Home smarkonPosts

Samuel Lalande-Markon

@smarkon

Aventurier, auteur et musicien Marche au pays rĂ©el 📘@xyzeditions · @editionsarthaud 🎬@vital.distribution
Followers
2,265
Following
1,397
Account Insight
Score
28.74%
Index
Health Rate
%
Users Ratio
2:1
Weeks posts
« Pourquoi traverser de telles distances, consentir autant d’efforts, braver autant de dangers, avec le maigre espoir d’un hasardeux retour ? » VoilĂ  l’une des nombreuses questions que je me pose dans Marche au pays rĂ©el, alors que je songe aux oiseaux qui s’envolent par milliers pour entreprendre leurs grandes migrations. Demain, mon ouvrage se dĂ©posera enfin entre vos mains. Il mĂšnera sa propre vie, comme j’ai vĂ©cu la mienne depuis que j’ai contemplĂ© l’horizon de la passe Sullualuk, dans la baie d’Hudson, depuis les hauteurs du cap Anaulirvik. J’aurai plusieurs occasions de vous rencontrer au cours des prochaines semaines. Je vous en fais la liste et espĂšre de tout cƓur que vous serez au rendez-vous — de corps ou d’esprit. LANCEMENT ET DISCUSSION À MONTRÉAL 📅 Mercredi 12 novembre, Ă  partir de 17h 📍 Librairie Raffin (Saint-Hubert) J’aurai le plaisir d’échanger avec mon Ă©diteur, Tristan Malavoy, autour d’un verre offert sur place. SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL SĂ©ances de dĂ©dicaces : 📅 Vendredi 21 novembre, 13h30 Ă  14h30 📅 Samedi 22 novembre, 11h Ă  12h et 17h Ă  18h TĂȘte-Ă -tĂȘte avec Guillaume Hubermont : 📅 Samedi 22 novembre, 16h15 Ă  16h45 Informations : CONFÉRENCE ET LANCEMENT À QUÉBEC 📅 Mardi 22 novembre, 18h 📍 Pub Alpin Le Bivouac, QuĂ©bec Informations : ConfĂ©rence ExpĂ©dition TransborĂ©ale et lancement de livre CONFÉRENCE ET LANCEMENT À SAINT-DIDACE 📅 Samedi 29 novembre, 10h30 et 14h 📍 Salle AGIR MaskinongĂ©, Saint-Didace CONFÉRENCE D'AVENTURE À MONTRÉAL (COMPLET) 📅 Mercredi 10 dĂ©cembre, 18h30 📍 Broue Pub Brouhaha Ahuntsic Le rĂ©cit de la traversĂ©e de l'Ungava avec Marie-France L'Ecuyer Ă  l'hiver 2025 CONFÉRENCE D'AVENTURE À MONTRÉAL (SUPPLÉMENTAIRE) 📅 Mercredi 21 janvier, 18h30 📍 Broue Pub Brouhaha Ahuntsic Le rĂ©cit de la traversĂ©e de l'Ungava avec Marie-France L'Ecuyer Ă  l'hiver 2025 PROJECTION AU FESTIVAL TERRES D'AVENTURE À MONTRÉAL 📅 Dimanche 6 dĂ©cembre, 19h 📍 CinĂ©ma du MusĂ©e Projection suivie d'une discussion. Un verre sera offert Ă  la suite de la sĂ©ance. SORTIE EN SALLE DE CINÉMA 📅 À partir du 12 dĂ©cembre Informations : vitaldistribution.ca/marche-au-pays-reel @xyzeditions @vital.productions @salonlivremtl @mariefrance.lecuyer
57 0
6 months ago
Il a dĂ©sormais une existence bien rĂ©elle, tout comme le relief dissymĂ©trique de la cĂŽte hudsonienne que l’on nomme cuesta. Quelle joie de tenir entre mes mains les premiers exemplaires de mon ouvrage, Marche au pays rĂ©el ! Il est magnifique – Ă  commencer par sa couverture, dont la photo a Ă©tĂ© prise par mon amoureuse, Marie-France, alors que nous marchions vers les glaces de Tariuq, la baie d’Hudson. Le papier, d’une belle Ă©paisseur, offre juste ce qu’il faut d’opacitĂ©. MalgrĂ© ses 300 pages, le livre ne paraĂźt pas trop volumineux ; il possĂšde en revanche une densitĂ© qui laisse prĂ©sager je ne sais quoi. On y trouve Ă©galement deux cartes et un cahier de seize pages en couleur, rĂ©unissant des photographies de Marie-France et d’autres, aĂ©riennes, de Marc-AndrĂ© Bilodeau. Avec mon Ă©diteur, nous avons longuement rĂ©flĂ©chi au format que nous voulions lui donner, afin qu’il reflĂšte sa double nature : Ă  la fois rĂ©cit d’aventure et essai. Je crois bien humblement que nous avons rĂ©ussi. /// Lancement le 12 novembre Ă  la @librairie.raffin - Plaza St-Hubert PrĂ©commandes : @les_libraires @renaudbray Informations additionnelles : @xyzeditions Photos : @mariefrance.lecuyer
