Pauline Mourey

@lecoeurtropical

Couleurs choc, images pop đŸ«§
Followers
962
Following
1,681
Account Insight
Score
25.36%
Index
Health Rate
%
Users Ratio
1:1
Weeks posts
Les tartines, 2025 Tous les matins Ă  9h, Marie prĂ©pare Ă  Odile ses tartines : des minuscules bouts de pain beurrĂ©s puis nappĂ©s de confiture. La confiture n’est plus faite maison avec les fruits du jardin, mais ces minuscules bouts de pain gardent le goĂ»t de l’amour, parce que c’est la solution que Marie a trouvĂ©e pour qu’Odile puisse continuer Ă  prendre son petit-dĂ©jeuner prĂ©fĂ©rĂ©. Marie, c’est ma tante. Elle s’occupe Ă  temps plein de mamie pour qu’elle puisse rester chez elle. Pendant plusieurs annĂ©es, je les ai accompagnĂ©es, photographiĂ©es, pour tenter de retenir un petit bout de cette vie domestique vouĂ©e Ă  disparaĂźtre. De la sĂ©rie Les haricots verts Ă  l’eau de javel   Les haricots verts Ă  l’eau de javel, c’est le petit nom aigre-doux dont ma grand-mĂšre nous affublait, mon frĂšre, mes cousins et moi, lorsqu’enfants nous passions chez elle les vacances d’étĂ©. Maison chĂ©rie, maison hantĂ©e, immense terrain de jeu dont nous connaissions chaque recoin, chaque objet gardant sa place, annĂ©e aprĂšs annĂ©e. Amoncellement improbable, univers autonome impermĂ©able Ă  la modernitĂ© et bientĂŽt disparu, oĂč les femmes rĂšgnent et vivent en vase clos avec leurs morts.   Jusqu’à la maladie de la grand-mĂšre qui s’affaiblit mais rĂ©siste. Alors il faut trouver des parades, imaginer de nouvelles configurations, s’entourer de nouveaux objets pour la garder Ă  domicile. Demeure cet ordre des choses fragile et fantasque que sa fille, ma tante, inquiĂšte de bien faire, cherche Ă  maintenir soigneusement.    Ce projet se dĂ©roule dans un univers exclusivement fĂ©minin : autour de ma grand-mĂšre, il y a ma tante, moi, et le ballet quotidien des aides-soignantes. J’y photographie ce que le soin fabrique : des rituels, des proximitĂ©s, des silences, des attentions. Des formes d’épuisement, et des formes d’amour.
0 6
6 days ago
À pleines dents, Paris, 2024 . . . . . . . . . . . . #FUJIFILMXARLESWORKSHOPS26
0 4
14 days ago
CANNESERIES, c’est (re)parti ! Je n’avais jamais mis les pieds Ă  Cannes. Pourtant petite, je ne manquais jamais une ouverture de festival, son dĂ©filĂ© d’icĂŽnes de cinĂ©ma, de robes incroyables, de bijoux scintillants et de sourires sibyllins. Il y a tout juste un an, c’est avec une certaine Ă©motion que j’ai pĂ©nĂ©trĂ© le palais du festival, dĂ©ambulĂ© dans son dĂ©dale de couloirs qui affichent fiĂšrement leur cortĂšge de cĂ©lĂ©britĂ©s, et installĂ© mon bureau avec vue sur les marches. Ces marches qui ne sont finalement que des marches mais qui prennent une toute autre dimension dĂšs qu’elles se parent
 de rose. CANNESERIES, c’est une expĂ©rience intense, virevoltante, dĂ©coiffante. Et surtout, derriĂšre les paillettes, c’est toute une foule de corps de mĂ©tiers. Une Ă©quipe qui s’active jour et nuit, une Ă©quipe qui mobilise ses jambes, sa cervelle, son cƓur, une Ă©quipe qui remue ciel et terre pour que la fĂȘte soit plus belle, plus forte, plus Ă©clatante. Je suis super heureuse, et toujours un peu nerveuse, de poser Ă  nouveau mes bagages sur la Croisette. À nous 2 (157) Cannes ! 💘🌮🌞
0 9
27 days ago
Moto, New York, 2022
0 1
1 month ago
Un spasfon, une compote et au lit ! Ça, c’est que son docteur a rĂ©pondu Ă  Alice quand elle lui explique que ses douleurs l’empĂȘchent parfois carrĂ©ment de se lever. Cette histoire, ça pourrait ĂȘtre aussi celle d’AurĂ©lie, de Jenn, de Carolina, de Hadia, de Sophie, ou de n’importe quelle autre copine rencontrĂ©e en groupe d’éducation thĂ©rapeutique et avec qui on Ă©change depuis : nos galĂšres, nos espoirs, nos douleurs, et nos bons plans soignants et oligoĂ©lĂ©ments. La mienne, c’est cette douleur sourde, violente, insupportable, apparue un soir au milieu de mon ventre et qui m’aurait fait avaler ou m’injecter n’importe quelle drogue pour la faire taire. Rien Ă  voir avec le cortĂšge de souffrances pas non plus super agrĂ©ables qui me tiennent compagnie depuis 20 ans. Il a pourtant fallu l’insistance et la voix grave de mon amoureux d’alors, pour que celle au bout du fil, grave elle aussi, daigne arrĂȘter de me conseiller un spasfon et dĂ©cide enfin de m’envoyer une ambulance qui me conduira aux urgences. Nous sommes des millions de femmes dans le monde Ă  souffrir d’endomĂ©triose, et nous ne le savons pas toutes. La durĂ©e moyenne d’errance mĂ©dicale avant diagnostic reste encore aujourd’hui de 7 Ă  9 ans. Extrait de mon projet en cours Quelques gouttes de salive, qui met en lumiĂšre les violences du parcours de soin et l’invisibilisation de cette maladie chronique trĂšs invalidante. Je puise mon inspiration dans l’esthĂ©tique de la pop culture et dans celle, clinquante vĂ©nĂ©neuse et Ă©coeurante, des soap operas. Mais comme souvent, la rĂ©alitĂ© dĂ©passe la fiction puisque dans cette derniĂšre, on aurait sĂ»rement rencontrĂ© un mĂ©decin super compĂ©tent et super compatissant, et un remĂšde pour nous guĂ©rir complĂštement au bout de deux Ă©pisodes.
