Dans le cadre de la deuxième publication de la Brume, journal des patient·e·s de l’Hôpital psychiatrique de Malévoz (VS), l’enjeu que nous nous sommes posé d'affronter a été celui du temps. Comment s’écoule le temps à l’intérieur d’un hôpital psychiatrique, souvent rythmé pour celleux qui y travaillent et celleux qui y résident par les entrées et les sorties d’hospitalisation ? Alors, comment trouver les moyens de vérifier que le temps passe et qu’il ne stagne pas contrairement aux impressions dues à la neurasthénie souvent généralisée ? C’est ainsi que, plutôt que de compter le temps en unités numérales, nous nous sommes imaginé de le compter dans les unités d’une danse. Accompagné·e·s et guidé·e·s par le danseur Aurélien Degrez
@aurelien_dgrz , vous nous verrez dans cette publication danser successivement les saisons sur le modèle de la pièce de Pina Bausch, "Die Nelken Line". Et c’est tant symboliquement que sensoriellement que nous avons pu sentir dans nos corps le passage des quatre saisons, en quatre mouvements. Alors, si la notion du temps fluctuant n’a pas encore séduit notre entendement, considérons à l’inverse la possibilité de le ressentir au travers de notre mouvement dans l’espace.
La Brume. Février 2026.
Fabriqué à 22 paires de mains.
Textes, mises en scène, photographies et mise en page de M, M, N, S, M, N, C, A, J, R, A, F, H, D, N, A, A, M, J, J, S et C.
Imprimé dans les bureaux de l’administration de l’Hôpital psychiatrique de Malévoz.
@mqculturel