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Kevin Rumley

@krum_84

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(eng in comment) Pour mes 40 ans, je pars voyager en Inde depuis la Suisse sans prendre l’avion. Première fois que je pars à l’aventure de cette manière, en faisant un voyage dans le voyage, en savourant la distance comme on savoure les bonnes choses qui prennent du temps à murir. Je remets les pendules à zéro, je me sent comme un nouveau né qui vient de sortir du ventre de sa mère, plongé dans l’inconnu d’un univers étranger. Et comme un bébé, je commence par pleurer. Durant mes deux premiers jours à Rijeka en Croatie, je me sens vide, je ne rencontre ni ne parle à personne. Je me sens seul et j’ai envie de compagnie, de démarrer ce voyage immédiatement en brulant les étapes et dans l’impatience. Heureusement, à Pula, ma deuxième destination, j’ai retrouvé Paul, un ami que je n’avais pas vu depuis plus de 10 ans. J’ai constaté qu’il avait fait son petit bonhomme de chemin depuis la dernière fois. Il a monté sa boite, rencontré une femme avec qui il a 3 enfants et est en train de construire une maison. Des choix de vie différents qui nous ont mené à ce moment précis. En ce début de voyage, je me suis senti comme cet homme de bois qui brûle pour pouvoir renaître de ces cendres. Sans vouloir être quelqu’un d’autre, j’ai envie de devenir le meilleur de moi-même. 15.11.24
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1 year ago
Emerveillés certains jours, frustrés d’autres, ces cours de dessins me font rester à Dharamkot presque un mois alors que je pensais y rester que 5 jours. J’avais envie d’apprendre à dessiner et j’aurai pas pu avoir meilleur professeur que Rohit. Chaque jour de 11h00 à 13h30, j’ai la tête dans un monde enchanté où j’essaie de dompter du mieux que je peux l’imaginaire. Après quelques jours, il me demande de faire un petit documentaire sur lui, contre quoi j’aurai les cours et le matériel de dessin gratuitement. Science of sketches ne m’a pas seulement appris à dessiner mais m’a apporté une nouvelle hype. Un moment privilégié que je m’accorde pour l’amour de l’art et une nouvelle forme de méditation. Je me retrouve nez à nez avec mon portrait, je sculpte ses contours et apprends à façonner son visage comme j’interprète ses émotions et ses pensées dans ce cliché, cet instant capturé devenu immortel qui me rapproche jour après jour d’une conversation silencieuse mais intime de cette personne qui se dessine à la pointe de mon crayon. Je traverse des océans de frustrations et d’incompréhension. Je ne me crois pas capable d’achever mon oeuvre jusqu’au jour où j’ai une illumination et que tout devient fluide.
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5 days ago
Durant mon périple indien, une vague de bonheur m’a emporté. Je me demandais si elle allait me suivre partout où j’allais. Elle s’est amenuisée à l’école de Kotdwar et finit par s’échouer à Rishikesh. J’ai eu un coup de blues quelques jours. Mon cours de Tantra ne résonne pas autant en moi qu’espérer, les méditations ne me conduisent nulle part, je n’arrive plus à me connecter aux gens qui m’entourent. J’accumule quelques frustrations comme mon pied qui n’est toujours pas guéri, la non réponse d’un ami qui me blesse et me retrouver seul après des semaines entouré de gens extraordinaires. Je relativise et me sent mieux. Je rencontre Preeti qui fait disparaitre toute ma négativité et me met sur un nuage. J’ai envie de croire à l’impossible et de l’avoir à mes côté dans ma vie. Quoi qu’il arrive, la rencontrer m’a donné beaucoup de joie. Merci pour m’avoir fait sortir de cette solitude. Ta simple rencontre me suffit. Je me sent léger et serein. 21.05.25
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12 days ago
Balumi school ou le service militaire pour enfant. Je ne sais pas dans quoi je me suis engagé cette fois. Une école privée où certains élèves vivent. J’y apprends la discipline à l’école qui est resté bloquée 50 ans dans le passé. Ce sont des enfants de famille assez aisé et de bonne éducation. Même si c’est agréable, je trouve dommage qu’on ne laisse pas les enfants être des enfants. Ils auront le temps d’être adulte plus tard. Au programme, réveil à 5h du mat, exercices sportifs dans la cour, Pooja, ranger et se préparer, déjeuner, aller au cours de 9h à 15h. Avant les cours, une parade aux allures militaires par de mignons chérubins qui chantent. L’espace extérieur est énorme. Envahis d’enfants qui font du tir à l’arc, du badminton, criquet, volley, foot, etc… Je respecte leur endurance sous le soleil de plomb car je suis en sueur totale au bout de 2 minutes personnellement. Même si cette expérience n’était pas incroyable, je ne regrette pas d’y être allé. J’ai pu y découvrir un visage de l’Inde que je ne connaissais pas.
