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Patrick Matagrin

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Concordia. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . Cette vue prise depuis le quai Pierre-Scize montre l’église Saint-Paul, l’un des plus anciens sanctuaires du Vieux Lyon. Fondée dès le haut Moyen Âge sur un ancien site funéraire chrétien, l’église actuelle est reconstruite principalement entre le XIe et le XIIe siècle dans un style roman bourguignon encore visible dans l’abside et le clocher octogonal. Le clocher que l’on voit ici appartient bien à Saint-Paul. Sa haute flèche néogothique est ajoutée au XIXe siècle par l’architecte lyonnais Tony Desjardins, dans le contexte des grandes restaurations patrimoniales menées sous le Second Empire. Cette intervention transforme profondément la silhouette de l’édifice afin de lui donner un élan vertical inspiré du gothique français. L’église fut également remaniée aux XIVe et XVe siècles avec l’ajout d’éléments gothiques, notamment les ouvertures plus hautes et certaines voûtes intérieures. Son clocher roman octogonal, coiffé d’une lanterne puis prolongé par la flèche du XIXe siècle, constitue aujourd’hui l’un des repères les plus reconnaissables du quartier Saint-Paul. Le quai Pierre-Scize tire quant à lui son nom de la “Pierre Scize”, un verrou rocheux qui marquait autrefois l’entrée nord de Lyon et sur lequel s’élevait un château des archevêques dès le XIe siècle. Longtemps, cette rive de Saône fut un axe majeur pour les marchands, les bateliers et les voyageurs entrant dans la ville médiévale. Entre architecture romane, ajouts gothiques et restaurations du XIXe siècle, cette perspective résume à elle seule près de mille ans d’histoire lyonnaise. W . @marysemtgrn
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3 days ago
Anabasis. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . la rue de la Loge, dans le quartier Saint-Jean, avec en prolongement la montée du Change qui grimpe vers les hauteurs de Fourvière. Ce lacis de rues appartient au cœur médiéval et Renaissance du Vieux Lyon, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998. La rue de la Loge doit son nom à l’ancienne “loge du Change”, liée aux activités bancaires et commerciales qui firent la richesse de Lyon aux XVe et XVIe siècles. À cette époque, la ville devient une place financière majeure du royaume grâce aux foires instaurées par les rois Charles VII puis Louis XI. Banquiers italiens, imprimeurs et marchands étrangers s’installent alors dans ces rues étroites proches de la Saône. L’architecture conserve cette mémoire urbaine : façades hautes adaptées au parcellaire médiéval, fenêtres à meneaux, cours intérieures et tourelles d’escaliers Renaissance, comme celle visible ici. La montée du Change, quant à elle, rappelle l’ancienne liaison entre le quartier marchand du Change et les hauteurs religieuses de Fourvière. Dans cette perspective resserrée entre pierre et lumière, le Vieux Lyon apparaît comme une ville façonnée par le commerce, la pente et les siècles. W. @marysemtgrn
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4 days ago
Escapement. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . Installée aujourd’hui à l’entrée du Musées Gadagne, au croisement de la rue Gadagne et de la montée du Garillan, l’Horloge Charvet est l’un des mécanismes les plus singuliers du Vieux Lyon. Elle fut réalisée vers 1864 par l’horloger lyonnais Charvet, dont l’atelier se trouvait alors rue de la Poulaillerie, sur la Presqu’île. L’horloge ornait autrefois la façade de son magasin, au cœur du quartier commerçant situé entre les Terreaux et Saint-Nizier. Pendant plus d’un siècle, ses automates ont rythmé la rue : Guignol, Gnafron, Arlequin et Polichinelle s’animaient au passage des quarts d’heure dans un décor mêlant cuivre, cloches et contrepoids. Déposée en 1974 après la fermeture de la boutique, restaurée durant plusieurs années, elle a finalement été réinstallée en 2021 devant Gadagne, au cœur des ruelles Renaissance de Saint-Jean. Entre patrimoine horloger et théâtre populaire lyonnais, cette mécanique du XIXe siècle continue encore aujourd’hui de faire vivre le temps. W @marysemtgrn
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5 days ago
