Novembre 1989. "Pacific State", un morceau instrumental sorti de nulle part, en forme de lente déflagration électronique, perclus d’un saxophone déjanté, de chants d’oiseaux exotiques en boucle, de nappes de synthés aquatiques et de rythmiques concassées, grimpe insolemment au sommet des charts, devenant l’un des premiers hymnes, et un symbole, de ce que l’on nomme l’acid house.
Un courant musical, inspiré par la house de Chicago et la techno de Detroit, gavé de samples, de pilules d’ecstasy et de fêtes illégales, qui va transformer le visage de l’Angleterre dans les années 1990. Une playlist remplie d’injonctions à danser, comme le "Voodoo Ray" de A Guy Called Gerald, le "N-R-G" d’Adamski (et sa pochette en forme de bouteille de Lucozade, la boisson énergisante de l’époque), le "We Call It Acieed" de D.Mob, le "What Time Is Love?" de KLF ou le "Oochy Koochy" de Baby Ford. Une bande-son 100 % british qui prend ses distances avec la house de Chicago, imprégnée de rythmes 4/4, de boucles acid, de samples énormes et de références évidentes à l’ecstasy, et dont "Pacific State", signé du groupe 808 State, résume à la perfection l’hédonisme délibéré.
A l’occasion du live de 808 State aux Nuits Sonores (le 16 mai 2026), je me suis fendu pour les Inrocks d’un petit récap sur cette formation mythique, et ce “Pacific State”, un titre qui a marqué au fer rouge le Second Summer of Love.
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