Actuellement en résidence: Cesare BOTTI
Cesare Botti est un artiste italien vivant actuellement en Belgique.
Au cœur de son travail se trouve la volonté d’exprimer sa relation ambivalente à la technologie et au progrès. Partant souvent de l’exploration de lieux reculés de l’environnement bâti, tels que des sites industriels, des cavités infrastructurelles et des friches, où la pensée technique et ses conséquences se matérialisent dans l’espace physique, le travail de Cesare se déploie en une pratique multidisciplinaire englobant la photographie, l’assemblage, la peinture et les interventions in situ. Il documente et collectionne des fragments de ces réalités, puis se les réapproprie à l’aide de procédés tactiles et artisanaux. Ce faisant, Cesare tente de se tailler un espace personnel au sein d’environnements techniques, s’intéressant à la friction entre la logique objective et opérationnelle de ces systèmes et les expériences individuelles et contingentes que nous y vivons.
Actuellement en résidence : Max BLOTAS
Ma pratique se situe à la croisée artistique entre l’approche d’un historien et d’un ingénieur. J’évolue comme un opérateur, en créant des écosystèmes hybrides composés de machines, de sculptures, de peintures et de vidéo. Ces réseaux recréent des motifs et des espaces issus de mythologies contemporaines ou passées. D’une boîte de nuit souterraine un peu glauque (Private Eye, 2026), à un temple égyptien où aurait coulé une fontaine de vin au IIIe siècle avant notre ère (Ad Aegypti, 2019), à des espaces urbains abandonnés (T - 12 hours, 2023) ou d’un open space dans une tour de bureau des années 80 (Alias, I wish you farewell, 2023), mes œuvres se fondent sur des lieux précis que ce soit pour en révéler la nature secrète et impalpable ou pour réactiver dans l’espace un événement passé.
Mes installations fonctionnent en réseau, comme des machines autonomes dotées d’une vie propre et de leurs propres cycles. Ces modules, pensés en des circuits fermés, rejouent à l’infini les lois physiques du mouvement et du temps. Que ce soit dans un rapport dialectique évident comme la transsubstantiation d’un liquide sous nos yeux ou à travers un prolongement métaphorique : la reproduction d’un vestige de Pompéi éclairé de manière identique à celle du site archéologique. Chaque œuvre fonctionne comme un ersatz du monde où l’air, l’eau, la lumière et le mouvement même de toutes choses seraient simulés...." MB
Photo 1: (c) Dexter Lander
Photo 2: (c) Nicolas Lafon, WILD MOUNTAIN BLUEBERRY ICE, 2025
Vue d’exposition, DS Galerie, Paris
Actuellement en résidence Rachel BACON (NL/USA)
« Depuis quelques années, je me rends dans la région minière d’anthracite de l’est de la Pennsylvanie, aux États-Unis, pour mener des recherches sur son histoire complexe et dévastée. Cela s’inscrit dans le cadre de mon enquête à long terme sur les paysages d’excavation, que je considère comme des formes de dessin extractif élargi. Inspirée par ces voyages de recherche, qui comprennent également des investigations dans les archives historiques, je réalise des dessins au graphite à grande échelle, de nature semi-sculpturale, sur du papier froissé. (...)
Au cours de ma résidence au RAVI, je prévois de travailler sur une série de trois dessins à grande échelle spécifiques au site, qui seront suspendus dans l'espace, offrant ainsi aux spectateurs l'occasion d'une expérience sensorielle et incarnée. La réflexion et la teinte du graphite varieront en fonction du mouvement et de la lumière, de sorte que l'ensemble devrait évoluer et s'adapter aux mouvements du spectateur. Je prévois également d’effectuer des recherches dans les archives municipales de Liège, à la recherche de vieilles photos des zones minières et de les utiliser pour développer une nouvelle orientation de recherche dans la région. Je suis également curieuse d’en savoir plus sur la manière dont le paysage entourant Liège s’est formé et a été influencé par sa longue association avec le charbon et l’industrie minière. »
RB, mars 2026
Actuellement en résidence dans le cadre du projet CRESCENDO, Constance GRAFTEAUX
La pratique pluridisciplinaire de Constance Grafteaux mêle dessin, artisanat, photographie et installation. Elle explore des thématiques sociales liées à la place des femmes et à leurs représentations. Son travail explore la colère, la frustration et la vulgarité comme moyens de réaction et de libération mais s’oriente aussi vers des thématiques plus douces, comme le care ou la réappropriation du corps. Le vêtement, à la fois peau sociale, uniforme imposé et outil d’expression intime, devient mue ou armure. En alternant brutalité et humour, elle tente de faire émerger les histoires intimes et collectives.
