« La rencontre est le commencement de tout. »
Avec Carte de visite, ce geste premier d’entrer en relation prend une forme simple et concrète. Comme une carte que l’on tend, chaque œuvre devient une manière de se présenter, d’ouvrir un dialogue.
Cent artistes membres de Visarte Vaud investissent ainsi un format commun, celui de la carte de visite, et le transforment en un véritable terrain d’expression.
Chacun·e s’en empare librement, y déploie une idée, une énergie, une matière, une écriture. Les œuvres, à la fois singulières et vibrantes, composent un ensemble riche et engageant.
Au fil du regard, l’exposition révèle un paysage artistique vaudois généreux et pluriel, où les formes dialoguent, où les sensibilités se mélangent.
Carte de visite est une invitation :
à découvrir, à s’approcher, à se rencontrer.
Renaud Defrancesco @renauddefrancesco
Membre du comité Visarte Vaud
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L’exposition Carte de visite, cartographie artistique de la scène vaudoise est à découvrir jusqu’au 28.06.2026, les lundis et mardis, 9:00–12:00 / 14:00–17:00 et les dimanches, 11:00–16:00 à V V Espace vaudois d’art contemporain, Parc Mon-Repos 3, 1005 Lausanne.
📸 Visarte Vaud / Lihuen Galli @lihuenchi
Les affiches en ville de Lausanne 🩵💚
L’exposition Carte de visite, cartographie artistique de la scène vaudoise est à découvrir jusqu’au 28.06.2026, les lundis et mardis, 9:00–12:00 / 14:00–17:00 et les dimanches, 11:00–16:00 à V V Espace vaudois d’art contemporain, Parc Mon-Repos 3, 1005 Lausanne.
Graphisme: @johanneroten
Retour en images sur le vernissage de l’exposition Carte de visite, cartographie artistique de la scène vaudoise.
Vendredi 8 mai, nous avons eu le plaisir d’inaugurer l’exposition Carte de visite en votre compagnie. Vous étiez extrêmement nombreux·ses à répondre présent·es, et c’est avec une sincère gratitude que nous vous en remercions.
Un grand bravo à tou·tes les artistes participant·es pour leurs œuvres, ainsi qu’à Renaud Defrancesco @renauddefrancesco pour la qualité de sa curation.
Merci également à nos sponsors, dont le soutien précieux rend ces projets possibles: Loterie Romande, Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Fondation Philanthropique Famille Sandoz, Fondation Casino Barrière Montreux.
Le comité Visarte Vaud
📸 Visarte Vaud / Lihuen Galli @lihuenchi
Avec «Carte de visite», ce geste premier d’entrer en relation prend une forme simple et concrète. Comme une carte que l’on tend, chaque œuvre devient une manière de se présenter, d’ouvrir un dialogue.
100 artistes membres de Visarte Vaud investissent ainsi un format commun, celui de la carte de visite, et le transforment en un véritable terrain d’expression.
Chacun·e s’en empare librement, y déploie une idée, une énergie, une matière, une écriture. Les œuvres, à la fois singulières et vibrantes, composent un ensemble riche et engageant.
Au fil du regard, l’exposition révèle un paysage artistique vaudois généreux et pluriel, où les formes dialoguent, où les sensibilités se mélangent.
«Carte de visite» est une invitation: à découvrir, à s’approcher, à se rencontrer.
Curation
Renaud Defrancesco, membre du comité Visarte Vaud
Vernissage
Vendredi 8 mai à 18h
V V
Espace vaudois d'art contemporain
Parc Mon-Repos 3
Lausanne
Ouverture du 10 mai au 28 juin
Dimanche 11h – 16h
Lundi et mardi 9h – 12h et 14h – 17h
Soutien
Loterie Romande
Ville de Lausanne
Canton de Vaud
Fondation Philanthropique Famille Sandoz
Olivier Estoppey & Frédéric Clot
invités par Daniel Ruggiero
Dans le cadre de l’exposition TANDEM, du 23.01 au 29.03.2026 à l’Espace Arlaud à Lausanne.
LES PAONS ET LE NUAGE
Dans l’exposition Les Paons et le Nuage, les univers de Frédéric Clot et d’Olivier Estoppey se rencontrent en une collision aussi inattendue que féconde entre la peinture et la sculpture: celle de l’artifice et du vivant, du pixel et de la plume. Au centre de l’espace, cinq paons monumentaux en béton, alignés en spirale, imposent leur présence silencieuse. Modélisés en terre puis moulés et coulés en ciment fondu, ces oiseaux lourds et hiératiques semblent figés dans une parade sans fin. Chez Olivier Estoppey, les animaux ne sont pas des symboles métaphoriques mais des puissances visibles, des entités à part entière qui scandent l’espace par la densité de leur présence. Le paon, ici, n’est pas décoratif: il nous regarde, occupe l’espace, prêt à faire la roue pour nous impliquer dans une espèce de parade nuptiale. Sa matière dense et sa forme réaliste ancrent l’œuvre dans le sol, dans une matérialité qui résiste à l’abstraction.
