CHEETAH 1964
(Châssis 1/11 )
Peinture par le graffiti artist Nilko Loveletters
@nilkowhite
Préparation Restor’cars / Mokrycki Racing
@restorcars
En 1960, Bill Thomas, jusqu’alors chargé de « coursifier» des Corvette chez CS Mead Motor, se décide à créer sa propre officine, sobrement appelée « Bill Thomas Race Car » à Anaheim, Los Angeles California.Dès lors, le financement venu de Détroit permettra de lancer le projet à plus grande échelle, afin de concurrencer la fameuse AC Cobra. La recette ? Moteur de Corvette, un V8 327ci retravaillé pour passer à 377ci, épaulé par une injection mécanique Rochester, en position centrale avant, en partie visible, portes dites papillon, gros pneus, échappements latéraux, rapport poids/puissance sans commune mesure (520 chevaux pour 775 kg), lui offrant des performances hallucinantes telles que les 346 Km/h enregistrées à Daytona. Les deux premiers modèles furent réalisés en aluminium, les suivants recevront tous la fameuse carrosserie en fibre de verre. Mais dès cette année-là, Bill Thomas commence à travailler sur son vrai projet: la « Super Cheetah », cette fameuse version routière, plus longue, plus civilisée, plus aboutie et destinée à une plus grande production. C’est à elle aussi que Thomas destine de courir au Mans.
33 carrosseries en fibre de verre seront commandées, et 19 châssis tubulaires fabriqués. Mais il semblerait que seules 10 voitures seront vraiment montées (enfin 11, si l’on considère que la n°1 devait devenir le prototype de la Super Cheetah) #
11. Alors que Bill Thomas croit encore en son projet malgré le retrait de General Motors et la prédominance en course de voitures à moteur central arrière plus équilibrées, et enfin, un incendie qui ravagea l’usine mit court à la production de cette super car américaine avant l’heure. Néanmoins, la Cheetah à la carrière courte et pleines d’embûches, remporta nombre de victoires sur le sol américain devant des Ferrari, Lotus, AC Cobra, Mc Laren, Cooper et Chaparral, in SCCA section C. Une voiture brutale, restaurée à la perfection chez Restor’Cars par Mokrycki Racing, qui développe 620 cv au banc, destinée aux spécialistes et capable de briller en course.