À PARAÎTRE : 𝕻𝖗𝖎𝖊𝖗 𝖉𝖆𝖓𝖘 𝖑’𝖎𝖓𝖙𝖊𝖘𝖙𝖎𝖓 𝖉𝖚 𝖒𝖔𝖓𝖉𝖊, par Audrey Couppé de Kermadec (@audreycdk ) ✴︎
Les éditions trouble sont heureuses de présenter le premier recueil poétique et illustré de l’artiste Audrey Couppé de Kermadec.
Prier dans l’intestin du monde est une collection de poèmes illustrés dans laquelle Audrey Couppé de Kermadec explore la connexion intime entre le queer, la noirité et le sacré. Chaque poème est un acte de foi révélant la sacralité du profane et la sainteté de l’ordinaire et où colères, désirs et monstruosités sont célébrées. L’auteur·ice y forge une religion personnelle avec pour apôtres ses adelphes et ses ancêtres comme prophètes. La nature y est chapelle, le repos s’y honore en recueillement, le chant et la ripaille s’y célèbrent en communion, les mots sont des sanctuaires et des symboles comme les viscères, le feu, l’eau, la forêt sont érigés au rang d’Icônes.
En librairies le 7 mars et disponible sur le shop (lien dans la bio).
J’ai compilé quelques extraits de ma performance « Macérats rebels » (capturés par le génie @purplefefe_ ) donnée à @mainsdoeuvres mercredi 13 novembre dernier pour le super collectif @etatsdecorps . Il s’agissait d’une invitation de l’artiste @flaviasistiaga dans le cadre de son exposition « The space between us ».
Pour l’occasion, j’ai concocté une potion guérisseuse et célébré le pouvoir régénérateur et résilient des plantes et de leur décomposition, les connexions entre nature et sacré, corps et spiritualité, humains et non-humains.
J’ai également lu quelques extraits de mon recueil de poèmes Prier dans l’intestin du monde qui paraîtra en mars 2025 aux @editionstrouble .
Pour m’accompagner, l’urbaniste-cueilleuse @titianehaton a lu quatre extraits de textes qui nous tenaient à cœur : Sagesse des lianes de Dénètem Touam Bona, Le champignon de la fin du monde: Sur la possibilité de vie dans les ruines du capitalisme d’Anna Tsing, Devenir amante de la Terre ou quelques éléments du mouvement écosexuel de Rosario Veneno dans Des paillettes sur le compost de Myriam Bahaffou et La Troisième Voie du vivant d’Olivier Hamant.
« Macérats rebels » est la continuité de ma performance « J’ai fait une sieste nu.e dans la forêt » que j’ai donnée au Sample et à la Galerie Sans Titre en 2023.
Merci 🌱
Curation : @sarraryma et @laureorsetprelet (@etatsdecorps ) 💞
Images : @purplefefe_ 💘
Costume : @leila_nour_johnson 💗
Musique : Havel River, Ale Hop
Nou ké lavé blès an nou (on nettoiera notre blès), acrylique sur toile, bois, plantes médicinales, cheveux synthétiques, coton et cire de bougie, 165 x 130 cm.
Première œuvre réalisée dans mon nouvel atelier, premier format aussi grand, mais pas la première fois que je manque de me couper le doigt avec un objet contondant.
Cette œuvre est dédiée à toutes les personnes qui font de leur mieux pour exorciser les traumas intergénérationnels, à celleux qui essayent de panser les plaies béantes, à celleux qui transcendent les coups portés à nos futurités et à celleux qui n’en n’ont plus la force.
🌱🕯️
Fin de résidence 🌿
Pendant 4 mois, j’ai développé un projet de recherche et création de cartographie sonore des eaux dormantes entre la Seine-Saint-Denis et la Guadeloupe, dans le cadre de la résidence Green Kommon (coordonnée par le réseau de lieux culturels @pot_kommon ), soutenu par Alternative Verte 2 (Ministère de la culture), l’AIC (DRAC Île-de-France) et le Département de Seine-Saint-Denis.
La résidence s’est articulée autour de rencontres, recherches, ateliers et enregistrements de terrain dans une quinzaine de mares urbaines, zones marécageuses et mangroves.
J’ai passé de longues heures auprès des marécages pour en effleurer la lenteur, l’imprévisibilité et l’impénétrabilité. Les écoutes prolongées et captations sonores de ces milieux, de récits et d’archives, m’ont permis de développer des cartographies sensibles pensées comme des espaces d’écoute et de régénération, où se déploient les dimensions poétiques, politiques et spirituelles des eaux stagnantes.
