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Elsa Cau

@elsacau

Journaliste, auteur et chat ✏️ Neptune, Milk décoration, Harper’s Bazaar Intérieurs, M le Monde, Figaro Mag, Les Echos SL etc. Des bouquins aussi
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C’est la ruée vers l’Art déco avec ce satané centenaire, je sais que tu en as soupé mais je t’assure que cet ouvrage -là, qui vient tout juste de paraître, te fera rêver. Pour les éditions Iconic (@iconic__house ), j’ai suivi la passion dévorante de @thibaud.elziere pour Henry-Jacques Le Même et jai plongé dans les archives de l’architecte-designer. Puis, avec @gregoire_blt et @jeanne_perrotte j’ai écumé ses chalets de Megève, cassé la croûte au sommet de la montagne et rencontré tout un tas de personnes formidables. Un livre est né, une première signature arrive bientôt et même si tu ne fais que le poser sur ta table basse sans jamais le lire parce que tu préfères scroller ici, tu en seras heureux! #henryjacqueslememe #yodeloheedee
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29 days ago
C’est bientôt la fête du travail et quelle meilleure idée que d’offrir un livre racontant l’invention de l’open space et des serveurs partagés ? Sans rire, tu sauras ainsi que tu dois cette terrible invention du « flex office » à Jay Chiat, cauchemar de la femme d’habitudes que je suis mais publicitaire visionnaire. Pour lui, Gateano Pesce a créé à New York des bureaux fous, bariolés, admirablement timbrés dont je te montre quelques images prises dans les années 1990 par @donatellabrun_photography . Tu en trouveras bien d’autres et plus encore dans cet ouvrage qui vient de paraître aux éditions @norma_editions , écrit par @ivanmietton et @damiendeamorin et dans lequel j’ai eu le bonheur de mener quelques entretiens. Tout ça n’aurait pas pu voir le jour sans nos brillants (et patients) chefs d’orchestre @pulpgalerie et c’est pourquoi il te faudra aussi filer voir l’exposition en cours à Paris. Bonus : la couverture est gaufrée, quelle satisfaction. #achetedeslivres #gaetanopesce #chiatday
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1 month ago
On me signale que l’auto-promotion de mes travaux n’est pas assez claire. Accroche-toi, je ne vais pas prendre de pincettes. Sortie en kiosques demain : le dernier @milkdecoration_magazine et si tu n’avais toujours pas compris que j’écrivais pour celui-là, eh bien tu n’as plus d’excuse puisque j’ai eu le plaisir d’interviewer à Londres le grand @philippemalouin (et au passage de renverser mon café sur les chaises de sa cuisine) à la demande de @laurine.abrieu . C’est la couverture, n’essaie pas d’éviter de l’acheter, radin, va! En bonus, je te montre qu’un pique-assiette de la soirée de lancement n’a pas hésité, lui, à mettre le dernier numéro avant sa sortie sur leboncoin. Diantre! En plus, c’est une affaire… Et puis à l’intérieur du magazine, il y a aussi ce formidable coup d’œil à l’intérieur new-yorkais de #RuthLandeShuman, signé Gaetano Pesce (découvert grâce à @pulpgalerie merci merci merci). Mais tout ça fera l’objet d’un post-d’autopromo-supplémentaire. Ça ne rigole plus par ici! #achetelapresse
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1 month ago
Souvenir de mon premier sujet de couverture pour @neptune_papers 🪐 avec @matteoverzini . On y découvrait l’intérieur parisien de @dahliahojeij et @augustindeleuze . Voilà pour la sobre présentation. En réalité dans le texte je déblatère avec l’aigreur d’une miss Marple sur le retour à propos de l’imposture de certains amateurs d’ââârt — « spoiler » : j’en rencontre des tonnes — contrairement à notre couple ici capturé à-l’aise-Blaise, calme et sage et n’ayant rien besoin de prouver à personne (quoique sans sourire) par @matteoverzini . Je te raconte aussi que le temps gris souris d’un Paris entre deux saisons est l’idéal pour visiter un appartement : ou bien tout ce qui est moche te saute aux yeux, ou alors le travail bien fait, l’angle parfait, le bel objet émergent dans un halo de lumière blanche et pourtant crue. Non je ne t’en montrerai pas plus, tu n’as qu’à acheter la revue (et même choisir ta couv, mais si tu ne prends pas la nôtre tu n’as rien compris) sur le site neptune-papers.com. Et puis si comme tout le monde tu ne sais plus lire, eh bien tu regarderas les photos et ça te fera un bien joli objet pour la table basse, eh! Dépêche-toi, le prochain sort bientôt et nous t’avons là aussi concocté quelques « vraies » rencontres. Merci @williamsdaytona @virgilebonneca de me faire confiance malgré (ou grâce à ?) mes obsessions de vieille dame. #achetelapresse
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2 days ago
Les chroniques londoniennes se poursuivent aux beaux jours — apparition d’un tapis dans nos vies
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14 days ago
En plan aussi serré que l’emploi du temps: un dîner sur scène à La Scala pour le @isaloniofficial , Léonard et ses Leonardi, le verre de @gallottieradice emballé par @sophiedries_ mais aussi le parquet, LE PARQUET! du palazzo Meli Lupi di Soragna, Les merveilles de @haydnwerp au musée Bagatti Valsecchi, le café « alla » @philippemalouin pour @alessi_official et si tu te concentres tu le vois deux fois, le cristal du futur selon @emmanuelleluciani_southway pour @baccarat , les chimères d’ @allegra_hicks chez @nilufargallery , des fanfreluches de tissus à toutes les sauces et tout un tas de choses que j’ai ratées - mais pas la glace à la crema.
