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Léa

@528405_

Ӝ̵̨̄ Canceled architect, shitty artist & hysterical writer ☆ Brussels 📍 @espace.triphase ✧ Part of @interferences.podcast
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☆ Quelques close-up de mon atelier à @espace.triphase ☆ des tests de kintsugi, d'impressions sur céramique, des souvenirs et un gros projet en préparation qui verra le jour en 2026.
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5 months ago
Nouveau portrait d'artiste réalisé en mai dernier par le talentueux @tomlyon dans l'atelier de sérigraphie que je partage avec @lllllluuuuuunnnnnn @fsbpress @leschardonnes @pseudopensees Olga et Hashet. Nouveau portrait qui marque mon entrée dans la trentaine. L'heure des premiers bilans et des accomplissements. L'occasion pour moi de dire que je suis bien devenue la binoclarde trop masculine, un peu pétasse et hargneuse que je rêvais d'être. Car comme le dit aussi le grand Damso, j'ai juré d'être hardcore.
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6 months ago
Qui dit récits alternatifs et oblitération, dit aussi trous et amnésie. C’est ici qu’intervient, ce que j’appelle, la fiction réparatrice. En spéculant comme les contes que l’on se racontait enfant, je tente de réparer les récits brisés pour fabriquer des histoires joyeuses, vecteur de désir et de mise en mouvement.  Revanche sur la maquette d’architecture, intérêt pour la reconstitution historique et passion pour la miniature, m’ont en parallèle poussé à m’intéresser au diorama. Je raconte alors, grâce à ce format, les histoires glanées et y ajoute, si nécessaire, un soupçon de fiction. Car comme le disait si bien Monique Wittig “ℱ𝒶𝒾𝓈 𝓊𝓃 𝑒𝒻𝒻𝑜𝓇𝓉 𝓅𝑜𝓊𝓇 𝓉𝑒 𝓈𝑜𝓊𝓋𝑒𝓃𝒾𝓇. 𝒪𝓊, 𝒶 𝒹𝑒𝒻𝒶𝓊𝓉, 𝒾𝓃𝓋𝑒𝓃𝓉𝑒”. Img 1,2 : la bigarrure ou la gazette galante (...) tome 10 relatait la drôle d'histoire du bourreau de Lyon à laquelle répondait un lecteur remué par sa découverte : à Lyon, un couple de femmes avait vécu de nombreuses années aux yeux de toustes, grâce à l'habit de l'une d'entre elles. Habillée en homme, elle pouvait gagner un salaire décent et vivre son amour sans éveiller aucun soupçon. Img 4, 5 : le réseau des fantasques a fasciné bien longtemps Lyon. Savez-vous que c’est juste au-dessus que le groupe Löuise Michęl, groupe révõlutionnåire de femmes ånarchįstes de Lyon au XIXe siècle, se réunissait pour débattre, lire, écrire et planifier des āctions directes ? Merci à @galerie.tator de m’avoir permis d’entamer ce projet. Img 6 : Extrait de la série “The man in the high tower”. Dans une dystopie où les nāzis n’auraient pas perdu, des films de la victoire des alliés circulent illégalement. Ces films inspireront une révølution car imaginer une Allemagne nãzie battue a suggéré une résistance possible face au fāscìsme. Saidiya Hartman dit aussi “so much of the work of øppression is about policing the imagination”. Imaginer, jouer, se raconter des histoires productrices d’affects joyeux et des histoires de lüttęs victorieuses n’est pas seulement un outil face à l’amnésie, c’est aussi une arme dangereuse face à l’apathie et la peur provoquée par les systèmes de dom!nation et les histoires ingérées de force.
