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Généralement on considère le libéralisme comme ayant deux facettes : l’une politique, qui correspondrait au pluralisme, à la tolérance et à la sacralisation des libertés publiques, l’autre économique qui correspondrait au “laissez-faire”. Pourtant, ce qui est au cœur du néolibéralisme, la période dans laquelle nous vivons toujours – et qui a, comme on va le voir, des racines idéologiques plus anciennes – semble être davantage un “libéralisme autoritaire”, un libéralisme qui n’est pas si “non-interventionniste” que ça d’une part, et opposé à la démocratie de l’autre. L’année dernière est sorti une réédition, aux
@editionsladecouverte , de Du libéralisme autoritaire. Le livre met en confrontation deux textes : l’un de Carl Schmitt, considéré comme l’un des juristes et philosophes du droit majeurs du XXe siècle, qui se rallia au nazisme au moment de l’accession d’Hitler au pouvoir, ce qui n’a pas empêché ses idées d’avoir une influence majeure sur l’esprit de la Constitution de la Ve République française. L’autre de Hermann Heller, juriste allemand, qui, lui, était antifasciste. Les deux textes sont accompagnés d’une introduction de Grégoire Chamayou (102 pages quand même, soit plus de la moitié du livre) qui retrace avec une écriture agréable et volontairement accessible les contours de ce « libéralisme autoritaire », conceptualisé dans une période qui ressemble tragiquement à la nôtre à savoir l’Allemagne de la République de Weimar (1918-1933), mais toujours au cœur de l’idéologie néolibérale contemporaine. Ce livre permet en effet de mieux saisir les imbrications entre ultralibéralisme, centrisme et extrême droite.
Une recension de
@rob.grams à lire en intégralité sur notre site (lien en bio)
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