Aujourdâhui câest la feÌte des meÌres et aÌ toutes ces femmes, jâai envie de vous rappeler quâon vous aime, collectivement. Merci aÌ toi qui fais grandir ton amour jusquâaÌ ce quâil te deÌpasse peut-eÌtre de 3 pouces, jusquâaÌ ce que ce soit son tour de te prendre dans ses bras avec un argument aussi sensible que le tien. JusquâaÌ ce que naissent ses ambitions bien plus grandes que vous deux, pis que tu te souviennes que le roÌle de maman câest dâaccepter de laisser aller des petits bouts de soi tout le temps, meÌme si ça fait mal.
Jâai eu la chance dâassister aÌ lâaccouchement dâune amie aÌ moi, en Juin dernier. Lâaccouchement, câest simplement un premier trait.
Je crois que si lâeÌchelle de douleur eÌtait plus basse, ce serait difficile dâaccepter ce qui sâensuit. On oublie cette douleur, jusquâaÌ ce que ton amour rougisse du tien devant ses amis, les yeux qui te disent « mâman, tâes geÌnante. Jâai pas besoin de toi maintenant ». JusquâaÌ ce quâil se gratte le coeur contre du ciment pour la premieÌre fois.
Le courage dâune maman qui accepte quâun petit bout dâelle-meÌme, celui qui a pris forme et sâest logeÌ 9 mois en elle, perdra eÌventuellement cette conception du tout que vous avez jadis formeÌ. Lâaimer pareil, de toutes vos entrailles qui lâauront si doucement porteÌ, puis qui sont certainement plus deÌvoueÌes que de la mousse-meÌmoire. Parfois aÌ votre deÌsarrois.
Vous ĂȘtes braves, vous ĂȘtes belles. Merci