Cette installation rĂ©unit deux regards sur une mĂȘme forĂȘt en mutation. Ă travers la peinture et la sculpture, deux formes de survivance dialoguent : lâimage altĂ©rĂ©e dâun paysage en train de disparaĂźtre, et les crĂ©atures oniriques immergeant dâarbres pĂ©trifiĂ©s qui en veillent la mĂ©moire.
-« In the Pines emprunte son titre Ă une chanson rendue cĂ©lĂšbre par Nirvana, chant fantomatique dâun lieu perdu, saturĂ© de mĂ©moire.
La toile se dĂ©ploie comme une scĂšne silencieuse, Ă la fois contemplative et théùtrale, oĂč se rejouent des souvenirs de fĂȘtes, de libertĂ©, dâĂ©panouissement.
La couleur Ă©voque une photographie argentique altĂ©rĂ©e â brĂ»lĂ©e par une ouverture de lumiĂšre â comme une aberration chromatique qui traverse toute la surface.
Cette forĂȘt, monoculture opaque et vivante, devient allĂ©gorie : celle dâun territoire exploitĂ©, mĂ©thodiquement effacĂ©, parcelle aprĂšs parcelle, jusquâĂ ne laisser que lâariditĂ© du vide.
Entre vibration impressionniste et disparition programmĂ©e, le paysage vacille, Ă la lisiĂšre du sensible et de lâindustriel. »
-« Grandir dans une forĂȘt condamnĂ©e, apprendre Ă sâenraciner dans lâĂ©phĂ©mĂšre. Mes souvenirs dâenfance sâeffacent avec les arbres, arrachĂ©s un Ă un, livrĂ©s aux machines qui les transforment en matĂ©riaux muets.
Little people, ou les Treebis, naissent dâun rĂȘve, incarnations anthropomorphes des arbres eux-mĂȘmes, ils viennent cĂąliner leur dĂ©pouille meurtrie en souriant, rĂ©silients. Ou, qui sait, peut-ĂȘtre sont-ils les gardiens silencieux, simplement lĂ pour effrayer, hanter les dĂ©foresteurs ? »
PrĂ©sentĂ© lors de lâexposition
@coma.expo par
@brouillon.galerie Ă
@lafonderie94
Milles merci Ă
@131.nieve @j.thomashausen @angele_lvr