C'est beau un documentaire d'Abbas Kiarostami. Film de commande d'une association humanitaire en Ouganda, #ABCAfrica devient un hymne à la résilience et à la vie, avec des séquences assez incroyables - l'orage dans la nuit, l'ambiguïté de l'adoption, le regard des enfants.
Sur le papier, #les5diables devait être séduisant, film de genre hybride avec des thématiques contemporaines. Mais sur l'écran, rien ne fonctionne. Le discours sur le racisme est plaqué à un récit fantastique ni crédible ni cohérant, la romance lesbienne ne fonctionne pas. Déçu.
Belle réussite, cet #Adam de Maryam Touzani sur la sororité de deux femmes à Casablanca, une mère veuve et une jeune femme enceinte. Si le scénario est très classique, l'interprétation de Lubna Azabal et Nisrin Erradi et la beauté du dernier tiers emportent le morceau de Zlabia.
Première fiction de Pawlikowski, #TheStringer suit un jeune garçon qui filme le chaos, le provoque parfois, tombe amoureux d'une belle assistante et devient l'ami d'un politique local semi-mafieux. Le film tient sur le charme de Sergei Bodrov Jr et capte la Russie de l'époque, avec un côté Mage du Kremlin (Assayas a dû le voir).
Il y a quelque chose de pourri au royaume de Norvège. Petit jeu de massacre sous la forme d'un drame bourgeois, #lheritage rappelle par sa cruauté Michael Haneke avec la pourriture qui remonte à la surface. Tous les hommes sont lâches surtout quand il y a de l'argent en jeu, nous dit Anja Breien dont je ne connais pas l'oeuvre.
Vimala Pons (enfin) superstar dans ce drame social qui lui ressemble, d'abord un peu revêche avec ce face à face hilarant avec Benoît Hamon - une ouverture qui a du sens politique - puis si tendre en son coeur. Cela manque un peu de cinéma mais pas de charme.
#Marcellomio a le charme des grands séducteurs italiens, une fluidité dans le montage et l'écriture, qui m'a immédiatement séduit. Bien sûr, l'exercice cinéphile est un peu vain, c'est objectivement trop long mais Chiara Mastroianni y est divine et sa douce mélancolie m'a saisi.
Beau film à hauteur d'enfants, #lafleurdumanguier d'Akio Fujimoto évoque Le Tombeau des lucioles. Sauf que l'action se situe aujourd'hui entre le Bangladesh, la Birmanie et la Malaisie et raconte le sort des Rohingya, les maudits de l'Asie, sans aucun misérabilisme. Poignant.
La belle photographie naturelle du film est signée du chef op de Hamaguchi, Yoshio Kitagawa, et la musique au violoncelle d'Ernst Reijseger, collaborateur de Herzog. Cela sort mercredi.
Ah Quentin Dupieux, le vrai talent gâché du cinéma français. Des idées, une certaine maîtrise (le court avec Gardin est vraiment bien) mais une flemmardise certaine aussi, le sentiment que rien n'est totalement abouti, que l'on part en prod avec une V1. #fumerfaittousser
De la mélancolie du cor anglais... Beau doc musical, #Nouslorchestre tente de percer le mystère de l'harmonie collective. Cela donne de très beaux moments de transe musicale - l'Oiseau de feu sublime -, surtout que le cinéaste Philippe Béziat choisit l'immersion à l'explication.
Doc au sujet passionnant : comment Hollywood a pactisé avec le Nazisme dans les années 30, un peu pour le business, beaucoup pour antisémitisme, via la figure de Herman J. Mankiewicz, le Mank de Fincher. Dommage que la narration soit si répétitive. #themaddogofeurope
Sacré morceau ce #Conann, entre hommage esthétique à Druillet, allégorie du capitalisme comme acmé de la voracité humaine et cinéma queer XXL à la Fassbinder (le nom d'un perso est un indice). Je n'aime pas tout (c'est un peu long quand même), mais ce que j'aime, je l'adore.