74 4
6 months ago
C’est avec une immense joie que je vous annonce la parution de mon second ouvrage, Marche au pays rĂ©el, aux @xyzeditions , en novembre prochain. Il y a plus de deux ans, Simon-Pierre Goneau et moi contemplions les eaux bleues de la passe Sullualuk depuis la pointe la plus septentrionale du Nunavik, prĂšs d’Ivujivik, au terme d’un voyage qui nous a menĂ©s du point le plus au sud du QuĂ©bec Ă  son point le plus au nord. DĂ©butait alors pour moi un second pĂ©riple, non moins vertigineux : celui de raconter cette aventure tout en approfondissant ma pensĂ©e sur le territoire nordique quĂ©bĂ©cois, Ă  la lumiĂšre des expĂ©riences vĂ©cues et des personnes rencontrĂ©es. Cela donne un essai qui est Ă  la fois un rĂ©cit d’aventures et un rĂ©cit de pensĂ©e. J’y parle de distances vertigineuses et de paysages grandioses, mais aussi de vie, de mort, d’amour, d’enfance. Je donne la parole Ă  celles et ceux qui y vivent – Cris d’Eeyou Istchee, Inuits du Nunavik – que j’ai eu le privilĂšge de rencontrer au fil des kilomĂštres. Je rĂ©flĂ©chis Ă  notre littĂ©rature, Ă  notre toponymie, Ă  la maniĂšre de nommer le territoire, de projeter notre regard sur le monde sensible pour tenter d’y dĂ©celer l’indicible. En bref, tout ce qui compose la grande toile de ce pays rĂ©el dans lequel j’aspire Ă  vivre. Ça commence avec ces mots de Pierre Perrault : « J’en ai assez de vivre dans la fiction », et ça se termine une fois que j’ai eu l’impression d’ĂȘtre allĂ© au bout des choses, d’avoir « tout subi, tout Ă©prouvĂ©, affrontĂ© tous les obstacles », jusqu’à ce que le sol vienne littĂ©ralement Ă  manquer sous les pieds. Immense joie, aussi, d’avoir pu trouver ma place aux Éditions XYZ, oĂč je me suis senti immĂ©diatement Ă  l’aise, et de travailler avec @tristanmalavoy comme directeur littĂ©raire. Sa sensibilitĂ©, sa bienveillance m’ont permis d’aller encore plus loin que je ne l’aurais espĂ©rĂ©. Je remercie par ailleurs le @lecalq , qui a soutenu mon travail d’écriture avec une prĂ©cieuse bourse de crĂ©ation. Marche au pays rĂ©el sera disponible en librairie Ă  compter du 13 novembre prochain. Le lancement montrĂ©alais aura lieu le 12 novembre Ă  la librairie Raffin, sur Saint-Hubert. Photos : @mariefrance.lecuyer
103 15
7 months ago
Traverser un territoire, c’est parfois apprendre Ă  le regarder autrement. Dans "Marche au pays rĂ©el", Samuel Lalande-Markon raconte une expĂ©dition de 3 000 kilomĂštres Ă  travers le QuĂ©bec sauvage, du sud jusqu’aux terres nordiques. ❄ À vĂ©lo et Ă  ski, il avance au rythme des forĂȘts, des Ă©tendues glacĂ©es et des rencontres, dans un rĂ©cit oĂč l’aventure devient aussi une exploration intime et sensible du territoire. Un livre habitĂ© par le silence, l’effort et les immensitĂ©s du Nord, Ă  dĂ©nicher d’urgence en librairie ! . . #marcheuapaysreel #samuellalandemarkon #quebec #arthaud
33 0
20 hours ago
