Focus sur… « L’Intérêt d’Adam »
@laura.wandel est de retour avec son deuxième long métrage, « L’Intérêt d’Adam », qui faisait l’ouverture de la
@semaine_de_la_critique , et récolte 6 nominations, dont celles des Meilleur film, Meilleure réalisation et Meilleur scénario.
Après avoir exploré les dynamiques à l’œuvre à l’école, Laura Wandel a infiltré sa caméra en mouvement au sein d’un service pédiatrique hospitalier, où les corps malades font écho au corps social en souffrance. On suit Lucy, infirmière en chef dans un service pédiatrique, qui s’inquiète pour l’un de ses jeunes patients souffrant de malnutrition, Adam. Les relations avec la mère de l’enfant sont tendues, la confiance semble avoir été rompue, alors que la guérison du jeune garçon en dépend. Dans ce portrait fiévreux et viscéral, le malade n’est pas seulement le patient, c’est aussi l’institution, géant administratif qui broie les humains. « L’Intérêt d’Adam » est en lice pour trois prix phares, le Meilleur film, la Meilleure réalisation et le Meilleur scénario.
Dans les rôles principaux, Léa Drucker et Anamaria Vartolomei sont d’une rare intensité. Dans le rôle titre, le jeune Jules Delsart donne corps à Adam, nous fait trembler à ses côtés face à ce conflit de loyauté entre sa mère et son infirmière. Il est nominé pour le René du Meilleur espoir masculin.
Dans la catégorie Meilleure image,
@frdcnrhm est nominé pour la 4e fois. Il met en image avec virtuosité l’univers survolté de l’hôpital, dans un huis clos étouffant, en temps réel ou presque, où les prises longues, au plus près des personnages, donnent à ressentir l’intensité de la situation. Au montage, Nicolas Rumpl (détenteur de 2 trophées, dont pour « Un monde ») orchestre la cavalcade de Lucie, tout en parvenant à faire exister, les autres patients de l’infirmière en quelques scènes puissantes et fluides, conférant au récit l’urgence d’un thriller, montant crescendo comme un cœur qui battrait de plus en plus vite.
@lesfilmsdufleuve