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24 days ago
Londres, en beau – sans la solitude parfois pesante, sans les doutes du moment, sans la difficulté de percer sa mue, sans les hésitations quotidiennes, les luttes professionnelles, la peur de l’oubli et la notion de foyer complètement chamboulée. Breaking news : plus de soleil qu’à Paris. Londres, M+2 #dusoleilalondres
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4 months ago
Mesdames-messieurs : la dernière demeure de Freud. Le bow window où Martha et Anna prenaient le thé, la table de travail du maître, les âmes antiques trop envahissantes qui peuplaient le bureau. On m’a dit bof, vas-y si tu veux mais enfin… Eh bien, c’est vrai : il n’y aura que deux ou trois pièces vraiment à fouler, quelques-unes seulement qui sont restées telles quelles. Pourtant j’ai été envahie par cette sensation étrange mais plutôt chaleureuse-enveloppante-vivante, que j’aime tant et qui habite certaines de ces demeures (si tu es zinzin des lieux à ondes tu saisis sinon passe ton chemin tu ne sentirais sans doute pas un phacochère si on te le collait sous le nez). Est-on à Londres d’ailleurs ? Pas vraiment. Plutôt à Vienne, mais en exil. Vienne rapportée dans les cartons. Ça me fait quelque chose, cette patrie en boîte. Je l’imagine là, Freud, je me plais à le voir penser à tout un tas de trivialités du quotidien qui n’ont rien à voir avec la thérapie. Des trucs comme « où est le chat ce matin ? » et « quel temps fait-il au pays ? » des pensées comme moi, quoi, et puis l’œil glisse sur son fameux sofa, ce que les anglais appellent une chaise longue juste jetée d’un tapis kilim et alors tout redevient très sérieux. C’est promis, je vais me coller à Freud, j’avais juste besoin de voir sa maison, d’être sûre que je pouvais lui faire confiance: c’est la collectionnite qui m’a convaincue, moi qui reste persuadée qu’un intérieur en dit plus long sur quiconque que n’importe quoi d’autre. À la place des fauteuils du bow window pour le thé, se dresse en ce moment un beau sapin de Noël. Les gens y suspendent un mot - un souhait - écrit sur une cartelette. Dissections offertes de rêves. #freudanoel
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4 months ago
Trois semaines et premières impressions. Choses vues et apprises. L’Anglais est trop poli pour être honnête. Ne lui fais pas confiance. Au bout d’un moment, l’agressivité naturelle du Français et donc, son honnêteté brutale et sans éducation, en viendra presque à te manquer. PERSONNE ne vit l’hiver comme le Britannique. La Chrétienté même n’est pas à la hauteur de sa passion pour Noël. Les artistes anglais du XIXe avaient tout compris à l’intérieur. Le roi Charles me paraît bien moins sympathique depuis qu’il a interdit le foie gras. Londres, c’est trop grand, c’est trop cher, mais allez savoir, il y a quand même quelque chose qui vous fait vous dire que tout est possible. Oui, les légumes sont bons, ne t’en fais pas. Le pub est d’une importance cruciale, fais-moi le plaisir de mettre en sourdine tes restaurants dernier cri et donne-moi des nouvelles de cette bonne cohue rougeaude et assourdissante où toutes les générations et toutes les classes sociales se mêlent dans un joyeux cri-hommage à la cervoise. Cheers
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5 months ago
