THE SUN-KISSED SEA
A beauty rare, beyond compare,
Is sun-kissed sea.
No scene so calm — no scene so fair
As this to me.
When floods of light dispel the night,
The morning’s kiss,
On waves which sparkle with delight,
Is loveliness.
When ends my day, I trust,
My voyage be
O’er waters where some golden ray
May kiss the sea.
Le marbre froid se métamorphose ici en une soie liquide, figeant l’éternité sous un drapé d'une inquiétante étrangeté. Tel un écho froid aux "Amants" de Magritte, ce visage dérobé nous invite à contempler non pas des traits, mais le mystère poignant qui respire sous la matière.
Luz « piégée »
direction artistique et création by me
Le Masque Apotropaïque
Muet sur le bois vert, le gardien décharné
Expose aux vents mauvais son visage damné.
Sa grimace n’est pas l’écho d’une souffrance,
Mais un mur de terreur, une obscure défense.
Bouche ouverte au néant pour avaler le sort,
Il guette le malin sur le seuil de l’effort.
Ses yeux de bronze fixe, aux paupières de pierre,
Pétrifient le malheur d’une seule lumière.
Satyre aux traits tordus, mi-plante et mi-démon,
Il porte sur son front l’effroi pour écusson.
L’anneau qu’il tient aux dents, lourd comme une menace,
Écarte les démons qui rôdent sur la place.
Car pour entrer ici, il faut braver le cri,
De ce monstre de fer par les siècles noirci.
Il est le miroir sombre où la peur se reflète,
Chassant le mauvais œil d’une éternelle quête.
Luz
Parmi les arbres tors et noirs aux branches nues,
La lune au halo clair écoutait dans la nuit
Doucement, sur le sol calme des avenues,
Tinter des gouttes d'eau, dans l'ombre, à petit bruit.
Et comme pleureraient des âmes méconnues
Devant l'effroi de l'heure et du temps qui s'enfuit,
Ainsi, chaque rameau, glacé d'un lourd ennui,
Laissait tomber ce soir des larmes continues...
Mais je vins... et voyant purs et silencieux,
Briller les pleurs qu'un malprofond met en mes yeux,
Les ramures soudain ont été consolées;
La lune, qui connaît chacun de nos secrets,
De son plus doux rayon a bu tous les regrets
Et c'était comme un soleil bleu dans les allées...
Décembre 1910.
DA in collab with @erwankzo_
shoot by @erwankzo_
styled by @nosnrprises
Un visage
Traversé
Par hasard
Désormais unique
Un visage
Reconnu
Entre tous
Désormais unique
L'univers
Répondant
A un nom
Prend visage et sens
Où tu es
Ou n'es pas
Tout n'est plus
Que présence absence
direction artistique by me
photo by @musixpt
Les soirs sont tièdes et tendres
et leur douce présence
rend toutes choses bonnes;
on écoute en penchant la tête
et dans les choses muettes
le silence est du sang qui bruit.
Toutes ces heures en sourdine
font le temps las et désarmé:
les choses bougent, délivrées,
et chacune va d’un pas ferme
rejoindre son éternité.
processus de restauration
consolidation du support toilé déchâssé, puis un dévernissage chimique ciblé où un cocktail de solvants organiques : un mélange d’isopropanol et d'hydrocarbures; est appliqué par petites touches pour dissoudre sélectivement la couche de vernis oxydé, révélant ainsi l'intensité chromatique originale et redonnant toute sa splendeur à cette œuvre dramatique.
« Si tu me vois, pleure »
Les pierres de la faim (Hungersteine) incarnent une mémoire géologique et collective qui se réveille aujourd’hui avec une intensité nouvelle.
Jadis simples marqueurs de sécheresses locales et cycliques, leur réapparition plus fréquente est devenue le signal tangible du changement climatique.
Elles émergent comme des sarcophages d’une souffrance passée, transformant l’eau « symbole de vie et de flux »; en un messager létal et de pénurie. Leur réapparition, autrefois cyclique et immuable, est désormais le signal que l’inévitable retour de la catastrophe est accéléré par l’action humaine. Elles sont le miroir froid de notre dépendance totale aux éléments, nous murmurant l’ancienne vérité selon laquelle l’eau est la vie, tout en nous avertissant d’une nouvelle réalité : nous sommes les artisans du désastre qui les fait émerger, faisant de leur inscription millénaire « Si tu me vois, pleure » : un appel direct et actuel à l’urgence climatique.
Elles concrétisent ainsi la nécessité d'une transition écologique.