C’est un Ă©trange moment pour annoncer ça, alors que la perte de mon frĂšre est encore trĂšs vive dans ma mĂ©moire, mais voilĂ  : c’est aujourd’hui que paraĂźt en France mon ouvrage Marche au pays rĂ©el, aux @editionsarthaud . J’étais Ă  l’abri de la tempĂȘte, au Nunavik, il y a un peu plus d’un an, lorsque mon Ă©diteur quĂ©bĂ©cois, @xyzeditions m’a annoncĂ© qu’il y avait un intĂ©rĂȘt pour mon livre en France. J’avais Ă  peine complĂ©tĂ© l’écriture du manuscrit et il nous restait encore du travail avant d’en arriver Ă  la version publiĂ©e en novembre dernier. Le fait de savoir, si tĂŽt dans le processus de publication, que mon Ă©criture trouverait son chemin jusqu’au lectorat français me comblait dĂ©jĂ  de joie. Ceux qui sont avides de rĂ©cits d’aventure connaissent certainement les Ă©ditions Arthaud, fondĂ©es en 1924, qui ont notamment publiĂ© les immenses classiques que sont Annapurna, premier 8000 de Maurice Herzog ou encore La longue route de Bernard Moitessier. La maison, qui fait aujourd’hui partie du groupe Flammarion, propose un catalogue Ă©largi, toujours marquĂ© par une grande qualitĂ© littĂ©raire, et qui aborde avec sensibilitĂ© les rapports entre l’humain et la nature. Au QuĂ©bec, nous avons choisi pour la couverture une photo dans laquelle je m’efface dans le paysage. En France, mon Ă©diteur a prĂ©fĂ©rĂ© un plan rapprochĂ© de moi. J’y adhĂšre, malgrĂ© un certain sentiment de pudeur : le jeu du regard sur le pays rĂ©el ne s’extirpe jamais de la perspective de celui qui le contemple. Je ne disposais pas d’une photo qui convenait. Avec mon amoureuse, nous avons profitĂ© d’une minuscule fenĂȘtre de lumiĂšre lors de la deuxiĂšme journĂ©e de notre traversĂ©e du lac Abitibi, en fĂ©vrier dernier. Nous venions de « slocher » Ă  la sortie du rĂ©trĂ©cissement, dans la portion ouest du lac, lorsque le temps s’est suspendu l’espace de quelques brefs instants. Je serai en France du 27 mai au 6 juin prochain pour des activitĂ©s de promotion et des rencontres avec le public, pour l’instant prĂ©vues Ă  Paris et Ă  Nantes. Si vous avez des contacts Ă  me partager ou des invitations Ă  me proposer, je suis preneur ! Pour en savoir plus et, pour les EuropĂ©ens, vous procurer le livre : suivre le lien en bio.
69 6
11 days ago
« J’allais Ă  la rencontre d’un territoire que je connaissais Ă  peine, celui de la carte comme celui de l’ñme, afin d’y dĂ©couvrir, peut-ĂȘtre, un aspect inexplorĂ© du monde qui ne me ferait plus jamais le voir de la mĂȘme maniĂšre. L’avenir pouvait encore surgir Ă  tout moment. » ❄ @smarkon nous emmĂšne avec lui au coeur du QuĂ©bec sauvage, pour 3000 kilomĂštres d'introspection et d'aventure brute. 📘 "Marche au pays rĂ©el" est dĂ©sormais disponible en librairie ! . . #marcheaupaysreel #samuellalandemarkon #arthaud #quebec
32 0
11 days ago
[Marche au pays rĂ©el] ❄ Parcourir les 3 000 kilomĂštres qui sĂ©parent les extrĂ©mitĂ©s sud et nord du QuĂ©bec, c’est le dĂ©fi que s’est lancĂ© Samuel Lalande-Markon. Pour combler le vide que ces territoires mĂ©connus laissent dans les imaginaires, il a arpentĂ©, Ă  vĂ©lo et Ă  ski, cette pĂ©ninsule immense faite de forĂȘts et d’étendues glacĂ©es, de silences et de fulgurances. đŸŒČ Parce qu’un territoire n’appartient qu’à celui qui l’habite de corps et d’esprit, Samuel Lalande-Markon s’inscrit dans une aventure plus grande que lui. À la rencontre des peuples autochtones, l’expĂ©dition gĂ©ographique se transforme en exploration humaine. Au grĂ© des rĂ©fĂ©rences historiques, linguistiques, littĂ©raires et musicales, se dessine peu Ă  peu une fresque anthropologique et sensible d’un territoire et de ses habitants. En librairie le 6 mai !