Autour de cette danse animalière, les grandes toiles de Frédéric Clot forment un contrepoint en deux dimensions. Là, tout parle du langage contemporain: lettrines, logos, fragments de typographies familières surgis des flux numériques qui saturent nos vies. Ces signes, cryptés, superposés, flottent dans un espace pictural comme autant de pictogrammes nébuleux que la grille, le carré et le cube semblent générer spontanément. Le peintre emprunte à l’univers de la communication de masse, mais pour mieux le déjouer. En récupérant ces motifs à la main, il questionne la surface même de l’image à l’ère du pixel invisible. Les sept peintures que Frédéric Clot présente ici déploient une image massive et aérienne à la fois, telle une condensation de signes en suspension.
@clotfrederic
#olivierestoppey
@daniel.ruggiero@espace_arlaud
📸 Visarte Vaud / Prune Simon-Vermot
Saïd Farhan Sherian & Mohammed Forster
invités par Joanna Ingarden-Mouly
Dans le cadre de l’exposition TANDEM, du 23.01 au 29.03.2026 à l’Espace Arlaud à Lausanne.
CHEMIN D’EXIL
Deux artistes, l’un exilé et l’autre immigré de 2ème génération, alumni de l’ECAL à 30 années d’écart confrontent l’évocation des sentiers qu’ils empruntent entre la Suisse et l’ailleurs.
Saïd Farhan (1955) utilise un support conventionnel: toile et pigments, même si ses tableaux sont monochromes, alourdis par une matière dense ou sont gravés des signes: chaussures, routes, traces d’usure, cicatrices, larmes séchées, une bouteille lancée à la mer…
Sherian Mohammed Forster (1993) installe au sens conceptuel: les signes sont appropriés d’un parcours de métissage suisse-éthiopien où l’objet est artefact, symbolique et ainsi traité dans un sens socio-économique tandis que son statut est réévalué. Ici aussi, le soulier revient comme fil rouge.
Leurs styles s’affrontent comme deux esthétiques du monde qui se complètent et affirment leur engagement émotionnel et leur sensation contemporaine respectives…
#saidfarhan
#sherianmohammedforster
@joannaingarden@espace_arlaud
📸 Visarte Vaud / Prune Simon-Vermot
Danièle Mussard & Sonja Jokiniemi
invitées par Clotilde Wuthrich
Dans le cadre de l’exposition TANDEM, du 23.01 au 29.03.2026 à l’Espace Arlaud à Lausanne.
COCONS, FRICTIONS FEUTRÉES
Danièle Mussard est une artiste du textile qui aime allier le tissage à la tapisserie, en passant par le nouage et les entrelacs. Quant à la pratique de Sonja Jokiniemi, celle-ci se situe à la croisée de la performance, du dessin et des arts textiles. Pour l’exposition Tandem, les deux artistes qui présentent un écart d’âge d’une trentaine d’années, coopèrent entre les lacunes du langage: l’une est franco-phone, l’autre finnophone et, dans la tentative de créer une relation et une langue commune à partir du geste et en collaboration avec la matière, elles ont fait le pari d’y faire exister, et à la fois s’enchevêtrer, leurs compétences, esthétiques et désirs propres. Le duo a créé – tantôt individuellement tantôt à quatre mains – une famille de sculptures, pour certaines suspendues dans l’espace, pour d’autres accrochées aux murs ou gisantes au sol. Puisant à la fois dans l’histoire de l’art textile et de l’artisanat, elles y combinent des principes issus de l’utilitaire et du rituel en optant pour le feutre comme matériau principal, faisant recours aux imaginaires entourant ses propriétés protectrices, résistantes et à la fois respirantes et résilientes. Techniquement, sa fabrique nécessite la présence de fibres animales, de graisse, d’eau, ainsi que d’un travail physique: le frottement de la matière. La laine est ainsi soumise à une sorte de maltraitance consistant à créer un choc physique et thermique pour que les fibres s’ouvrent et s’entremêlent. Cette friction, entre une existence fragile et sa transformation, devient ici le thème central de la série d’œuvres.
@danielemussard@sonjajoki@clotildewuthrich@espace_arlaud
📸 Visarte Vaud / Prune Simon-Vermot
Bernard Henri Desrousseaux
& Maeva Rosset
invité·e par Joanna Ingarden-Mouly
Dans le cadre de l’exposition TANDEM, du 23.01 au 29.03.2026 à l’Espace Arlaud à Lausanne.
SIMPLEXITÉ ET NARCISSES
La recette de l’homoncule: Dans son traité De natura rerum (vers 1537), Paracelse décrit une méthode alchimique: Prélever de la semence humaine.