0 3
1 month ago
Appropriation culturelle, Arles, 2021
0 1
1 month ago
FOULES. Se dĂ©placer lĂ©ger. Se faire toute petite. Se fondre dans la masse. Avancer Ă  contre-courant. Bouger, suer, vibrer avec vous. Photographier un Ă©vĂ©nement, au fond, ça ne me change pas tant de la street photography : il faut garder l’oeil, l’esprit et le coeur grands ouverts, changer de coin, chercher, s’amuser. La seule petite (Ă©norme) diffĂ©rence, c’est les 1000 rencontres Ă  chaque fois, les sourires Ă©changĂ©s, l’émotion partagĂ©e. Merci aux clients qui croient encore Ă  la force de la photographie. Merci Ă  celles et ceux qui me permettent de vivre cette joie sans cesse renouvelĂ©e.
0 2
1 month ago
[ CE QUE JE GARDE AVEC MOI POUR LE MOIS #1 ] Pauline Mourey, c’est d’abord une rencontre Ă  Polycopies. Une candidature repĂ©rĂ©e, mise de cĂŽtĂ©, en attendant le moment juste. Ce qui m’a touchĂ©e immĂ©diatement dans son travail, c’est cette joie de vivre qui traverse tout.‹Elle est lĂ , autant dans ses images que dans sa maniĂšre d’ĂȘtre. Pour cette nouvelle rubrique, “ce que je garde avec moi pour le mois”, j’ai choisi de garder ce travail pour ce qu’il raconte d’un Ă©lan. Une forme d’empressement, presque urgente, et cette recherche de rĂ©confort qui revient, encore et encore. On sort d’un mois de mars compliquĂ©,personnellement.‹Et peut-ĂȘtre aussi d’une atmosphĂšre plus lourde, plus lente. Alors on s’empresse, nous aussi.‹Vers le printemps.‹Vers l’étĂ© qui commence Ă  apparaĂźtre. On cherche du rĂ©confort un peu partout, sans toujours savoir oĂč le trouver.‹En attendant que la lumiĂšre revienne ✹ Je garde aussi... ces deux images issues du #premierexemplairemag de @_lisartichaut et @chro.matus qui me procurent cette mĂȘme sensation ☀ Et toi, tu gardes quoi ?
140 15
1 month ago
Comme des confettis qui excitent la rĂ©tine et rĂ©veillent les sens. De la sĂ©rie Profanes Uniques compagnes de mon confinement, les fleurs ont rapidement revĂȘtu un caractĂšre sacrĂ© Ă  mes yeux. Depuis 2020, j’en accumule les clichĂ©s comme autant d’antidotes Ă  la morositĂ©. Artificielle, rĂ©elle, camouflĂ©e, imprimĂ©e, imitĂ©e, pour ravir les vivants ou pour honorer les morts, la fleur est omniprĂ©sente. Modeste collection de formes fragiles, prĂ©sentĂ©e comme un cabinet de curiositĂ©, comme une tentative de retenir ce qui vacille.
0 0
1 month ago
Regarder tout bas, s’émerveiller des mille formes, des mille couleurs que revĂȘt la nature, savoir que cela ne durera pas et pour ça aussi, verser une larme. En japonais on dit mono no aware. De la sĂ©rie Profanes Uniques compagnes de mon confinement, les fleurs ont rapidement revĂȘtu un caractĂšre sacrĂ© Ă  mes yeux. Depuis 2020, j’en accumule les clichĂ©s comme autant d’antidotes Ă  la morositĂ©. Artificielle, rĂ©elle, camouflĂ©e, imprimĂ©e, imitĂ©e, pour ravir les vivants ou pour honorer les morts, la fleur est omniprĂ©sente. Modeste collection de formes fragiles, prĂ©sentĂ©e comme un cabinet de curiositĂ©, comme une tentative de retenir ce qui vacille.
0 4
1 month ago
Nouvelle donne, Coney Island, 2022
0 0
1 month ago
Chaque portrait dĂ©marre souvent dans nos petits souliers
 et se dĂ©roule toujours avec beaucoup de joie ✹. J’éprouve un plaisir fou Ă  me plier en quatre (littĂ©ralement !) pour rendre grĂące Ă  chaque singularitĂ©. La ville devient notre terrain de jeu infini pour dĂ©nicher des fonds, chorĂ©graphier le corps dans l’espace public et composer avec la lumiĂšre naturelle. Hommage Ă  toutes les queens 👑 dont la confiance m’honore : @me.fairy.ju @marcelleratafia @xaviere.graton 💕
0 5
1 month ago