37 1
19 days ago
Partir en expĂ©dition dans des rĂ©gions sauvages et isolĂ©es, ça ne s’improvise pas. Ça demande du temps, de l’expĂ©rience
 et surtout les bons contacts. Pour beaucoup, entre le travail et la vie de famille, ce genre d’aventure reste hors de portĂ©e. Et c’est exactement pour ça que les entreprises de tourisme d’aventure sont si prĂ©cieuses. Ces derniĂšres annĂ©es, j’ai eu la chance de collaborer avec @jackpinepaddle , une compagnie basĂ©e Ă  Yellowknife, spĂ©cialisĂ©e dans les expĂ©ditions guidĂ©es en canot et en kayak dans l’Arctique canadien. C’est d’ailleurs grĂące Ă  eux que j’ai pu utiliser des canots dĂ©montables Ally Pack en 2024, lors de ma descente du Mackenzie. Leurs itinĂ©raires font rĂȘver et ouvrent la porte Ă  des territoires autrement inaccessibles. Infos : jackpinepaddle.com Contact : [email protected] (demandez Dan Wong – une mine d’or de connaissances sur la rĂ©gion) Photos prises lors de mon voyage sur la riviĂšre Coppermine en 2023 /// Setting out on an expedition to remote, wild regions isn’t something you can just wing. It takes time, experience
 and, above all, the right connections. For many people, juggling work and family life, this kind of adventure remains out of reach. And that’s exactly why adventure tourism companies are so valuable. In recent years, I’ve had the chance to collaborate with Jackpine Paddle, a Yellowknife-based company specializing in guided canoe and kayak expeditions in the Canadian Arctic. In fact, it was thanks to them that I was able to use Ally Pack collapsible canoes in 2024 during my descent of the Mackenzie. Their itineraries inspire dreams and open the door to otherwise inaccessible territories. Info: jackpinepaddle.com Contact: [email protected] (ask for Dan Wong—a goldmine of knowledge about the region) Photos taken during my trip on the Coppermine River in 2023
94 1
1 month ago
Il y a quelques jours, je parlais de la singularitĂ© de mon itinĂ©raire sur le Grand Lac des Esclaves. Dans l’édition printaniĂšre de @geopleinair_ , je rĂ©flĂ©chissais justement aux itinĂ©raires de voyage : la traversĂ©e qui, historiquement du moins, est toujours un aller-retour (Ă  moins de mourir en chemin), ou encore le tour. À ce titre, j’en profite pour glisser quelques mots sur le magnifique ouvrage de Jean-Yves Soucy, publiĂ© Ă  titre posthume aux @xyzeditions : « Étrange
 On croit filer en ligne droite vers l’avenir ; en rĂ©alitĂ©, on tourne en rond, on revient toujours sur ses pas, on retrouve l’origine, mĂȘme si ce n’est pas toujours dans la gĂ©ographie. J’ai presque complĂ©tĂ© le tour de ma vie et je redeviens le garçon de cinq ans qui s’émerveille devant le monde, l’adolescent qui dĂ©couvre avec ravissement la complexitĂ© des ĂȘtres humains. » N’est-ce pas tellement beau et juste Ă  la fois ? Pour se procurer le magazine : geopleinair.com/magazines/numero-215-printemps-2026
10 0
1 month ago
J’ai remarquĂ© que je visais toujours du mĂȘme Ɠil avec la flĂšche de direction : Ă  la fin de chaque jour, j’avais dĂ©viĂ© de quelques centaines de mĂštres par rapport Ă  mon itinĂ©raire. Sous la tente, j’avais l’impression que le monde entier avait bougĂ©, mais pas moi. Étrange sentiment, lorsqu’on s’évertue Ă  parcourir 25 Ă  30 km de reliefs glacĂ©s toute la journĂ©e. Je repense Ă  Yvon Rivard, qui chemine avec les mots de Virginia Woolf : « Parcourir de grands espaces inconnus (