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7 months ago
̶G̶r̶o̶s̶s̶e̶ ̶f̶a̶t̶i̶g̶u̶e̶ ̶(̶3) fabriquer des lieux - Je vois les installations que je conçois comme des fragments de lieux, des écosystèmes fragiles où artefacts et gestes co-existent pour nous conter les savoirs qu’ils contiennent. Img 1 à 7 : prenant la forme d’un laboratoire fictif, l’installation 𝓕𝓸𝓻 𝓽𝓱𝓮 𝓱𝓪𝓻𝓭 𝓭𝓻𝓮𝓪𝓶𝓮𝓻𝓼 nous invite à nous questionner sur ce qui provoque nos mutations et nous façonne chaque jour. Composé de prothèses, de fioles d’échantillons, et de fragments de peaux, l’histoire d’une longue lignée de désobéissant·e·s, ayant usé de la vįolence, y est analysée. Des artefacts et autres trouvailles techno-biologiques y sont étudiés, classés et consignés afin de découvrir, comprendre et transmettre les tåctiques qu’iels ont développé au cours du temps. Merci à @xeno_exhibitions et @komplot_brussels de m’avoir permis de mettre en forme ce laboratoire et d’avoir fait vivre ces savoirs une nouvelle fois. 📸 @cine_n_see Img 8 à 12 : 𝓓𝓲𝓼𝓼𝓲𝓭𝓮𝓷𝓽 𝓹𝓾𝓫𝓵𝓲𝓬𝓼 est un projet à plusieurs mains où nous n’avons pas créé une simple exposition, mais plutôt un lieu où il était possible de dormir, lire, se réunir, se reposer ou travailler. Après plusieurs mois de discussions pour poser le cadre (discuter rémunérations, rôles…) nous nous sommes réparti le travail. Il ne s’agissait pas seulement de produire un art “engågé”, il s'agissait aussi de s’intéresser aux conditions de prōduction, sujet bien souvent délaissé. J’ai réalisé pour l’occasion un rideau circulaire de 12 mètres (img 9 et 10). Archive de notre travail, ils retranscrivent nos discussions orales et nos recherches écrites réalisées au cours de l’année. Avec nos mots, se mélangent des images de récits militånts imprimées à l’anthotype pour matérialiser cette nécessité urgente à travailler ensemble. Micro-organismes et autres bactéries ont réagi collectivement pour révéler les images espérées des ainé·e·s avant nous. Merci à @exutoire_ @nogoods___ et @rom_for_kunst_og_arkitektur d’avoir pensé et mis en forme ce projet.
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10 months ago
̶G̶r̶o̶s̶s̶e̶ ̶f̶a̶t̶i̶g̶u̶e̶ ̶(̶3) Fabriquer des lieux - Dernière partie sur ma pratique qui sera présentée en deux posts. À cette grande question qui m’a habité, comment fabriquer des architectures capables de s’adapter aux bouleversements ? J’ai répondu le corps et par extensions nos utilisations de l’espace. Le corps capable d’apprendre et de désapprendre. Le corps témoin de tout un processus socio-historique. Véritable dispositif en tension face à notre environnement matériel.  En étudiant nos constructions de soi, et tout ce qui provoque en nous le changement, je me suis particulièrement intéressée à l’impact du souvenir. Submergé·e·s par la surpropagation des savoirs dominants, nous finissons par oublier les savoirs minoritaires et de lutte. Retrouver ces récits devient alors un enjeu pour vomir les histoires ingérées de force. Je m’attelle à reconstituer, grâce aux outils de l’art, des lieux et des artefacts gardiens de ces savoirs-êtres et de ces savoirs-théoriques oubliés. Touché·e·s ainsi par eux, nous finissons par muter, et influer sur les espaces que nous parcourons. Img 2&3, img 8 à 10 : deux versions de mon mémorial des récits obliques qui s’intéressent aux espaces muséaux de l’intime que nous appelons maison ou appartement. Bougies de cendre, fanions, cadres en céramique, cadres en métal, images d’archives et images fictionnelles se mélangent pour questionner ces espaces domestiques, gardiens d’histoires alternatives. Car là-bas, la pratique intuitive de la collection, de la photographie et de l’archive permettent leur existence, loin des regards autoritaires. Merci à @evenement0 et à la @galerie.tator de m’avoir permis de réaliser ces deux occurrences.  Img 1, 4 à 7 : ruines d’un bâtiment issu du vieux monde. J’ai quitté le plan virtuel pour tracer à même le sol, aidé de mes cailloux. Grâce aux photographies de @zochauvet , à sa musique et à mes mots, nous avons projeté nos rêves de territoires fictifs et affranchis. La lecture était ici un rituel pour conjurer les vilaines croyances d’avant. Elle attestait d'autres formes de vie.  Merci au @cac.latraverse et à @k.plus.1 pour l'invitation.