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17 days ago
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18 days ago
suite du texte d'hier... Ils voulaient toujours faire quelque chose avec moi. Si je dessinais, tout le monde dessinais, si je jouais aux échecs, tout le monde voulait m’affronter, si je faisais des photos, tout le monde voulais être pris en photo. Ils m’ont contagié de leur joie. J’ai été marqué par leur méditations et yoga quotidien à 19h, leurs prières avant de manger, leur envie de tout partager. Ils voulaient aussi tout le temps m’aider car j’avais encore des problèmes pour marcher. Ils me cherchaient de l’eau, organisaient des petites fêtes comme ils l’appelaient (qui consiste à acheter de la limonade et des chips et de discuter), m’apportaient des habits, etc… Cette expérience m'a autant épuisé que ressourcé. Je sais que je ne les oublierai jamais et qu’il y a un peu d’eux en moi aujourd’hui. J’espère pouvoir revenir les voir un jour. Ils m’ont beaucoup apporté et ont fait ressortir l’enfant qui est en moi.
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19 days ago
Humainement, une des expérience les plus riches que j’ai pu vivre dans ma vie. Cette expérience m’a rincé socialement, j’ ai vidé mes batteries plusieurs fois mais ces enfants m’ont tant offert que je trouvais toujours quelque part en moi une énergie cachée. Ils ne jouent pas un rôle, ils ne cherchent rien d’autre que de partager un peu de leur joie avec toi. Leurs sourires illuminent la place et leurs rires résonnent encore en moi. Faire du volontariat dans cet orphelinat à Jaipur a été une révélation. La première rencontre m’a beaucoup marquée. Ils m’ont fait une haie d’honneur pour me recevoir. J’ai eu droit à un rituel et été marqué d’un point rouge sur le front. J’ai senti leur joie entremêlée d’une timidité qui a très vite disparue. Ils étaient heureux de m’accueillir dans leur vie et voulaient que je me sente comme chez moi. Réveil à 6h du matin, dans mon dortoir la lumière est déjà allumée à 5h. Moto, comme aimaient l’appeler les enfants était le responsable du lieu. Un homme au grand coeur qui remet à sa place n’importe lequel des enfants par la force de sa voix. Un homme respecté qui aime de tout coeur ces chérubins. 04.05.25
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20 days ago
Ni l’excès de nourriture, ni le jeune complet, ni un sommeil excessif, ni une privation de sommeil ne sont compatibles avec le yoga. Modérer sa nourriture et exercice, mesurer son effort dans l’action, son temps de sommeille et de veille voilà le yoga destructeur de la souffrance. Quand l’esprit discipliné se tient uniquement en soi-même, libre de toutes convoitises envers les objets de désirs, on est parvenu, dit-on, à l’état de yoga Bhagavad Gita
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24 days ago
@nata_nattalli , une amie Géorgienne est venue me rejoindre 2 semaines à Varanasi. A peine arrivée qu’elle veut repartir. Une ville chaotique par excellence, bruyante et pas évident comme première expérience du pays. Le choc est trop fort, elle se sent dépassée. Ayant l’habitude, j’en ai presque oublié que l’Inde n’agit pas de la même manière sur le mental de tout le monde. Il faut se surpasser et accepter que ce monde est plus brutal que celui d’où on vient. Cette ville test ta patience, ton endurance et te réserve sans cesse des surprises. Elle te secoue et montre une autre réalité de la vie. Pas tout le monde est prêt à le voir. Il faudra aller au coeur de Varanassi pour que le coeur de Nata s’ouvre à ce monde et qu’elle en découvre la magie. La crainte se transforme en curiosité. Le bruit laisse place au silence. La colère se transforme en amour. La vie est dure ici, grande pauvreté, pollution à outrance, foule pressée et regards