Il est 22:50, ça y’est, c’est à moi.
Quelques minutes auparavant j’ai explosé en larmes, le stress est sorti d’un coup et la peur a rempli mes poumons. Pourtant, aussi vite que l’angoisse avait rempli mon corps, elle a laissé place à l’impatience. C’était mon tour et c’était fou.
Vendredi soir, sur la scène du Grand Rex, devant 2500 paires d’yeux que je sentais me fixer si fort, je suis venue parler de sexualité. Du rapport à notre corps, de l’intime, de l’accouchement, des mains, des doigts qui nous touchent pendant des mois et des mois. Je suis venue parler de libido, d’excitation, de pression, de fantasme. De sexe.
J’ai eu mille fois peur d’oublier ce texte appris pourtant par coeur (la veille, mais tu connais, l’urgence, l’adrénaline). Ce texte écrit quelques jours avant, avec mes tripes, mon coeur et celui d’Aurélia.
Sans cette vidéo je n’aurai aucun souvenir de ce moment. J’étais portée et complètement ailleurs.
Merci à toutes celles qui ont rendu ça possible, toutes les femmes qui m’ont fait confiance, merci aux nombreuses guerrières pacifiques présentes ce soir la, merci à toutes les femmes et hommes incroyables qui font parti de ce spectacle depuis plus d’un an et qui m’ont fait une place auprès d’eux pour cette date la.
Et surtout, merci infiniment à Clementine
@bliss.stories et
@aurelia_martin_ pour leur travail immense et leur confiance aveugle.
L’armée pacifique est magique, et me retrouver face à elle a définitivement été un des trucs les plus puissant de ma vie.