Concilium. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . La cathédrale Saint-Jean-Baptiste, siège du Primat des Gaules, est l’un des grands témoins de l’histoire religieuse et politique de Lyon. Sa construction débute vers 1175 sous l’épiscopat de Guichard de Pontigny, sur les vestiges d’anciennes églises paléochrétiennes datant du IVe siècle. Le chantier s’étendra pendant près de trois siècles, jusqu’au XVe siècle, expliquant le dialogue visible entre les styles roman et gothique. Les parties basses et le chœur relèvent encore d’une influence romane tardive : murs massifs, élévations sobres et équilibre horizontal hérité de Cluny. Puis, à mesure que le chantier progresse, le gothique s’impose avec ses arcs brisés, ses pinacles, ses portails profondément sculptés et surtout cette vaste rosace centrale du XIVe siècle qui devient le cœur visuel de la façade occidentale. La cathédrale est intimement liée au pouvoir ecclésiastique lyonnais. Dès le XIe siècle, l’archevêque de Lyon reçoit le prestigieux titre de “Primat des Gaules”, affirmant son autorité symbolique sur une grande partie du clergé français. Deux événements majeurs de la chrétienté médiévale s’y déroulent : le premier concile de Lyon en 1245 convoqué par le pape Innocent IV, puis le second concile en 1274 sous Grégoire X, auquel participe notamment saint Bonaventure et où l’on tente de réconcilier les Églises d’Orient et d’Occident. Saint-Jean accueille également en 1600 le mariage du roi Henri IV avec Marie de Médicis, événement diplomatique majeur pour le royaume de France. Plus tard, durant la Révolution française, l’édifice est endommagé et dépouillé d’une partie de son décor avant d’être restauré au XIXe siècle dans le grand mouvement patrimonial impulsé par Prosper Mérimée et les architectes diocésains.( suite en commentaire) W. @marysemtgrn
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6 days ago
Cardo. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . À l’angle de la montée du Gourguillon et de la place de la Trinité, le Vieux Lyon révèle l’une de ses perspectives les plus emblématiques. Cette haute façade Renaissance, rythmée par ses encadrements de pierre, ses fenêtres à meneaux et ses niches sculptées, témoigne de l’influence italienne qui transforma profondément Lyon au XVIe siècle. À cette époque, la ville devient un centre économique majeur du royaume grâce aux foires royales et au commerce bancaire dominé par les grandes familles florentines et génoises. Le Gourguillon est l’une des plus anciennes voies lyonnaises. Son tracé suit probablement un ancien chemin antique reliant la cité basse aux hauteurs de Lugdunum. Durant le Moyen Âge puis la Renaissance, cette montée constituait un axe essentiel entre le quartier canonial de Saint-Jean, siège du pouvoir religieux, et les établissements conventuels de Fourvière. Son nom viendrait du latin gurgulio, évoquant un passage resserré ou escarpé. L’architecture visible ici mêle plusieurs époques : soubassements médiévaux, élévations Renaissance et remaniements classiques du XVIIe siècle. Les façades étroites et verticales répondaient à la densité du tissu urbain, tandis que les ouvertures à meneaux permettaient d’apporter davantage de lumière dans des rues particulièrement étroites. Les statues en façade rappellent également la tradition lyonnaise des maisons ornées, où l’architecture servait autant à afficher le statut social qu’à embellir la ville. Au sommet du cadre apparaît aussi l’esprit du “Vieux Lyon” sauvegardé au XXe siècle grâce aux grandes campagnes de restauration menées après le classement du quartier parmi les premiers secteurs protégés de France par la loi Malraux de 1962. Entre théâtre, pierre et mémoire, chaque pavé semble ici porter l’empreinte de plusieurs siècles d’histoire lyonnaise. W @marysemtgrn
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7 days ago
Silencium. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . Dans la nef de l’Église Saint-Georges, l’architecture néogothique imaginée par Pierre-Marie Bossan déploie toute sa verticalité. Reconstruite entre 1844 et 1866 sur les fondations d’une ancienne église médiévale, Saint-Georges reprend les grands codes du gothique français : arcs brisés, voûtes élancées et lumière filtrée par les vitraux composent un espace pensé pour élever le regard et accentuer la sensation de recueillement. Au cœur du Vieux Lyon, cette pierre silencieuse conserve encore aujourd’hui quelque chose d’intemporel, entre mémoire médiévale et spiritualité du XIXe siècle. W . @marysemtgrn
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8 days ago
Altiora. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . Dominant les quais de Saône au cœur du Vieux Lyon, l’Église Saint-Georges déploie sa silhouette néogothique au pied de la colline de Fourvière. L’édifice actuel est reconstruit entre 1844 et 1866 par l’architecte Pierre-Marie Bossan — futur concepteur de la basilique de Fourvière — en remplacement d’une ancienne église médiévale dont les origines remontaient probablement au IXe siècle. La flèche, achevée vers 1874, vient définitivement inscrire sa verticalité dans le paysage lyonnais. Inspiré des grandes architectures gothiques françaises, Bossan compose ici une église élancée où arcs brisés, contreforts et hautes verrières affirment le retour du néogothique dans le Lyon du XIXe siècle. Implantée dans l’ancien quartier des bateliers, pêcheurs et artisans de la Saône, Saint-Georges conserve aujourd’hui encore cette présence singulière : celle d’un repère spirituel et architectural surgissant au milieu des rues étroites du Vieux Lyon. W. @marysemtgrn
