Ce soir, j’écris tard. Ces derniers temps, il m’est difficile de publier, je procrastine. Alors je regarde les livres, le temps qui passe, et je me réfugie ici, dans cette maison qui est mienne, et qui, je le crois, est aussi un peu la vôtre. L’hiver est long, je le trouve. Il invite à ralentir, à écouter autrement, à prêter attention aux murs, aux objets, à tout ce qui a déjà vécu avant nous.
Ce soir, je me suis souvenu avoir retrouvé LA clé tant cherché et désiré. Celle qui a ouvert un coffre resté fermé pendant trois ans. À l’intérieur, des archives. Des actes notariés datant du XIXᵉ siècle. Navrée de vous décevoir, pas de bijoux historiques ou de lingot d’or à l’intérieur mais des traces précieuses de celles et ceux qui ont habité cette maison bien avant nous, et dont la présence se devine encore parfois, dans un détail, une lumière, un silence. Une combinaison de coffre que seules les propriétaires de Mandel peuvent comprendre. Des secrets qui se gardent, se protègent, et traversent le temps sans jamais vraiment disparaître. Un clic, puis un autre, un geste, plusieurs mêmes.. j’ignorais que c’était si chorégraphique que de déverrouiller le passé.
Cette maison vit. Elle se souvient. Elle murmure encore les histoires de ceux qui l’ont aimée. Et parfois, lorsqu’on prend le temps de l’écouter, elle accepte de nous en confier une.
Ce soir, je partage quelques archives, comme on transmet une mémoire. Et si l’envie vous prend, à votre tour, de faire une pause ici, de vivre la maison, de l’habiter le temps d’un séjour ou d’un moment, Mandel se loue. Certaines dates sont encore disponibles. Grande hâte que vous puissiez créer vos souvenirs et les raconter en suivant.
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