Marie Vaton

@marievaton

Journalist Human rights, exiles, war crimes 📚 "Enfants placés : il était une fois un naufrage", Flammarion
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J'ai rencontré Yaseen à Deraa, dans le sud de la Syrie, une ville connue pour avoir été la première à s'enflammer, en 2011, au moment du printemps arabe qui secouait toute la région. Je voulais raconter les crimes de guerre de Bachar el-Assad, décrire l'horreur de l'enfer carcéral, les exécutions de masse perpétrées de manière industrielle dans toutes les prisons de pays. Yaseen venait de sortir de l'"abattoir humain", la plus effrayante des prisons du système Bachar, à Saidnaya, au nord de Damas. Cest lui qui, spontanément, nous a proposé de nous y emmener. Je mesure le courage inouï qu'il lui a fallu pour surmonter son traumatisme et y retourner. Salle après salle, cellule après cellule, il nous a raconté : les tortures, les exécutions, les viols collectifs... C'était long et c'était dur. Mais nécessaire, je crois. Yaseen a aussi retrouvé sa place, ses couvertures, ses vêtements, les kits de survie qu'il cachait dans le faux plafond des latrines et aussi les sourates du Coran qu'il gravait sur un morceau de tissu avec un bout de savon. Son témoignage est à lire sur huit pages dans le Nouvel Obs en kiosque du 2 janvier. Merci à 📷 @sami.boudra Et à l'inestimable 🗣@israa_alreefai
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1 year ago
Cette enquête me tient à cœur. Depuis le début de la guerre, près de 20 000 jeunes Ukrainiens auraient été transférés de force en Russie au prétexte d'une "mission humanitaire". C'est un crime de guerre, qui vaut à Vladimir Poutine d'être poursuivi par la Cour pénale internationale. L'objectif de ces déplacements ? Faire des enfants des butins de guerre, une monnaie d'échange pour affaiblir l'Ukraine. Les "russifier" pour leur faire oublier qui ils sont et d'où ils viennent. Et puis, les envoyer au front, dès leur majorité, pour qu'ils servent de chair à canon. C'est une technique de guerre vieille comme le monde et elle se joue là, à nouveau, devant nos yeux. Parmi ces mineurs, moins de 400 sont rentrés. J'en ai rencontré plusieurs lors de mon dernier reportage en Ukraine. Ils ont pu être exfiltrés grâce au travail de plusieurs associations qui tentent de les localiser un par un. Parmi ceux qui ont pu s'échapper et rentrer, beaucoup sont des ados qui étaient en mesure de communiquer. Les autres ? Trop jeunes, isolés, orphelins placés et/ou handicapés, comme ces 14 bébés enlevés à Kherson et envoyés en Crimée dans un établissement si sordide qu'il a hérité du surnom d'"Aushwitz pour enfants". Dans @lobs cette semaine. Photos de l'incroyable @seameer . Traductions de @maryna_lukasheva #ukraine #warcrimes #children #putin #stopdeportations
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2 years ago
#womanlifefreedom #femmevieliberté
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15 days ago
The first time Mohammad Tolouei wrote to us was on June 22, 2025—ten days after the start of the Israeli strikes on Iran during what has come to be known as the “Twelve-Day War.” The writer was not in his country at the time—something he regretted. Eager to carry the voice of Iranians, he sent us a narrative drawn from conversations he had with residents of Tehran. Together, these testimonies painted an intimate, layered portrait of everyday life at the heart of a conflict that had erupted suddenly. In a language both poetic and laced with subtle irony, Tolouei captured the echoes of a country caught in turmoil. On January 8 and 9, at the height of the protests violently repressed by the regime of the Islamic Republic of Iran, we reached out to him again. Concerned for his country and his loved ones, he had decided to return home. This time, it is in the form of a journal that he recounts this new war, triggered on Saturday, February 28 by U.S.-Israeli strikes, with an underlying, haunting question: should one leave, or stay? This week, Le Nouvel Obs devoted six pages to his journal, which I had the pleasure of editing.
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1 month ago
🚨 Nous sommes très heureux de vous annoncer la parution d’un ouvrage inédit : La Première Histoire du 21e siècle. 🌎 Les meilleures plumes du Nouvel Obs livrent ici une synthèse claire et vivante des vingt-cinq années qui ont façonné notre époque. 📚 À découvrir dès cette semaine en ligne et dans toutes les librairies !
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6 months ago
@juliettepavy a suivi la @globalsumudflotilla au départ de Tunis en septembre dernier pour @nouvelobs avec @marievaton . Aujourd’hui près de 40 bateaux de la flottille viennent de se faire arrêter par l’armée Israélienne. D’autres sont tout proche d’arriver à Gaza. Continuez de les suivre sur @globalsumudflotilla @waves_of_freedom_france 1_Des soutiens et des participants de la GSF sont venus soutenir le départ des bateaux de Tunis, Plage de Sidi Bou Said , le 10 septembre 2025. 2_Les tunisiens Yassine Boukadida, Mohamed Dhia et Karim Idriss décrochent le drapeau Palestinien à la fin de la manifestation. Des soutiens et des participants de la GSF sont venus accueillir les bateaux partis de Barcelone. Port de Sidi Bou Said , le 7 septembre 2025. 3_ L’un des principaux bateaux de la GSF, le « Family Boat » vient. de. subir une attaque de drone. Les gendarmes Tunisiens accostent le bateau. Port de Sidi Bou Said , le 9 septembre 2025. 🇬🇧 1_ Supporters and participants of the GSF came to support the departure of the boats from Tunis, Sidi Bou Said Beach, on September 10, 2025. 2_ The Tunisians Yassine Boukadida, Mohamed Dhia, and Karim Idriss raise the Palestinian flag at the end of the demonstration. Supporters and participants of the GSF came to welcome the boats that had left from Barcelona. Port of Sidi Bou Said, September 7, 2025. 3_ One of the main GSF boats, the « Family Boat, » has just been hit by a drone attack. Tunisian gendarmes are boarding the boat. Port of Sidi Bou Said, September 9, 2025. #gaza #flotillas #flotilla #globalsumudflotilla #globalsumudflotilla🇵🇸 #freepalistine #photojournalism
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7 months ago
Au bout de la terre
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9 months ago
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1 year ago
Yallah #Syria ! đź“· @sami.boudra
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1 year ago
L'un des articles les plus éprouvants depuis que je travaille sur le sujet des revenants de Raqqa. Mona n'avait que dix ans lorsque ses parents l'ont emmenée en Syrie, avec ses frères et sœurs, pour rejoindre les rangs de Daesh. Elle a été mariée à douze ans, a survécu aux bombardements de la coalition, au terrible siège de Baghouz, le dernier bastion de l'Etat islamique en Syrie, et à l'enfer des camps où ont été enfermés les femmes dhihadistes et leurs enfants. Mona a perdu tous ceux qu'elle aimait. Il ne lui restait que ses grands parents, en France, dont elle avait conservé le souvenir. Elle les a retrouvés. C'est le récit fou de leurs retrouvailles que je raconte ici. /monde/20231210.OBS81943/mona-20-ans-dont-10-dans-l-enfer-de-l-organisation-etat-islamique-et-des-camps-syriens.html
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1 year ago
Reportage, dans le Haut Atlas dévasté, là où les villageois ont arrêté de compter les morts. #AlHaous #TalatNYacoub #earthquake #marocco
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2 years ago
Victory Park #Kyiv #Ukraine # 💙💛
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2 years ago