), n’est-ce pas ĂȘtre plus prĂšs de “l’extrĂȘme fixitĂ© des choses qui passent”, comme les rayons d’une roue s’immobilisent en atteignant une certaine vitesse ? ». Mes voyages m’apportent leurs moments de fulgurance. La musique est arrivĂ©e au jour 5 ou 6, bien tardivement donc, le froid ne m’ayant pas permis de manipuler mes Ă©couteurs avant. C’est Olivier Brault qui m’a fait dĂ©couvrir les Lamentations de Cavalieri, dans l’enregistrement du PoĂšme harmonique, un peu avant le dĂ©part, et que j’avais tĂ©lĂ©chargĂ©es sur mon tĂ©lĂ©phone. Il ventait un peu ce jour-lĂ  et la visibilitĂ© n’était pas bonne, mais le chant se faisait malgrĂ© tout entendre, avec ses inflexions si particuliĂšres, hĂ©ritĂ©es du fond des Ăąges, pas encore tout Ă  fait asservies par la polarisation tonale. C’était beau, cette lamentation au milieu des glaces, avec en face de soi ce soleil discret Ă  travers un nuage translucide, dans ce mouvement perpĂ©tuel de la vie et de la mort. Le rivage est apparu au bout de huit jours et demi, Ă  moins de vingt kilomĂštres de distance, portant le total Ă  225. Sans outils pour se guider, on pourrait tourner en rond au milieu du lac. « Terre ! » me suis-je exclamĂ© en souriant. Le premier signe de vie en plus d’une semaine a Ă©tĂ© un grand corbeau, venu croasser au-dessus de moi la veille de l’arrivĂ©e. Puis, Ă  deux ou trois kilomĂštres du bord, j’ai vu des traces de renards, puis de loups. Dans le bras nord, dans les premiers jours, ils avaient hurlĂ© en meute autour de moi, le plus beau des chants – une lamentation, lui aussi. Le Grand Lac est une vĂ©ritable mer. On en sort comme un marin au terme d’une traversĂ©e, enivrĂ© par le large, Ă©tourdi par tout ce qui a bougĂ© en soi. 2 de 2
48 0
1 month ago
Plus d’une semaine a passĂ© depuis la fin de ma traversĂ©e du Grand Lac des Esclaves Ă  ski, sous le soleil d’Hay River. Ce qui me reste aujourd’hui tient dans un oxymore : un immense petit voyage. Immense, car on ne s’engage pas sur une telle Ă©tendue gelĂ©e sans Ă©prouver un rĂ©el sentiment de vertige. Petit, car aprĂšs avoir survolĂ© le tout en avion en moins de quarante-cinq minutes au retour, on se rend compte combien tout cela est bien peu de chose, aprĂšs tout. Cette vie sur la glace, aussi intense soit-elle, tient elle-mĂȘme Ă  bien peu : l’équipement, la nourriture, le carburant, qui tiennent dans un traĂźneau attachĂ© au bout d’une corde ; la boussole, autour du cou, qui seule peut nous guider dans le grand dĂ©sert blanc ; et nous-mĂȘmes, avec nos connaissances et nos dĂ©cisions, auxquelles nous sommes continuellement confrontĂ©s. Dans l’immensitĂ© du lac, le vent peut se lever Ă  tout moment. Un jour, des rafales de soixante-quinze kilomĂštres Ă  l’heure m’ont immobilisĂ© aprĂšs une vingtaine de kilomĂštres. Je montais la tente, seul, avec toutes les prĂ©cautions nĂ©cessaires, en me disant qu’un seul moment d’inattention, une seule erreur enverrait le tout dans la tempĂȘte. Le personnage d’Anthony Hopkins dans The Edge, un film des annĂ©es 1990, disait que les gens mouraient de honte dans la nature : « Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Comment ai-je pu me mettre dans cette situation ? » Ces questions, qui taraudent les individus en perdition, proscrivent d’avance tout sentiment d’orgueil. Au jour 3, Ă  la sortie du bras nord du lac, j’ai calibrĂ© la boussole sur Hay River, quelque part au bout de 160 km de glace. J’ai suivi le mĂȘme azimut pendant sept jours. Au matin, le soleil apparaissait dans mon champ de vision, sur la gauche. Puis il se dĂ©plaçait tranquillement en face de moi. Vers 14 ou 15 h, il se trouvait parfaitement dans la direction indiquĂ©e par ma boussole, avant de poursuivre sa course et de disparaĂźtre au bout de l’horizon. 1 de 2
45 0
1 month ago
OUTAOUAIS ‱ SĂ©lection en festival Une autre sĂ©lection en festival pour @marcheaupaysreel ! ✹ Le film sera prĂ©sentĂ© lors de la 27e Ă©dition du Festival du film de l’Outaouais, qui se dĂ©roulera Ă  Gatineau du 9 au 17 avril prochain. La projection du 16 avril sera suivie d’une discussion avec l’aventurier et auteur @smarkon , protagoniste et co-scĂ©nariste du film. đŸ”čLundi 13 avril Ă  19:00 Salle Desjardins, Papineauville‹ đŸ”čMardi 14 avril Ă  12:30 CinĂ©ma 9, Gatineau đŸ”čJeudi 16 avril Ă  19:00 UQO, Auditorium - Pavillon Lucien-Brault đŸŽŸïž Billets en vente dĂšs maintenant : voir lien en bio @vital.productions ‱ @vital.distribution ‱ @rp_pixellex ‱ @festival_film_outaouais
41 1
1 month ago