Tuteur suspendu et pince Vit’clip
Depuis ma rencontre avec l’équipe de Biopousses en janvier 2023, ils me parlent de tuteurage, du temps long à l’installation et de retrait, de l’inconfort de positions et des matières inadéquates.
À l’occasion de la résidence Territoires ruraux, territoires de cultures initiée par
@le.ravitaillement , nous nous sommes penchés sur cette question.
L’objectif était de concevoir un tuteur rigide à suspendre sur les fils de palissage accrochés sur la longueur de la serre à 2 m de hauteur.
Ce tuteur est une section de bambou de 1m90. La tige de bambou est fendue en 8 puis percée tous les 20 cm, un crochet est découpé à l’extrémité de la section. Le crochet vient être posé sur le fil de palissage, la rigidité du bambou permet à l’installateur de le placer sans difficulté. La forme concave de la tige de bambou permet de deviner sans regarder sur quel côté est le crochet : droite lorsque la forme concave est vers vous. Plus besoin de lever la tête ou de prendre un escabeau.
Lorsque la plante pousse, il faut la solidariser au tuteur. Pour les haricots, les rames le font toutes seules. Mais pour les tomates ou les concombres, j’ai conçu une pince en bambou cintré qui vient se glisser dans les percements oblongs du tuteur. L’épaulement sur la pince permet le blocage de la pince et son maintien. Il est conseillé d’avoir trois pinces par tuteur et de changer la hauteur de la pince en fonction de la pousse de la tomate.
Après la culture, il suffit de faire tomber le plant en enlevant les pinces et retirer les tuteurs. Ne touchant pas le sol, le bambou à une longue durée de vie. Pour éliminer les transmissions de maladie, il est possible de passer les pinces et tuteurs à la flamme ou à la vapeur.
Ce projet de recherche a été initié par
@le.ravitaillement , lieu d’art et de pratiques rurales à Gavray-sur-Sienne, et mené en partenariat avec Biopousses et avec le soutien de Coutances Mer et Bocage, du Département de la Manche et de la DRAC Normandie