@yassin.serghini.34 #fetedesmères #FestivalMatrimiel #touteslesfemmessontbelles
34 4
7 days ago