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طه

@thchrf

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The cold never lasts, my darling, it just teaches the heart how to burn.
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1 month ago
Though this season of her life had been cold, lonely and tough, though she slipped back into a darkness she had hoped by now to have overcome, she had learned a beautiful lesson. And she kissed her girls goodbye and thanked them for getting her out the house, that maybe everything was going to be alright.
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1 month ago
I wanna feel this for the rest of my life. I am an ocean where the tears fall from the sky.
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1 month ago
Aujourd'hui, comme il y a des années, je continue de m'appliquer à mettre en pratique cet adage, cette doctrine, et de laisser le temps au temps. C'est la meilleure chose à faire, et le meilleur cadeau que je puisse me faire à moi-même.
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3 months ago
Pourtant, cette vitesse, ce rythme effréné me convenaient, dans la mesure où ils me permettaient de me concentrer sur autre chose, d'avoir des objectifs, et de me rassurer, paradoxalement. Je me voyais fatiguer, je me voyais mincir, je me voyais faner, mais je savais que j'avançais. Que je reprenais le contrôle sur ma situation, et que c'était un pari sur l'avenir - une garantie que je serais plus serein à terme. J'ai rencontré beaucoup de gens. Des inconnus, des potes, des amants, et j'en passe. Chacun d'eux m'aura laissé un petit souvenir, auquel, aussi infime soit-il, qu'importe la durée de son passage, il m'arrive de repenser et d'esquisser un sourire.
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3 months ago
Ces deux dernières années, je me suis rendu compte que j'ai beaucoup puisé dans mes réserves, sans même savoir que je disposais d'autant d'énergie, de ressources et de volonté. J'ai tenté par tous les moyens de me reconstruire un semblant de normalité : nouveaux lieux, nouvelles têtes, nouvelles habitudes, nouvelles rues, nouveaux repères... Nouveau corps, aussi. La dépression m'avait profondément changé. Il fallait que je me réapproprie tout ça. La soudaineté de ce changement m'a obligé à faire vite. Parfois trop vite, quitte à m'en oublier, et je le sens aujourd'hui. Mais j'ai bien vu que ça ne fonctionnait pas, que je m'épuisais, que les choses, les gens, la vie n'allait pas à cette cadence.
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3 months ago
J'aime particulièrement cette photo. Pour ses couleurs, sa géométrie, son architecture, son contraste, sa plage de luminosités, mais surtout sa symbolique. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'être devant une grille, impuissant, à attendre de pouvoir enfin gravir les marches, aller de l'avant, et faire ce dont j'ai pleinement envie. Prendre de la hauteur, avancer, continuer comme je l'ai fait jusqu'à présent. Pourtant, à la droite de cette grille, il y a une porte, hors champ. Je ne l'avais même pas vue. Je pensais les escaliers inaccessibles. Juste après que j'aie appuyé sur le déclencheur, un passant m'est passé devant, a contourné ce pilier et est rentré. Puis a commencé à gravir les marches, sans se préoccuper de la photo que je prenais. À raison finalement. J'ai eu ce que je voulais : cet instant de vide, d'un paysage en suspens. J'ai longuement hésité quant à la photo que j'allais traiter, puis poster. Parce qu'à la réflexion, il n'y a que peu, voire pas, de personnes sur mes photos, et sur mon feed de manière plus globale. Est-ce un choix purement esthétique de ma part, ou une influence quant à la solitude que je pourrais éprouver ? Aucune idée.
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3 months ago
Le traitement a toujours été la partie de la photo que j'aimais le moins. Parce que c'était rébarbatif, parfois lent, parfois compliqué, parce qu'on a une idée, une envie, qu'on n'arrive pas à retranscrire comme on l'aimerait. Parce que c'est aussi satisfaisant au déclenchement que frustrant derrière l'écran. J'avais néanmoins envie d'insuffler une nouvelle énergie à ces paysages que je n'ai que trop vus. Ces pavés que j'ai tant foulés, ces ruelles que je connais, ces quais sur lesquels je m'asseyais, du lycée à l'université, et bien après, j'ai l'impression d'en avoir amplement fait le tour. Et pourtant, ce soir j'ai réussi à m'amuser. Pousser les curseurs, redonner de la couleur, réinventer ces moments, à écouter de l'hyperpop et de la techno, fredonnant des airs devant ces monuments d'une autre ère.
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3 months ago
Je m'étais dit que cette année j'en ferais plus pour moi même. Pour cultiver ma créativité - que ce soit de la nourrir, d'écouter mes élans, laisser libre cours à mes impulsions, envies et besoins, et laisser ces cycles se réinstaller. Toujours un pied à Paris, j'ai enfin fait ce qui me manquait tant, et à quoi j'adorais m'adonner plus jeune : marcher, sans trop de but, appareil à l'épaule, à regarder, contempler, m'arrêter, me déplacer, tester, appuyer, effacer, recommencer, et repartir. Avec cette satisfaction de se dire que c'est un chouette cliché, à plusieurs égards.
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3 months ago
J'ai toujours été un oiseau de nuit. Que ce soit à errer dans les rues désertes, pédaler le long du front de mer, écrire la moindre de mes pensées, essayer de faire tomber la lumière correctement sur ces cernes que je me traine depuis toujours... J'aime ces heures de silence, de repos, d'absolu. Imaginer, dessiner, trainer, danser, écouter, créer - c'est au cœur de la nuit que je me sens libre. Il faudra que pour cette nouvelle année, je me motive à sortir plus souvent, m'imprégner de l'air de la nuit, rêver, l'écrire, la capturer.
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4 months ago
En fin de compte, j'ai l'impression de n'avoir jamais pu, su, couper le cordon. Peut-être que c'est ainsi que ça doit être : un pied ici, l'autre là-bas. Un ailleurs constamment redéfini, pour un enfant qui a grandi entre deux pays. Cette année n'aura pas été celle que j'imaginais, mais elle m'a tant apporté. Des joies, des moments de lucidité, de l'épanouissement, et la satisfaction de savoir que je me rapproche perpétuellement de ce que j'ai toujours voulu être. Paris, finalement, c'est là où tout a commencé. Que de souvenirs, de rires, d'instantanés et d'émotions condensés dans ces quelques kilomètres carrés. Aujourd'hui, je l'ai quittée, mais c'est pour à chaque fois mieux la retrouver.
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4 months ago
Je pensais que je ferais plus de photo, en 2025. J'ai fait des photos, mais pas beaucoup de photo. Je pensais que d'avoir mon appareil dans mon sac, comme je le faisais si souvent à l'époque de la fac, me permettrait de suivre mes instincts, de dégainer plus vite, de saisir l'instant, d'être plus à l'écoute de ma créativité, de renouer avec, de créer à nouveau. Ça n'aura pas autant été le cas que je l'aurais aimé, mais j'ai tout de même fait de superbes clichés. D'amis, de famille, d'amants, d'absents.
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4 months ago