intrusifs peuvent déroutés le commun des mortels. Mais une fois acceptée, on embrasse leur manière de vivre. On se confronte à l’inconnu, à l’humain sous toute ses formes sans superficialité ni besoin de prouver quoi que ce soit. On devient une partie du décor, on devient Varanassi. On y perçoit sa magie spirituelle et on se laisse bercé par sa beauté et ses adorables habitants. Des prières du matins au rituels du soir, on voyage dans un monde aux énergies de l’au delà. Les morts continuent à alimenter les feux qui ne s’arrêtent jamais. Merci Varansassi pour me surprendre à chaque fois. J’ai passé des jours merveilleux en ta compagnie. Je cherchais à mieux comprendre l’hindouisme. J’en ai trouvé dans des textes sacrées mais surtout dans les détails de la vie ici. Dans les émotions et les rencontres, dans le fait de se perdre et de ne pas trop réfléchir à ce qu’on fait, juste en vivant l'instant présent. 22.04.25
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26 days ago
🎞️Projection au LoCool 🎞️ Nous accueillons Kevin Rumley (@krum_84 ) fondateur de @doc.it.yourself pour diffuser et parler de sa série Génération sacrifiées💥 Générations sacrifiées est une série de quatre épisodes de 21 minutes et un long-métrage sur des activistes climatiques qui ont commencé une grève de la faim le 21 mai 2021 pour protester contre les condamnations envers les Zadistes de la Colline du Mormont. Cinq points de vue sur une même situation que chacun perçoit et vit à sa manière. 🎥Le 30 avril 2026 a 19h 🎥entrée prix libre
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27 days ago
Bodhgaya, le temps de se recueillir à l’endroit où Boudha a eu l’illumination. Pour y arriver c’est le musée des horreurs. Grosse chaleur étouffante, harcèlement de tous les côtés et personnes rampants sur le sol qui mendient. Mal à l’aise, on va au temple avec une sensation d’impuissance mélangé à de la mauvaise conscience. Nous arrivons à l’arbre sacré. Plusieurs personnes méditent et l’ambiance est à nouveau sereine. A moi de creuser plus si je veux chercher le bouddha qui sommeille en moi.
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28 days ago
Ces 4 jours ont été aussi remplis socialement que 4 mois en Suisse. Un nouvel endroit où je pourrai m’imaginer vivre un moment; Auroville! L’Inde me fait pousser des ailes et Auroville en quelques jours m’a marqué à vie. Entre Serendipidity, petit coin de paradis où j’ai dormi entouré d’habitants faciles d’accès et adorables, la communauté de Sadana forest, source d’inspiration d’une communauté autogérée, les différentes activités autour de la musique et la spiritualité, les gens dans la rues qui me poussent à moto et les rencontre inopinées, j’ai eu la dose de socialisation dont j’avais besoin. Le matrimandir est certainement le lieu le plus incroyable où j’ai médité dans ma vie. L’intérieur est indescriptible. Un espace hors du temps presque irréel, sortit tout droit d’un rêve. On m’a proposé une thérapie du son, j’ai assisté à un Pooja, rituel où des personnes marchaient sur des braises. J’ai voulu participer à une thérapie psycho-spirituelle sur les subpersonalities où je devais jouer mes différentes personnalités. Elles se présentent et qu’elle parlent de leur impact dans ma vie. J’ai presque les personnalités des 7 nains de blanche neige réunis: timide, joyeux, sage, indécis, rêveur, sérieux, peinard, maladroit, enfantin. En me plongeant dans chacune de mes facettes, j’ai réalisé à quel point elles jouaient un rôle important et j’ai pu mieux me comprendre car j'ai tendance à trop m'éparpiller. Auroville, en si peu de temps, tu m’as tellement apporté. Je t’ai dans la peau comme si je venais de tomber amoureux de toi. Tu vas me manquer. 14.04.25
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1 month ago