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9 days ago
Vesper. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . Au loin, les hautes silhouettes de la montée de l’Observance — surnommées « les Daltons » par les Lyonnais — émergent dans la lumière bleutée du soir comme des balises modernes dominant la Saône. Construits dans les années 1960 sur les hauteurs de Vaise, ces immeubles incarnent l’urbanisme vertical de l’après-guerre, pensé pour accompagner l’expansion rapide de Lyon. Au premier plan, la rivière apaise la scène et reflète les lumières de la ville dans une composition presque picturale, où l’architecture contemporaine dialogue avec les quais anciens et la passerelle de l’homme de la roche . Entre mémoire industrielle, habitat moderne et douceur des eaux, cette vision nocturne résume une autre facette de Lyon : celle d’une ville en perpétuelle superposition d’époques. . W. @marysemtgrn
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11 days ago
Glam. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . Le long de la Saône, au cœur du Vieux Lyon, la ville se déploie dans une lumière apaisée, presque intime. Les façades, héritées pour beaucoup de la Renaissance italienne — dont l’église Église Saint-Paul constitue un repère majeur, reconstruite au XIXe siècle dans un style néogothique par l’architecte Antoine-Marie Chenavard — s’illuminent doucement, mêlant mémoire médiévale et réinterprétation romantique. À leurs pieds, la Passerelle Saint-Vincent trace une ligne fine entre les rives. Héritière d’une première passerelle établie dès 1832 pour relier les pentes ouvrières de la Croix-Rousse au quartier marchand de Saint-Paul, elle relève moins d’un geste architectural signé que d’une tradition d’ingénierie civile, dans le sillage des innovations de Marc Seguin, pionnier du pont suspendu en France. Fragilisée par les crues et les usages, puis détruite en 1944 lors de la retraite des troupes allemandes, elle est reconstruite en 1952 dans sa forme actuelle, privilégiant une structure suspendue en acier, sobre et fonctionnelle. Dans l’eau immobile, l’ensemble se reflète avec une précision troublante : la ville se dédouble, oscillant entre permanence et reconstruction, entre héritage et résilience. Ici, chaque pierre, chaque ligne, porte la trace d’une histoire recomposée, où l’architecture dialogue avec le temps. . W. @marysemtgrn
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12 days ago
Catoptric. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . Sur la Place de la République, la nuit installe son calme entre les façades ordonnancées du XIXe siècle. L’architecture haussmannienne, pensée pour la régularité et la perspective, trouve ici un double inattendu dans le miroir de l’eau, prolongeant la ville dans une symétrie presque parfaite. Les lumières glissent, les lignes se dédoublent, et Lyon semble hésiter entre réalité et reflet, entre présence et illusion. W. @marysemtgrn
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13 days ago
Fastigium. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . Sur la Place des Terreaux, l’Hôtel de Ville de Lyon se donne dans la lumière du soir. Élevé au XVIIe siècle par Simon Maupin puis repris après l’incendie de 1674 par Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte, il incarne l’affirmation du pouvoir municipal lyonnais dans une écriture classique nourrie de faste baroque. Frontons sculptés, ordres superposés, décors allégoriques : la façade compose un langage de pierre où s’inscrit l’histoire de la ville. La lumière en révèle les reliefs, tandis que la place continue de vivre à son pied, indifférente et fidèle à la fois. W. @marysemtgrn
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14 days ago
Canopy. . #lyon #igerslyon #matagrinphotographies #love #imagine . . Place Fernand Rey — du nom d’un résistant lyonnais exécuté durant la Seconde Guerre mondiale — à deux pas de la place Sathonay, les voix se mêlent sous les arbres comme un souffle léger. Les feuillages filtrent la lumière, dessinent des ombres mouvantes sur les tables serrées. On s’attarde, un verre posé, le temps suspendu entre deux rires, dans ce coin discret des pentes où la ville se fait presque jardin. W. @marysemtgrn
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15 days ago