"Des Milliers de Sankara ne met pas sur scène Thomas Sankara, ancien leader révolutionnaire et visionnaire du Burkina Faso - et c’est précisément cette absence qui brûle. Une pièce à découvrir en création, du 6 au 15 mars, à La Julienne (
@cultureplo ).
L’auteur et metteur en scène Alexis Bertin ne cherche pas le biopic de Sankara: il regarde l’après, celles et ceux qui restent quand un assassinat a déjà tout déplacé.
La pièce circule entre 1987, au lendemain du meurtre de Sankara commandité par son compagnon d’armes, Balise Compaoré, et 2014, pendant l’insurrection qui renverse Compaoré après vingt-sept ans de pouvoir.
Deux époques se répondent: la sidération d’un pays qui se tait, puis la rue qui se remet à parler. Au centre, une jeune femme née au Burkina Faso et élevée en Suisse revient chercher ce que le silence familial a enseveli - au moment même où l’Histoire se remet en marche.
Le spectacle fait entendre des vies ordinaires, des êtres pris entre peur et désir d’agir, entre compromis et intégrité. La pièce chemine à hauteur d’humains.
Pas de statues, pas de slogans. Des silences, des aveux interrompus, des paroles qui tremblent. La mémoire circule comme une rumeur obstinée, parfois douce, parfois coupante. On n’assiste pas à l’histoire, on la partage.
Ce qui affleure alors, au-delà du destin d’un homme, c’est une idée simple et tenace: l’intégrité n’est pas un état héroïque, c’est un mouvement fragile."
Article de Bertrand Tappolet dans
@leprogramme.ch
Photos de Claire Firmann
Écriture et mise en scène : Alexis Bertin Assistante dramaturgie et mise en scène : Manon Reith
Avec : Alexis Bertin, Urbain Guiguemdé, Safourata Kaboré, Laurent Sandoz et Joséphine Thiocone
Scénographie : Valeria Pacchiani Costumes : Rime Youssef
Création sonore : Benjamin Vicq
Création éclairage : Claire Firmann Co-production : Collectif Puck et Commune de Plan-les-Ouates
Avec les soutiens de l’Association des Communes Genevoises, de la Fondation Jan Michalski, de la Fondation Ernst Göhner, de la Fondation Jürg George Bürki et de l’École des Arts du Genevois d’Archamps. Remerciement à la commune de Saint-Julien-en-Genevois, aux associations TIGRE et S