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1 year ago
Gr̶o̶s̶s̶e̶ ̶f̶a̶t̶i̶g̶u̶e̶ ̶(̶2̶)̶ S’enrouler de mots - Si je devais résumer une nouvelle fois mon refus de construire et de pratiquer l’architecture telle qu’on la pratique communément, je dirais que j’ai changé de vie avant que celle-ci me change. Après avoir présenté mon travail de médiation, j’aimerais continuer à dérouler le fil, présenter ma pratique de l’écriture.  J’ai commencé comme "mes ainés", langage universitaire sous le bras. Mon premier article publié chez Polygone, nourrie par des revues comme Criticat.  J’ai finalement opté pour une langue bâtarde, trop émotive, les concepts digérés à outrance. Une écriture plus accessible. On pourrait encore dire qu’il n’y plus rien d’architectural dans ce style auto-fictionnel et vulgaire. Pourtant, si j’ai décidé d’écrire comme ça, c’est bien poussé par ce fameux milieu dont j’étais "né". J’y crois moi, à ce que Paulo Freire énonce dans ses écrits, que nous ne devons jamais nous intéresser exclusivement aux situations d’oppression dont nous cherchons à nous libérer, mais que nous devons aussi nous concentrer sur cette partie de l’oppresseur enfouie au plus profond de nous. Alors, si je devais résumer davantage mon travail d’écriture, je dirais que je m’attelle à raconter ces sentiments bâtards de domination qui se faufilent dans nos relations, nos têtes et nos espaces. Je raconte les situations honteuses, indignes, dérangeantes qui font de nous des êtres inachevés, jamais parfaits.  Car, combien d’épisode malheureux d'abus d'autorité ou de sex!sme décomplexé pouvons nous rapporter par jour dans les agences, les écoles, et autres lieux de notre chère discipline. Des épisodes banals que nous pouvons toustes reproduire et/ou subir.  Comme le dit si bien Peggy Deamer, la théorie n’a peut-être pas de lien avec ce que nous construisons, mais elle a bien un lien direct avec celui qui dessine, elle fait de lui une personne éveillée par les problématiques de ce monde. Merci à @editions.polygone (img 8), @censoredmagazine (img 2&6), @we.sow (img 7) et @evenement0 (img 3&4) d’avoir publié mes textes. Image de couverture réalisée par me, myself & I. Drapeau réalisé en 2021. Modèle @pi_lannoy
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1 year ago
̶G̶r̶o̶s̶s̶e̶ ̶f̶a̶t̶i̶g̶u̶e̶ ̶(̶1̶)̶ Transmettre - Je déclarais, il y a un an, lors d’une interview organisée par @exutoire_ pour le @canadiancentreforarchitecture être trop terrifié par la responsabilité qu’engendrait l’acte de construire. Mais cette réponse est partielle, car si je devais réellement résumer ma pratique de l’architecture en une seule phrase, je dirais plutôt que j’ai refusé de dire des mensonges. Il y a plusieurs années, je n’ai plus pu continuer à ingurgiter le savoir malheureux qu’on me donnait et à entreprendre ce qu’on attendait patiemment de moi. J’ai refusé de construire. L’agence. Le plan de carrière. 6 ans de ma vie. Les charrettes. Autocad. Tout. J’ai fabriqué mon métier. Celui que j’imagine être un des multiples futurs plus probants pour cette discipline. Car nous avons trop construit. Nous avons trop donné la possibilité à des politiques mortifères de propager leur haine. Nous avons trop gardé nos savoirs loin des autres. Maintenant, puisque nous sommes sclérosé/es par ce que doit être un/e architecte, on dit souvent à tort que je suis devenu artiste. On pourrait dire que j’ai volé les outils de l’art pour exprimer ce que ceux de l’architecture ne pouvaient plus. Je dirais que je suis un architecte qui participe à reconstruire nos imaginaires pour nous mettre en mouvement de manière différente. Je dirais que je bricole entre l’art, l’écriture, l’architecture et l’enseignement pour construire d’autres futurs plus respirables, transmettre d’autres utilisations de l’espace, nous reconnecter avec d’autres savoirs, d’autres tactiques et redonner sens à ce qui n’en avait plus. Merci à toustes celleux qui m’ont permis depuis ces dernières années de mettre en place cette conviction qui m’est chère. Nous ne pouvons plus pratiquer l’architecture comme nous la pratiquons aujourd’hui. Nous devons prendre position. 2. Interview pour le @canadiancentreforarchitecture 3. Poster du workshop organisé à la @hear.fr 4. Conférence à @ecoleduperreparis 5. Poster par @charlottemalterrebarthes 6. Ma présentation pour une de mes interventions à @ecolearchiparismalaquais 7&8.Workshops réalisés avec @archi.queer pour les journées du matrimoine 2022
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2 years ago
"J'ai une tête de mignonne et des idées crades plein la caboche" Extrait d'un texte qui prenait la poussière. Photo de couverture @zochauvet + me, myself & I.
