Mathilde

@mathildesauve

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Lake Willoughby avec Will et Frankie 🌳đŸ‡ș🇾
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1 year ago
La vie ces derniers temps đŸŒ±đŸ„
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2 years ago
When we burned(2021)
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4 years ago
Zoé/2020 La plus douce des fleurs rimouskoise.
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5 years ago
Aujourd’hui c’est la fête des mères et à toutes ces femmes, j’ai envie de vous rappeler qu’on vous aime, collectivement. Merci à toi qui fais grandir ton amour jusqu’à ce qu’il te dépasse peut-être de 3 pouces, jusqu’à ce que ce soit son tour de te prendre dans ses bras avec un argument aussi sensible que le tien. Jusqu’à ce que naissent ses ambitions bien plus grandes que vous deux, pis que tu te souviennes que le rôle de maman c’est d’accepter de laisser aller des petits bouts de soi tout le temps, même si ça fait mal. J’ai eu la chance d’assister à l’accouchement d’une amie à moi, en Juin dernier. L’accouchement, c’est simplement un premier trait. Je crois que si l’échelle de douleur était plus basse, ce serait difficile d’accepter ce qui s’ensuit. On oublie cette douleur, jusqu’à ce que ton amour rougisse du tien devant ses amis, les yeux qui te disent « m’man, t’es gênante. J’ai pas besoin de toi maintenant ». Jusqu’à ce qu’il se gratte le coeur contre du ciment pour la première fois. Le courage d’une maman qui accepte qu’un petit bout d’elle-même, celui qui a pris forme et s’est logé 9 mois en elle, perdra éventuellement cette conception du tout que vous avez jadis formé. L’aimer pareil, de toutes vos entrailles qui l’auront si doucement porté, puis qui sont certainement plus dévouées que de la mousse-mémoire. Parfois à votre désarrois. Vous ĂȘtes braves, vous ĂȘtes belles. Merci
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6 years ago
Pan de AzĂșcar et noix de grenoble (Chili, 2019)
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6 years ago
Les dessins de crayons de bois et les notes Ă  la dactylo de grand-papa.
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6 years ago
Mom in the sun. 1993
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6 years ago
Ces choses-lĂ  te prennent par la gorge et te crĂšvent les yeux.C’est difficile de se reconnaĂźtre dans une liste d’épicerie. Rewind Ă  JANVIER 2014. On apprend le dĂ©cĂšs de Rosalie Ricard, jeune femme qui s’est enlevĂ© la vie. J’en ai fait un partage facebook du haut de ma cyber-empathie. Plusieurs autres l’ont fait. Ce jour-lĂ , on a vĂ©cu une forme de deuil collectif. Je crois que ça nous a chamboulĂ©s parce que Rosalie, c’était notre voisine de pupitre en cours de math, notre meilleure amie, notre copine, pis elle a osĂ© « call quit ». Elle s’est arrachĂ© Ă  nous, devant nous. On a Ă©videmment rĂ©agi, on en a parlĂ©. Oui, on a pas mal parlĂ© de tout ce qui Ă©tait causal. La dĂ©pression n’est pourtant pas circonstancielle et le dĂ©cĂšs de Rosalie non plus. Un mois plus tard, FÉVRIER 2014, je rentre de l’école sur la rue Lachapelle. J’approche ma maison et j’y vois par la fenĂȘtre ma mĂšre en pleure. Dans une Ă©treinte ferme, elle attrape chacun des sanglots de ma grande soeur. Ma tante Francine, celle qui mĂ©lange souvent les antidĂ©presseurs Ă  l’alcool. La belle Francine, elle est morte il y a deux jours. On vient de la trouver dans son appartement de Verdun. À dĂ©faut de savoir gĂ©rer sa posologie correctement, bien elle a tout gobĂ© d’un coup. Ce n’était pas un accident. OCTOBRE 2017, j’entre Ă  l’hĂŽpital. Non, ce n’est pas exactement que je n’arrive plus Ă  respirer. Ça se rapporte Ă  quelle pathologie ça Doc, le fantasme de m’extirper de ma peau sans devoir en engendrer l’action? JUIN 2018, j’ai dans les bras une fille qui voudrait ĂȘtre partout sauf lĂ . Mon rĂ©cit prend place Ă  Anna-Laberge, dans l’aile psychiatrique: une absence de rĂ©ciprocitĂ© est un Ă©vĂšnement qui survient toujours hĂątivement dans nos vies. Ô combien est-ce douloureux de devoir retenir son amour pour la premiĂšre fois, qu’importe sa forme, grossiĂšrement parce qu’il n’est pas dĂ©sirĂ©. Un sentiment d’une plus grande violence encore est celui de ne pas savoir quoi faire de ce mĂȘme amour, parce qu’il ne saurait ĂȘtre identifiĂ© correctement. Nous Ă©tions deux corps assemblĂ©s serrĂ©s, Ă  des annĂ©es-lumiĂšres. Un Ă©tĂ© de bleu pastel et de couvertures de flanelle auprĂšs de ma malheureuse.
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6 years ago
OeudÚme pulmonaire (lactée)
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6 years ago
Ils m’ont dit que c’était un mardi soir, c’était en février. Ils t’ont trouvé dans l’appartement du troisième, entre le téléphone et ton lit. Le fond de ton ventre était maintenant vide de tout ce que tu trainais depuis les derniers jours, ta tête maintenant vide de ce que tu trainais depuis plusieurs années. Tu étais la plus belle. La plus belle des malheureuses. Je pars à ta rencontre un peu chaque jour, mais c’est au milieu de nul part, ou de partout, que je t’ai porté. T’es encore dans les fibres d’un tissu partagĂ©. Je me console parfois en me disant que t’auras au moins eu le temps de voir le Parinacota, pas juste les rues de la belle Montréal. Celles qui brillent toujours, sauf les soirs de février.
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6 years ago
Projet en cours
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6 years ago