Le projet interroge les formes de relégation sociale et les manières dont certains corps et récits sont tenus à la marge, privés de repos et de lenteur et assignés à des espaces périphériques construits sur d’anciennes zones humides. Les eaux dormantes apparaissent comme des territoires ambivalents : souvent délaissés, asséchés ou invisibilisés, mais aussi profondément fertiles et traversés de stratégies de vie et de résistances marronnes.
En avril, aux @fauvettescity.club à Pierrefitte-sur-Seine, les ateliers menés avec les enfants et les habitant·es nous ont permis de composer une cartographie sonore sensible du quartier des Joncherolles. Dans ce territoire marqué par la transformation rapide du paysage, construit sur d’anciens marécages, l’eau subsiste à peine. À partir des récits et des prises de sons recueillis, nous avons esquissé collectivement un marais latent, fait de mémoires et de points d’eau réinventés.
Des formes de restitutions intermédiaires seront partagées dans les différents lieux de Pot Kommon, et une sieste collective performée aura lieu en octobre au @le6b_officiel (curation @claire__luna_ ).
Merci à toutes les personnes, lieux et milieux traversés.
🎧🌿 Enregistrer le quartier
Du 22 au 25 avril, un cycle d’ateliers pour explorer, écouter et raconter autrement le quartier des Fauvettes–Joncherolles.
Au programme : prises de son, dessins, balades et récolte d’histoires pour imaginer une carte sensible entre lieux réels et rêvés.
👧 Réservé aux enfants du quartier
📍 3 Rue des Rougemonts, Saint-Denis-Pierrefitte
🎙️ Avec Audrey Couppé de Kermadec @audreycdk
🌱 Dans le cadre d’une résidence avec Green Kommon @pot_kommon
📅 30 avril, 18h–20h
✨ Sieste sonore & restitution
Une immersion collective pour découvrir les créations
issues des ateliers
👥 Ouvert à toustes
Un projet autour du refuge, de l’écoute et du territoire — tendre l’oreille, ralentir, et habiter autrement son environnement.
Le Fauvettes City Club est une initiative portée par l’association @maestra.prod accompagnée par Plaine Commune, territoire de culture et de création, en lien avec la @villesaintdenis commune nouvelle et avec le soutien de l’Anru
LE MILIEU met en dialogue les pratiques d’Anousha Mohtashami @the_biggest_swamp_ever et d’Audrey Couppé de Kermadec @audreycdk ainsi que la recherche d’Arthur Francietta @arthurfrancietta .
L’exposition s’inscrit dans les axes de recherche du cneai = : la question des milieux insulaires et fluviaux, des formes de vies résilientes et de la transition écologique.
La galerie Longue Vue @longuevue.expo , sur L’Île-Saint-Denis offre un cadre situé à ces enjeux : elle est située au cœur d’un territoire insulaire et en pleine mutation.
Toute la semaine, l’exposition permet des rencontres entre les habitant.es de L’Île-Saint-Denis, les artistes et l’équipe du cneai = afin de discuter des souhaits, besoins et suggestions pour la Maison Fleuve : les équipements, les usages des espaces, les envies de programmation…
LE MILIEU brings together the practices of Anousha Mohtashami @the_biggest_swamp_ever and Audrey Couppé de Kermadec @audreycdk . The exhibition aligns with the cneai’s research priorities: the study of island and riverine environments, resilient ways of life, and the ecological transition.
The Longue Vue gallery @longuevue.expo , on L’Île-Saint-Denis, provides a setting that resonates with these themes: it is situated at the heart of an island territory undergoing rapid transformation.
Throughout the week, the exhibition facilitates meetings between the residents of L’Île-Saint-Denis, the artists, and the cneai = team to discuss wishes, needs, and suggestions for the Maison Fleuve: facilities, uses of the spaces, programming ideas…
@culture_gouv@iledefrance@seine_saint_denis@plainecommune
#îlesaintdenis
@the_biggest_swamp_ever@audreycdk@arthurfrancietta
Graphisme @jaycomeinpeace
Curation @gnatchenkoworks
Communication @charlottebtrn
Audrey Couppé de Kermadec est un·e artiste autodidacte, poète.sse et chercheur·euse originaire de Guadeloupe et de Martinique.
Nous la rencontrons lors d’une visite dans son atelier à Artagon Pantin (résidence 2024-2026) où elle nous présente sa pratique combinant le dessin digital, la peinture, la poésie, la vidéo et la performance dans une approche écopoétique interrogeant les liens entre humains et non-humains.
Elle explore des formes alternatives de rébellion et de soin inspirées de pratiques magico-religieuses des Antilles.
@audreycdk
#videoartaïs réalisée par @valentin_nguyen dans les ateliers @artagonofficiel
#artaïsartcontemporain #portraitartiste