Il est temps pour "L'Heure bleue", exposition réunissant six artistes contemporains autour de la cyanotypie experimentale
@tom_dries @irina.dora @kamukiwi @ada.muntean_ @flavia.parone et
@idalierey 🎨🖼️✨
Le vernissaje aura lieu mercredi 15 avril à partir de 18h, l'exposition étant ouverte jusqu'au 17 mai.
La cyanotypie est l’une des plus anciennes techniques photographiques, inventée par John Herschel en 1842. Elle a servi à la réalisation du premier livre photographique, British Algae, publié par la botaniste Anna Atkins à partir de 1843. L’image est obtenue par l’impression directe sur une surface photosensible, sans l’intermédiaire d’un appareil photographique. C’est une technique non argentique, utilisant des sels de fer qui, par exposition à la lumière, forment un pigment stable, le bleu de Prusse, d’où la couleur bleue caractéristique.
Malgré sa simplicité (bon marché, facilité d’exécution), ou plutôt à cause de celle-ci, la cyanotypie n’a jamais eu le cachet dont d’autres techniques photographiques ont bénéficié (il existe des histoires de la photographie qui ne la mentionnent même pas). On lui reprochait qu’elle était « trop bleue », non conforme à la réalité, peu convenable pour certains sujets. À part quelques notables exceptions, la cyanotypie était réservée à l’usage des amateurs, ou bien, en architecture, à la reproduction de plans et de documents, à la manière d’une photocopieuse manuelle. Ses applications techniques ont placé la cyanotypie en marge de la pratique artistique, se situant entre copie et reproduction. À partir des années 1960, les techniques historiques, et notamment le cyanotype, ont fait leur retour dans l’art photographique, ce dernier étant apprécié pour son caractère artisanal et son aspect atypique. Aujourd’hui, la cyanotypie est l’une des pratiques photographiques alternatives les plus répandues.
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