Mon projet part d’une question simple : que reste-t-il du vivant dans ce que nous mangeons ?
Dans le cadre du thème ULTRA, je m’intéresse à ces produits qui ont progressivement redéfini
notre rapport au vivant et à la nourriture.
La séquence s’articule autour de la classification NOVA, qui répartit les aliments en quatre
groupes selon leur transformation*. On part d’un champ vide pour arriver à des frigos de plats
industriels japonais, en passant par la carotte, le sel, la boîte de sardines, les additifs. Au fil des
images, le produit brut s’efface. La main humaine prend de plus en plus de place.
Le traitement visuel est contradictoire : les objets industriels sont photographiés comme des
publicités, propres, séduisants. Cette esthétique interroge notre rapport à une industrie qui vend
de la transformation comme de la nature.
Le projet se clôt sur un champ structuré : l’industrie n’a pas remplacé la nature. Elle s’y est
installée.
*
1. Aliments non transformés ou transformés minimalement
2. Ingrédients culinaires transformés
3. Aliments transformés
4. Produits alimentaires et boissons ultra-transformé
2026