Son travail est longtemps resté confidentiel. Sur la scène française dominée dans les années 1960 par d’autres courants, le corps et l’individu demeurent au second plan. Quand il émerge, dans les limbes du désir, c’est plutôt pour donner la parole au regard masculin. Son fils Piotr, aidé de la galerie Loevenbruck, aura toutefois œuvré à sa reconnaissance. Et vous avez bien dû croiser l’une de ses œuvres dans les collections Pinault. « L’authenticité, la profondeur aussi bien que l’ironie, l’élaboration de nouvelles formes et approches de l’intime qui caractérisent l’œuvre d’Alina Szapocznikow sont d’une contemporanéité qui trouve un écho en chacun d’entre nous et chez nombre d’artistes aujourd’hui » lit-on dans le catalogue de l’exposition de Grenoble. Peut-être fallait-il attendre quelques décennies pour que soient compris ses visages en lévitation aux bouches orangées, ses pointes de seins rosés se muant parfois en ailes, ses ventres plissés en marbre blanc d’une beauté sulfureuse. Beauté convulsive, dirait André Breton. Son dialogue à elle se tient avec le corps, qu’elle moule d’abord, qu’elle morcelle aussi – en ventres, en bouches, en seins, en jambes – et qu’elle fétichise dans un érotisme radical, parfois même agressif et ça me plaît, cette honnêteté qui ne joue pas à la mijaurée. Alina Szapocznikow sculpte la pierre, façonne le plâtre et la terre, découvre le polyuréthane et la résine de polyester, intègre la photographie : tout pour laisser une empreinte, une trace de la mémoire. Pierre Restany a dit : « la vie, Alina l’aimait, totalement, sans restriction mentale. Elle l’aimait, de la tête et du cœur, dans la plénitude sensuelle du corps, de son corps de femme. » @loevenbruck_rv me parle d’une œuvre « vraie », belle entre autres parce que réelle, passant par tous les stades de la vie, de la douleur au plaisir, l’amour la joie et la souffrance, la mort même, enfin tout comme elle, celle qui a vécu tous les maux qu’une femme peut vivre au XXe siècle mais souriait toujours. Tu sais ce qu’il te reste à faire si tu passes par Grenoble avant le 4 janvier. #alinaszapocznikow @museedegrenoble @galerieloevenbruck
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6 months ago
Paris ! Je suis passée sous les visages du pavillon Mollien et j’ai pensé, combien de fois ai-je croisé vos regards? Combien de fois aller,retour,un sens puis l’autre; printemps, été, automne, l’hiver par-dessus la Seine, à la regarder scintiller ? À écouter d’un peu trop près… Paris ! J’ai poncé tes terrasses, adoré tes murs et usé tes pistes. J’ai tout espéré de toi et au fond, j’ai tout reçu. J’ai été chanceuse, tu m’as montré le chemin. Tu aurais pu me ruiner, m’épuiser, me dégoûter. Comme un vieux couple qui survit à tout, on a connu les crues et même une explosion de gaz. On a pleuré les attentats, les incendies et les sales faits divers. C’est injuste; Paris m’a toujours porté bonheur et j’ose à peine te le chuchoter, à toi, de peur qu’elle ne m’accueille plus de la même manière. Pourtant elle m’a connue il y a longtemps déjà, idiote fébrile de cette attente d’on ne sait quoi, vivant cette jeunesse qui va trop vite et trop lentement tout à la fois, ne sachant pas que ça se joue là, maintenant, toujours. Paris ! J’ai conduit tes petites smarts irrésistibles à fond la caisse sans jamais me prendre d’amende. J’ai chéri tes cafés dont j’ai fait mes havres à tout jamais. J’ai travaillé rencontré profité aimé tissé pour durer. J’ai connu les grandes amitiés devenues seconde famille. J’ai appris cette forme de solitude citadine adorée, que toi seule peux offrir. J’ai su que mille chemins sont possibles. Et même dans la douleur tu as été là, ville câline au même titre que mes êtres les plus chers. Ce jour où je t’écris ma courte lettre, instant de grève, énième inconfort des transports, je marche je t’arpente je ne me lasserai jamais de toi. Et comme les grands amours ne finissent jamais…ce n’est qu’un au revoir. #bonjourlondres
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7 months ago
Encore un peu #lafrancemadame
177 10
8 months ago