Carlo Alberto Neves Da Silva est né le 28 mars 1969 dans le 95. Fils de Francisca Goncalves et Joao Neves Da Silva, il est le troisième d’une fratrie de six enfants. Ils grandissent dans un quartier surnommé « la cité des Portugais ». Cité que Carlo parcourait avec sa bécane, reconnue au bruit et à l’odeur.
De confession catholique, toute la fratrie suit le catéchisme plusieurs années, le mercredi en portugais, et le samedi en français. Papa fut même un temps enfant de cœur. Original, connaissant sa jeunesse de pirate.
Homme fier, mais porteur d’une belle sensibilité, il possédait une grande dextérité manuelle, aussi bien pour le dessin que pour la peinture.
Bon, juste et altruiste, mon père donnait, même lorsqu’il n’avait pas. Il n’en était pas moins un homme de dualité, luttant face à la dépendance, puis la maladie.
Son parcours fut une démonstration de résilience et de force, aussi bien physique que mentale. Anti-système, il vivait selon un principe unique, qu’il répétait comme un refrain : « marche ou crève ». Je l’ai encré à mes pieds.
Je t’aime mon gars, on se revoit au grand banquet. #bandit4life
Chez nous,
la parole forte tait l’émotion.
L’amour, silencieux,
trouve sa mélodie dans l’acte.
Quelques notes dans un fond de verre,
un regard sévère.
Certains avaient le visage marqué
plus que d’autres.
Des balafres intérieures
à mettre l’arme dans la main.
C’était comme cela
depuis le départ du Patron
et de la Grande Reine.
Comme un jeu des sept familles,
nous étions à la recherche
du membre manquant.
Pourtant, nous semblions toujours
être au complet.