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3 years ago
Parce qu'un problème spatial ne requiert pas nécessairement un bâtiment, Parce qu'il existe déjà des tactiques pour contrer certaines violences, Parce qu'il faut cicatriser, combler les trous, réparer la peau élimée, Parce qu'il existe des histoires autres écrasées sous un grand H, Parce qu'il est important de se reconnecter à ces savoirs en marge, Parce que la couture est un truc de femme, un art mineur, trop proche de l'artisanat, Parce que je me reconnais qu'avec les freaks, les punks, les pas commodes, les gueules éclatées par la rage, Le patch fait et fera toujours partie de ma pratique. Image 1 : Archive it's called An@rch ÿ asS/hôle Image 2 : battle jacket féministe. Originellement apparue dans l'armée de l'air pour que les soldats puissent y attacher leurs réussites et combats, la battle jacket a été "volé" par la scène punk métal & bikers dans les années 70 afin de contester ce système violent. C'est désormais une veste sans manche en cuir ou en denim couverte de patchs, badges et autres pin's pour arborer ses valeurs politiques et ses goûts musicaux. Véritable musée affectif, seconde peau et artefact identitaire, elle est un dispositif face aux modes d'asservissement somatique. Image 3 : fragment de mes archives numériques. Image 4 : un bout de mon nouveau drapeau, visible sous sa "forme définitive" à l'exposition Queering Brussels aux Halles Saint-Géry.
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3 years ago
* Support your local a*Nt-iF@ printer * ゚:。Des nouveaux skills en sérigraphie + un gros projet coming soon 。:゚ Mes patchs sont des traces de tous ces slogans hurlés, criés, scandés, partagés en ligne ou inscrits sur les murs. Ils sont les témoins de tous ces soulèvements qui ont pris part à travers le temps, les faisant vivre une seconde fois. Ils sont les supports de nos pratiques séditieuses et investissent de nouveaux lieux. Ils décorent nos vêtements, les transforment en armures. 100% made in bxl 100% coton 100% sérigraphié Photographies réalisées par Romane Bernard & me, myself and I. Typographies homemades & open source trouvées (et parfois modifiées) sur Velvetyne, Collletttivo, Dafont : -Sinistre de Jules Durand -Bluu Next de Jean-Baptiste Morizot et Julien Imbert -Avara de Raphaël Bastide, Wei Huang, Lucas Le Bihan, Walid Bouchouchi et Jérémy Landes -Messapia de Luca Marsano -XXII Ultimate Black Metal de Lecter Johnson -Black Magnet de Figuree Studio PS: I'm not selling any patchs, this is just a visual.
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4 years ago
☆゚.*・。゚FOR THE HARD DREAMERS ☆゚.*・。゚ Mon diplôme d'architecture réalisé il y a deux ans. Une fiction réparatrice. Un espace mi-fantasmé mi-ironique pour repenser son corps, sa subjectivité et observer de près les habitus dysfonctionnels qui nous habitent. Une machine pour moduler son corps. Le corps que je considère comme une des seules architectures métastables capablent de se modifier en fonction des bouleversements. Image 1 : (©Pierre-Louis Mabire) installation à l'échelle 1 d'un fragment de cet espace fantasmé dans lequel j'ai présenté une lecture performative et une performance collective me permettant de détourner à la fois les modalités de monstration du diplôme d'architecture mais aussi celles imposés par mon atelier. Une tradition perdure dans les ateliers auto-gérés. Pour les intégrer il faut déployer sa force de travail (parfois même la nuit) pour lae futur.e diplômé.e. Même traitement pour les membres de celui-ci qui doivent prouver leur légitimité et leur devouement. J'ai proposé à celleux intéressé.e par la place que je laissais libre et à celleux que je côtoyais chaque jour de danser avec moi. Ainsi nous n'avons pas présenté une maquette mais un nouveau rituel visant à interroger ce processus. Nous avons questionner la manière dont le corps peut être conduit par l'environnement bâtis. Nous avons queeriser. Nous avons habité autrement. Nous avons hacké. Nous avons stenographié cette sédition. Nous avons provoqué ce processus de rupture qui permet d'amener d'autres gestes. Image 2 : plan du dispositif Image 3 : interfaces pour repenser son territoire somatique. Image 4 : Même fragment, autre réalité, autre perspective.
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4 years ago
"lueur de haine brûlante dans le brun des yeux" (citation issue de créatures célestes par Peter Jackson) Un premier post sur mon Binder mémoriel réalisé grâce à la talentueuse costumière @ayam_pepe qui m'a apporté le savoir technique et l'a cousu entièrement 🖤 Le binder a été conçu pour une lecture performative appelée "Monuments". Tissus teints et sérigraphiés par me, myself and I. Doublure en satin avec 10 ans de selfies superposés et tissus en coton teints et marqués d'archives textuelles. Photos par Romane Bernard.
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4 years ago