Actuellement en résidence dans le cadre du projet CRESCENDO, Maria NACHER
Maria Nácher explore quatre axes principaux : travail/précarité ; migration ; deuil ; être femme. Son travail s’ancre dans un imaginaire du quotidien et mobilise des objets simples afin d’activer une mémoire populaire et collective. Sa démarche repose sur une approche narrative, où les séquences temporelles et la couleur jouent un rôle structurant. Sa pratique, pluridisciplinaire, se concentre principalement sur l’image imprimée et l’expérimentation textile.
Actuellement en résidence dans le cadre du projet CRESCENDO : Madeleine CASCARDO
Initalement centrée sur la peinture à l’huile, la pratique de Madeleine Cascardo s’est progressivement ouverte à d’autres médiums. Son travail aborde les notions de mémoire et de souvenir, personnels et transgénérationnels, liés aux traumatismes familiaux, à l’exil et au déracinement. Il questionne les zones d’ombre de l’histoire intime et les formes de transmission familiale, en particulier la transmission féminine et le lien mère-fille.
Actuellement en résidence dans le cadre du projet CRESCENDO: Côme KLUG
À travers des expérimentations graphiques et narratives, Côme Klug s'approprie les codes esthétiques
d’une science-fiction périmée. Il utilise et tente de faire évoluer le médium de la bande dessinée pour
exposer des sensations, des idées et des situations. Le ou les effets sur les lecteur·ices/spectateur·rices participent à une lutte collective qui a pour but d’actualiser les imaginaires du futur, afin qu’ils répondent aux enjeux socio-écologiques actuels."
Actuellement en résidence dans le cadre du projet CRESCENDO Antoine STRAGIER
Au travers de l’installation, de la performance et de la narration, Antoine Stragier active dans l’espace des objets à licence poétique qui deviennent témoins d’une transformation. Des notions comme l’enfance, le jeu, le don et la fuite révèlent les liens invisibles tissés entre les êtres humains et les mécanismes sociaux. Cela génère un espace de recherche instable, un lieu de frottement entre vulnérabilité et résistance, où la création devient un acte de présence et une tentative d’habiter le monde.
Actuellement en résidence aux RAVI dans le cadre du projet CRESCENDO : Hélène BERLEMONT :
Marcheuse poétique, l'’écriture de l'espace est au cœur de sa démarche qui propose un récit sensible et politique. Son travail explore d'autres manières d’habiter et de faire émerger ce qu’on ne voit pas. Au travers d’installations composées de matériaux de construction glanés sur différents territoires, de photographies et de textes, elle questionne la place de l’imaginaire.
Actuellement en résidence : Judy VAN LUYK
Judy van Luyk vit et travaille à Rotterdam. Elle a étudié les beaux-arts (BA) à l'Académie Willem de Kooning de Rotterdam et obtenu un master en art in situ à la HEAD – Genève.
Judy crée des installations, des performances vidéo et des interventions qui découlent souvent d'actions physiques telles que casser, percer, grimper ou creuser. Ce faisant, elle soulève des questions sur le pouvoir, le travail et la valeur des objets, des lieux et des systèmes. Ces actions sont puissantes et directes, mais toujours soigneusement construites – une manière de confronter, de questionner et de dénoncer. Elle aborde des thèmes tels que les inégalités sociales, la pénurie de logements, le travail et la gentrification. Cela est évident dans l'œuvre « Demolition is not a Must », dans laquelle le panneau de chantier percé parcourt la ville en réponse à la politique de démolition. Dans la performance vidéo « In Praise of Labour », Judy grimpe sur les échelles d'une ancienne mine de mercure et rend hommage au dur travail physique effectué dans la mine.
Pour Judy Van Luyk, l'espace public n'est pas une simple toile de fond, mais un champ d'action à part entière. Ses installations et performances sont souvent temporaires et font écho au contexte social ou politique d'un lieu. Parallèlement, son travail s'inscrit également dans le cadre d'institutions artistiques, ce qui lui permet d'évoluer entre la rue et l'institut, entre le geste et le sens. À travers le cinéma, l'animation et l'installation, elle explore la tension entre l'action et la réflexion, entre la vulnérabilité et la force. Son travail est visuellement direct, esthétiquement précis et riche en contenu, une invitation à la réflexion empreinte d'empathie.