Dans le dernier Philomag, je fais le portrait d’Erving Goffman, l’un des inventeurs de la « micro sociologie » qui a passé sa vie à observer à la loupe les interactions sociales apparement anodines qui ponctuent nos vies. La première fois que j’en ai entendu parler, c’était à travers les notions de « ravage », de « gaffe », et de « fausses notes ». Goffman évoque ces désagréments de la vie sociale avec une précision chirurgicale et une foule d’exemples très parlants et croustillants. Voici le début du portrait (la suite à lire dans le magazine encore dispo en kiosque !)
C’est un pot de départ à la retraite en grande pompe. Bernard, qui quitte la boîte après trente ans de bons et loyaux services, fait ses adieux à ses collègues avec chaleur et émotion. Le jeune retraité prend congé de l’assemblée sous les applaudissements. Problème : il a oublié son casque de vélo. Il revient donc sur les lieux quelques minutes plus tard. Et là, un léger malaise s’installe. Que faut-il faire ? Lui redire au revoir ? Rejouer ce moment d’émotion ? Faire comme s’il n’était pas là ? L’embarras s’installe. Les adieux redoublés sont toujours ratés. Voici ce que le sociologue Erving Goffman appelle une « fausse note ». Le terme désigne l’instant lors duquel un événement interrompt le cours habituel d’une situation. La personne qui en est à l’origine risque alors de « perdre la face », c’est-à-dire d’écorner l’image flatteuse qu’elle renvoie aux autres. Mais tout n’est pas perdu. Dans ce genre de cas se produit généralement un petit miracle de la vie sociale : chacun prend sur lui pour rattraper la situation. La soirée peut continuer tranquillement grâce au « tact » collectif.
Pour @philomag je suis allée faire un reportage dans un atelier de perruquiers spécialisés dans le cheveu naturel : @atelier_delobel_extensions . C’est un métier peu connu mais très précieux, notamment parce que les perruquiers font parfois partie des parcours de soins en cas de chimiothérapie ou d’alopécie. L’article complet est à découvrir dans le numéro print « comment recommencer ? » ou sur le web !
26 ans de passion dévorante pour Notre Dame de Paris :
1. J’ai 4 ans et je veux être Esmeralda pour le carnaval. (Ça sera donc une Esmeralda locale gardoise mais je suis ravie)
2. Je regarde et j’écoute le DVD de la comédie musicale 300 fois au moins.
3. La Esmeralda de mon enfance.
4. Le poète Gringoire : je le trouve excellent.
5. Phœbus est pour moi le pire des looser je l’appelle « le navet »
6. En boucle.
7. Cadeau de mes 20 ans.
8. Ceci tuera cela en chanson.
9. Ceci tuera en chapitre (magnifique chapitre sur l’architecture)
10. J’y suis pas allée car j’avais déjà vu un remake en 2015 mais j’étais ravie de voir ça partout dans les rues de Paris.
11. En ballet car pourquoi pas ?
12,13. Ça rouvre !
13,14,15. Maison Victor Hugo.
16,17. Les vitraux incroyables de Claire Tabouret.
Toute les résolutions que je ne prendrai pas en 2026 :
1) je ne vais pas parrainer un banc au jardin des tuileries (?)
2) je ne vais pas passer mon permis
3) je ne vais pas lire le bouquin de Sarko
4) je ne vais pas devenir propriétaire de cette petite maison au toit pentu située à deux pas du boulevard Saint Germain
5) je ne vais pas boire de limonade à 15 euros au café de Flore
6) je ne vais pas faire de régime
7) je ne vais pas m’amuser à faire des « blagues » comme un de mes facétieux voisin
Ma lettre pour Philosophie Magazine, et à la fin quelques photos flou de mon épopée (le concept de la visite était l’éclairage à la lumière vacillante d’une lampe à carbure 🕯️)
Ce faisant, Orelsan rejoue (inconsciemment ?) la dichotomie entre la femme qui gouverne le monde « du dedans » et l’homme qui part à la conquête « du dehors ». Comme l’écrit Simone de Beauvoir dans Le Deuxième Sexe (1949), « l’homme ne s’intéresse que médiocrement à son intérieur parce qu’il accède à l’univers tout entier et parce qu’il peut s’affirmer dans des projets ». Tandis que l’épouse choisit – et compose – le nid familial, il s’en va parcourir le monde… notamment pour écrire des chansons et pour subvenir aux besoins du foyer. « J’peux payer les factures mais c’est pas moi l’boss », se vante discrètement le rappeur.
Par conséquent, dans son morceau, l’homme, le mari, le père a abdiqué. Il a lâché l’affaire et préfère être « l’employé », c’est-à-dire l’aidant de l’exécutant. Le schéma est classique : l’habitude de faire des choix relatifs à la vie domestique crée une expertise réelle, caractérisée par un ensemble d’habitudes bien rodées. À partir de ce moment-là, quiconque essaie de se glisser dans cette routine parfaitement huilée apparaîtra comme un obstacle. La difficulté de déléguer vient précisément d’une charge ménagère et organisationnelle mal répartie. ➡️ la suite à lire sur le site de Philosophie Magazine : philomag.com 🤓