Collaboration Apolline Destom
@apollune et Dahlia Koum Sam programmée dans le cadre de la carte blanche de
@poplinefichot — Le Jardin d’incidence, Mozin’Arts 2025
Les installations & sculptures hybrides d’Apolline et Dahlia se chevauchent et se rencontrent dans les Jardins Mozinor : des paniers trouées sont cachés par ci par là : dans l’arbre ou sous la terre, c’est l’Easter Egg / la Chasse aux Oeufs.
Ils nous guident vers une plus grande installation, celle d’un sanctuaire textile, d’une chapelle accueillant une performance processionnelle et progressive – un rituel du toucher et du soin.
L’espace devient un refuge sensible, un lieu d’assemblage, de mémoire et de lutte.
L’œuvre s’active à travers une performance-lecture sonore, qui propose un rituel de soin partagé : raconter pour apaiser, étaler un baume, une boue pour ce qui brûle en nous. Entre mythe et manifeste, cette œuvre explore notre politique de la sensibilité, la puissance d’agir des objets, la mémoire des corps, et l’importance de faire circuler nos émotions. C’est une tentative de traverser les temps, les ruines : du fossile à la fiction actuelle, pour faire advenir de nouveaux récits.
Deux corps plongent dans une fontaine d’argile vivante, recouverts de matière aqueuse, archaïque, leurs gestes lents, immobiles, laissent apparaître sous la terre des traces, des racines, constellations, circuits : la peau devient une carte vivante.
Cette installation-performance est un rite de dévoilement. Elle s’ouvre sur un bain de boue, se poursuit par une lente traversée proscessionnelle jusqu’à un sanctuaire textile, et culmine avec l’apparition de drapeaux monumentaux ; les banderoles sensibles, slogans flottants, peaux étendues au vent. Les peaux craquelées rencontrent les cabanes tordues, dans un axe entre temps géologique incertain et futur spéculatif. L’installation tisse un espace de soin, de lutte et de mémoire collective. Une liturgie mutante où l’argile, les mots, les perles, les tissus et les corps redessinent les contours de la Map, entre invocation poétique et manifeste incarné.
©Apolline Destom, Dalhia Koum Sam, #mozinarts 2025.
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