La placer dans un récipient hermétiquement clos (souvent appelé cornue ou matrice artificielle). Enterrer ce récipient dans du fumier de cheval chaud pendant 40 jours, pour imiter la chaleur d’un utérus. Selon lui, la semence commencerait alors à «s’animer» et donnerait naissance à une petite créature humaine transparente et informe. Ensuite, il fallait la «nourrir» avec du sang humain (préparé alchimiquement) jusqu’à ce qu’elle grandisse et devienne un petit être vivant. Sous le signe de la simplexité, cette tension fertile entre la simplicité apparente et la complexité du vivant, la rencontre entre Maeva Rosset et Bernard Henri Desrousseaux s’est imposée comme une évidence sensible. Tous deux explorent, chacun à sa manière, la porosité entre matière et mémoire, entre le geste et l’évocation, entre le visible et l’absent.
Maeva Rosset, conteuse d’histoires olfactives, travaille la matière comme une empreinte vivante, un fragment d’émotion qui respire encore. Sa pratique lie le corps, le souvenir et les odeurs, tissant un lien fragile et tenace entre ce qui a été vécu et ce qui se recompose dans l’instant.
Bernard Henri Desrousseaux, plasticien, habite l’espace du silence et de l’interstice. Son œuvre rend visible l’invisible, donnant forme à l’absence par le vide, les intervalles et la trace.
@rossetmaeva@bernardhenridesrousseaux@joannaingarden@espace_arlaud
📸 Visarte Vaud / Prune Simon-Vermot
Isabelle Tanner & Michèle Rochat
invitées par Clotilde Wuthrich
Dans le cadre de l’exposition TANDEM, du 23.01 au 29.03.2026 à l’Espace Arlaud à Lausanne.
RÉCITS DE SABLES
Les céramistes Isabelle Tanner et Michèle Rochat explorent le potentiel agentif ou expressif des géomatériaux en expérimentant leurs transformations, en observant leurs comportements et en rendant visibles les actions de la matière. Dans leur collaboration pour l’exposition Tandem, les deux artistes – aux grandes affinités d’approches et dont l’écart d’âge d’une vingtaine d’années se fait imperceptible – cherchent ensemble à donner voix au sable – matériau à la fois ordinaire et critique, archive du temps profond et ressource menacée – leur proposition devenant à la fois enquête matérielle et fabulation sensible.
Le sable est un vecteur de relations territoriales, industrielles et sociales. Devenu aujourd’hui une ressource stratégique et économique massivement extraite, exploitée et consommée à l’échelle rapide du temps humain, il est devenu un acteur indispensable de la fabrique du verre, du béton ou de l’électronique. Il est, du même coup, le témoin d’écosystèmes fragilisés, incarnant les tensions écologiques de l’Anthropocène.
Dans l’atelier de céramique, le sable – la silice – tout autant incontournable, est un constituant de l’argile, à la fois capable d’entrer en fusion et de former des émaux. Étant issu de processus géologiques millénaires, travailler avec lui c’est aussi pour les deux artistes se connecter à d’autres temporalités où chaque particule porte en elle des millions d’années de déplacements, de transformations et d’érosion des roches. Créer avec le sable, suivre ses itinéraires naturels – de la montagne au lac – et penser ses façonnements par l’humain – dans l’industrie, l’art et l’artisanat – c’est donc interroger nos manières d’habiter et de transformer le monde. C’est en même temps cultiver de nouveaux récits avec une substance qui se souvient, qui agit, résiste et se métamorphose.
@baboschauen@michele_rochat@clotildewuthrich@espace_arlaud
📸 Visarte Vaud / Prune Simon-Vermot
Gaspard Delachaux & Achille Meier
invités par Renaud Defrancesco & Denis Roueche
Dans le cadre de l’exposition TANDEM, du 23.01 au 29.03.2026 à l’Espace Arlaud à Lausanne.
CÉRÉMONIE
La rencontre entre Gaspard Delachaux (né en 1947) et Achille Meier (né en 2002), s’est imposée comme une évidence: deux regards distants d’un demi-siècle, mais une même curiosité envers les formes, les signes et les fictions du monde contemporain. Le contraste entre leurs pratiques révèle une complicité inattendue. Delachaux, sculpteur et dessinateur chevronné, s’amuse depuis des décennies à déjouer la gravité par l’humour et la métaphore. Meier, lui, explore avec un trait nerveux et narratif les zones hybrides entre dessin et installation, où l’absurde côtoie le poétique. Tous deux partagent une même attention au détail, une rigueur du regard et un goût pour la dérision face aux absurdités de la société moderne. Leur projet commun, intitulé «Cérémonie», aborde avec légèreté la question du lien intergénérationnel. En prenant le thème du tandem au pied de la lettre, les artistes ont imaginé une cérémonie symbolique où les noces deviennent métaphore du dialogue créatif, oscillant entre respect et irrévérence. Le mariage, ici, n’est pas une union mais une expérience: celle d’une conversation entre deux sensibilités et deux manières d’habiter le monde.
#gasparddelachaux
@achillemeier@renauddefrancesco@denisroueche@espace_arlaud
📸 Visarte Vaud / Prune Simon-Vermot